«Tshisekedi rejette le dialogue de Kabila et de l’UA»

Tshisekedi

Revue de presse du vendredi 29 janvier 2016
Les journaux de Kinshasa reviennent sur la volte-face d’Etienne Tshisekedi qui a écrit à la présidente de la commission de l’Union Africaine pour lui signifier  son opposition au dialogue tel que voulu par le président Joseph Kabila.
Selon Le Phare, Etienne Tshisekedi, président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a fait savoir, dans une correspondance qu’il a adressée jeudi 28 janvier 2015 à Mme Nkosana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union Africaine, que  son parti n’est pas concernés par un dialogue ayant pour initiateur Joseph Kabila et pour facilitateur un délégué de l’Union Africaine, en l’occurrence Edem Kodjo.
L’Opposant historique congolais ne reconnaît pas au président de la RDC le droit de convoquer ce forum, au motif qu’il « fait partie du problème », rapporte le journal.
L’UDPS, rapporte le quotidien, suggère comme matières à inscrire à l’ordre du jour le contentieux électoral de 2011, la révision du fichier électoral, la recomposition de la CENI, la tenue des élections présidentielle et législatives nationales dans les délais constitutionnels, le réaménagement du calendrier électoral, l’enrôlement des Congolaises et Congolais en âge de voter, le financement des élections, la sécurisation du processus électoral, la libération des prisonniers politiques,…
Pour La Prospérité, avec cette prise de position, Etienne Tshisekedi sort de son repos médical  et met fin à une sorte de confusion au sein du parti où chacun et tout le monde parlaient, parfois, sans mandat. Avec donc cette position de l’UDPS, le front anti-dialogue se renforce davantage. Et,  la mise en place du comité préparatoire risque, par conséquent,  de prendre encore  quelques jours supplémentaires, estime le quotidien.
Sur un autre chapitre, Forum des As titre a propos du G7 “l’équipe est au grand complet”. Le quotidien rapporte les propos du président du G7 qui réagissait aux rumeurs des départs enregistrés au sein de cette plateforme de l’Opposition. « Il n y a jamais eu une réunion au cours de laquelle ni l’Unafec, ni l’Unadef moins encore Moise Katumbi ont claqué la porte. Personne n’a quitté notre plate-forme » a affirmé Charles Mwando, dont les propos sont repris par le journal.
La Prospérité, pour sa part, indique que le Président en exercice du G7 a déploré le fait que des fausses informations circulent dans l’objectif de nuire à ce groupe qui monte en puissance. « Effectivement, nous avions lu sur les réseaux sociaux et certains médias des informations disant que l’Unafec, l’Unadef, et Moïse Katumbi ont quitté le G7 parce que leurs amis sont des kinois voyous et taupe de l’opposition. Je tiens à dire que c’est un mensonge monté de toutes pièces », conteste Mwando Nsimba.
Selon le journal, le G7 a identifié le propagateur de ces rumeurs : «J’insiste sur cette affaire de montage qui a été fait par quelqu’un qui est tapi au gouvernement, dans la majorité présidentielle avec un pseudonyme que nous connaissons très bien. Nous lui disons qu’il est en train de perdre son temps. Dans ce gouvernement, la plupart, pendant que nous sommes matraqués, viennent nous dire de tenir bon», révèle-t-il.
L’Avenir revient sur la réunion centrée sur le financement du processus électoral, tenue au siège de la Ceni regroupant les représentants du Gouvernement, les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques accrédités en RDC et les membres de la CENI sous la co-présidence du président de la CENI, Corneille Nangaa et du Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et représentant résident du PNUD, Mamadou Diallo.
Selon le journal, le président de la Ceni voulait recueillir les différents avis sur la contribution réelle de chaque entité et partie prenante au processus électoral. Le gouvernement a donné son engagement ferme de  financer la révision du fichier électoral, faire adopter à la session du mois de mars la loi portant identification et enrôlement des électeurs et la loi électorale, celle qui fait finalement obligation à tous les Congolais de l’étranger pour qu’ils puissent voter, renseigne le journal qui reprenait les propos d’Evariste Boshab.
Selon le représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations-Unies en République Démocratique du Congo et Représentant Résident du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), Mamadou Diallo, les partenaires voulaient avoir des précision sur l’échéancier, les étapes du processus pour qu’eux même puissent revenir auprès de leurs gouvernements respectifs et proposer selon leurs calendriers budgétaires respectifs, les propositions concernant leur appui et les échéanciers de la libération de ses appuis.
L’ACP revient sur la marée humaine qui a accompagné la dépouille de la chanteuse Marie Misamu. Après la levée du corps, indique l’agence, un public nombreux et indistinct a accompagné le cortège qui est parti de la clinique Ngaliema, passant par l’avenue Batetela et le boulevard du 30 Juin avant de prendre les avenues de la Libération puis Victoire jusqu’à la Place des artistes à Matonge, dans la commune de Kalamu, où un bref hommage lui a été rendu. Après ce long itinéraire, le corps de la chanteuse congolaise est arrivé au lieu du deuil, à l’esplanade du stade des Martyrs, dans la commune de Lingwala, où il est exposé, rapporte l’ACP.

Source: Radio Okapi

http://www.radiookapi.net/2016/01/29/actualite/revue-de-presse/le-phare-tshisekedi-rejette-le-dialogue-de-kabila-et-de-lua

Lettre ouverte de la Nouvelle Société Civile Congolaise à la Présidente de la Commission de l’UA

Nous sommes des organisations de la société civile congolaise engagée respectivement dans la promotion de la gouvernance responsable et redevable ainsi que de la promotion de la gouvernance participative, des élections démocratiques et d’engagement civique.

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Madame la Présidente,

Nous sommes des organisations de la société civile congolaise engagée respectivement dans la promotion de la gouvernance responsable et redevable ainsi que de la promotion de la gouvernance participative, des élections démocratiques et d’engagement civique.

C’est à ce titre que nous avons pensé vous adresser la présente en vue de porter à la connaissance de votre personnalité les préoccupations profondes de populations congolaises et de nos membres quant à l’avenir de notre pays, la République Démocratique du Congo, engagée actuellement dans un processus électoral pour la consolidation de la démocratie.

Madame la Présidente,

Point n’est besoin de rappeler le rôle combien louable que l’organisation continentale n’a cessé de jouer pour l’émergence d’une gouvernance participante, responsable et redevable dans les Etats membres, notamment en République Démocratique du Congo et ce, en application de ses instruments juridiques pertinents que sont l’Acte Constitutif de l’Organisation, la Charte Africaine pour les Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance.

C’est fort de ces instruments, y compris les Conventions, Pactes et Traités adoptés dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies que le principe de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques des pays a été consacrée comme une exigence pour le rétablissement, la restauration et la consolidation de la paix, de la sécurité ainsi que le fondement du développement intégral et durable des Nations. Et, cette participation des citoyens se traduit par la tenue et/ou l’organisation régulière et périodique des élections pour leur permettre de choisir leurs représentants pour présider aux destinées de leurs pays.

Madame la Présidente,

La République Démocratique du Congo a renoué avec les principes de la gouvernance responsable et démocratique après avoir subi l’une des dictatures les plus atroces suivie par plus d’une décennie des guerres meurtrières et dévastatrices dont les conséquences sont encore perceptibles dans la vie quotidienne du citoyen moyen. Et, l’organisation continentale que vous avez la lourde charge de diriger a été d’un apport considérable dans le processus de rétablissement d’un Etat responsable à travers les appuis multidimensionnels dans les différents domaines de la vie nationale, particulièrement pour le rétablissement de la paix et l’organisation de deux cycles électoraux. Le peuple congolais restera toujours reconnaissant à l’organisation continentale pour les efforts qu’elle n’a cessé d’entreprendre pour la consolidation de la paix, de la sécurité et de la démocratie, gage du développement du pays.

C’est dans ce sens que le peuple congolais croit savoir que votre intervention dans la situation qui prévaut actuellement dans le pays ne pouvait qu’être importante surtout qu’il serait de l’intérêt de l’ensemble de l’Afrique de résoudre par ses pairs les problèmes qui déchirent les Etats membres. Ainsi, pense-t-il que la désignation de Monsieur Edem Kodjo, membre du Comité des Sages de l’Union Africaine, s’inscrirait dans cette optique.

Madame la Présidente,

Tout en vous félicitant de cette désignation et de la mission d’explorateur confiée à Monsieur Kodjo en vue de la tenue d’un dialogue, permettez-nous de rappeler à votre autorité certains principes auxquels une mission aussi importante comme celle confiée à l’ancien Premier ministre togolais, ne saurait nullement déroger.

Ces principes, vous vous en doutez, sont tirés des instruments juridiques pertinents de l’Union Africaine, particulièrement de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance.

1. Au titre des objectifs

La Charte revient in expressis verbis sur :

(i) la promotion et le renforcement de l’adhésion de l’Etat de droit fondé sur le respect et la suprématie de la Constitution et de l’ordre constitutionnel dans l’organisation politique des Etats parties,

(ii) la promotion de la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes afin d’institutionnaliser une autorité et un gouvernement légitimes ainsi que les changements démocratiques de gouvernement,

(iii) à l’interdiction du rejet et à la condamnation de tout changement anticonstitutionnel de gouvernement dans tout Etat membre comme étant une menace grave à la stabilité, à la paix, à la sécurité et au développement et

(iv) à l’instauration, au renforcement et à la consolidation de la bonne gouvernance par la promotion de la pratique et de la culture démocratiques, l’édification et le renforcement des institutions de gouvernance et l’inculcation du pluralisme et de la tolérance politiques.

2. Au titre des Principes

La Charte consacre : le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, (il), l’accès au pouvoir et son exercice, conformément à la Constitution de l’Etat partie et au principe de l’Etat de droit.

(iii) à la promotion d’un système de gouvernement représentatif,

(iv) à la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes,

(v) il la participation effective des citoyens aux processus démocratiques et de développement et à la gestion des affaires publiques,

(vi) au rejet et à la condamnation des changements anticonstitutionnels de gouvernement et

(vii) au renforcement du pluralisme politique, notamment par la reconnaissance du rôle, des droits et des obligations des partis politiques légalement constitués, y compris les partis politiques d’opposition bénéficiant d’un statut prévu par la loi.

3. Au Titre de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’homme

la Charte oblige les Etats à

(i) prendre l’engagement de promouvoir la démocratie, le principe de l’Etat de droit et les droits,

(il) considérer la participation populaire par le biais du suffrage universel comme un droit inaliénable des peuples,

(iii) prendre des mesures appropriées afin d’assurer le respect de l’ordre constitutionnel, en particulier le transfert constitutionnel du pouvoir et

(iv) s’assurer que les citoyens jouissent effectivement des libertés et droits fondamentaux de l’homme suivant leur universalité, leur interdépendance et leur indivisibilité.

(v) renforcer le principe de la suprématie de la Constitution dans leur organisation politique et

(vi) s’assurer que le processus d’amendement ou de révision de leur Constitution repose sur un consensus national comportant, le cas échéant, le recours au référendum.

4. Au titre des Institutions démocratiques

La Charte oblige les Etats à

(i) renforcer et institutionnaliser le contrôle du pouvoir civil constitutionnel sur les forces armées de sécurité aux fins de consolider la démocratie et l’ordre constitutionnel,

(ii) coopérer en vue de traduire en justice toute personne qui tente de renverser un gouvernement démocratiquement élu par des moyens anticonstitutionnels,

(ii) établir les institutions publiques qui assurent et soutiennent la promotion de la démocratie et de l’ordre constitutionnel,

(iii) veiller à ce que la Constitution garantisse l’indépendance ou l’autonomie desdites institutions,

(IV) veiller à ce que les institutions rendent compte aux organes nationaux compétents et

(v) fournir aux institutions des ressources nécessaires pour s’acquitter de manière efficiente et efficace des missions leurs assignées.

5. Au titre des Elections démocratiques

La Charte enjoint aux Etats de

(i) créer et renforcer les organes électoraux nationaux indépendants et impartiaux, chargés de la gestion des élections,

(ii) créer et renforcer les mécanismes nationaux pour régler, dans les meilleurs délais, le contentieux électoral et

(iii) faire en en sorte que les partis et candidats qui participent aux élections aient un accès équitable aux médias d’Etat, pendant les élections

6. Au titre des sanctions en cas de changement anticonstitutionnel de gouvernement

La charte entend par changement anticonstitutionnel du gouvernement, notamment

(i) tout refus par un gouvernement en place de remettre le pouvoir au parti ou au candidat vainqueur à l’issue d’élections libres, justes et régulières et

(ii) tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique et,

(iii) enjoint au Conseil de paix et de sécurité d’exercer ses responsabilités pour maintenir l’ordre constitutionnel en application des dispositions pertinentes du Protocole relatif audit Conseil et d’écarter les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement de participer aux élections pour la restitution de l’ordre constitutionnel ni d’occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat.

Madame la Présidente,

En rappelant ces principes, nos organisations pensent attirer votre attention sur la situation qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo, dont la solution ne peut provenir que du respect strict et absolu de ces principes et non à travers la tenue d’un quelconque dialogue, inclusif soit-il, ni la désignation d’un médiateur et/ou facilitateur. Vous conviendrez, Madame la Présidente, qu’après la tenue de deux cycles électoraux, la République Démocratique du Congo ne peut nullement se donner le luxe d’entrevoir d’autres voies pour la consolidation de la démocratie, si ce n’est par le respect des dispositions de règles constitutionnelles pertinentes tant en ce concerne le respect de l’ordre institutionnel que des délais prescrits et impartis.

Force malheureusement est de constater qu’au lieu de s’acquitter des obligations leur incombant aux termes de la Constitution et des autres lois nationales en vigueur, les Institutions en place dans le pays se sont évertuées à multiplier des stratagèmes, si pas pour modifier ou revoir l’ordre constitutionnel établi, mais au moins pour tenter de passer outre les règles susceptibles de promouvoir et de consolider la jeune démocratie congolaise par la tenue et l’organisation, en intervalle égal et dans les délais impartis, des élections libres, transparentes, pluralistes et démocratiques comme le prévoit la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance.

La stratégie d’entraver au processus de consolidation de la démocratie s’est traduite par des actions graduelles incluant les tentatives de tripatouillage de la Constitution et du Code électoral en janvier 2015, la précipitation de la réforme de la territoriale par la nomination des fonctionnaires en lieu et place des élus et, sans ressources financières adéquates, le blocage et la déstabilisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’absence des ressources budgétaires nécessaires à l’organisation et la tenue des élections, les tentatives de modification du système électoral ainsi que le déficit de volonté politique pour l’actualisation du fichier électoral, la répression des voix discordantes et des violations massives des droits de l’homme, les restrictions de l’exercice des libertés publiques, le dédoublement intentionnel des partis politiques, y compris l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire et des services de sécurité à des fins politiques, propres aux méthodes de gestion d’un régime dictatorial.

Madame la Présidente,

Nos organisations sont d’avis que la situation n’est pas totalement perdue et qu’il est toujours possible de rattraper le temps perdu. Voilà pourquoi, nous lançons un appel pressant à votre autorité afin qu’il soit tenu compte des sacro-saints principes contenus dans la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance pre-rappelés et d’adjoindre aux Institutions politiques en place en République Démocratique du Congo à promouvoir leur application au lieu de se livrer à des actes qui entraveraient leur mise oeuvre effective et efficiente; au risque d’ouvrir la voie à des actes susceptibles de remettre en cause l’ensemble du processus démocratique pour lequel le peuple congolais a payé le lourd tribut.

Votre autorité a confié à Monsieur Edem Kodjo dont la sagesse et la crédibilité ne peuvent souffrir d’aucun doute, une mission qui sera effectuée pour l’intérêt et le bien-être du peuple congolais et de l’Afrique tout entière.

Dans l’espoir que ce cri trouvera une attention particulière auprès de votre autorité, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de notre parfaite considération.

Pour la NSCC

Mr Jonas Tshiombela

Coordonnateur National

Pour le CEGO
Me Nickson Kambale
Secrétaire Exécutif

«Séisme au MSR : Députés et Sénateurs rejettent l’arrêté de Boshab»

Les journaux parus jeudi 28 janvier à Kinshasa reviennent sur la controverse née de l’arrêté du vice- premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité portant enregistrement du parti Mouvement social pour le renouveau(MSR), parti ayant travaillé avec la Majorité Présidentielle jusqu’à son exclusion de cette plateforme en septembre 2015.

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Revue de presse du Jeudi 28 janvier 2016
Les journaux parus jeudi 28 janvier à Kinshasa reviennent sur la controverse née de l’arrêté du vice- premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité portant enregistrement du parti Mouvement social pour le renouveau(MSR), parti ayant travaillé avec la Majorité Présidentielle jusqu’à son exclusion de cette plateforme en septembre 2015.
La Prospérité qui consacre sa une à cette crise rapporte que les Députés nationaux et Sénateurs du MSR, toujours fidèles à Pierre Lumbi Okongo  et respectueux de la Constitution, ont demandé au Vice-Premier ministre et ministre en charge de l’Intérieur de retirer son arrêté, du 23 janvier, portant enregistrement d’un nouveau parti politique dénommé Mouvement Social pour le Renouveau (MSR). C’est comme si, disent-ils, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur ignorait l’existence des listes de  partis politiques enregistrés et agréés que le gouvernement de la République a publiées en 2006, 2011 et 2015, indique le quotidien.
Les députés et Sénateurs du MSR s’interrogent pourquoi  Evariste Boshab a-t-il  enterré les statuts du MSR en répondant à une demande d’enregistrement introduite, le 22 janvier dernier, par des individus n’ayant ni titre, ni qualité d’engager le parti, rapporte le journal.
Selon le quotidien, ces deux MSR luttent contre une menace existentielle. Le premier, celui de Pierre Lumbi, qu’un arrêté ministériel du 23 janvier 2016 enterre. Le deuxième est une formation politique qui vient de naître et le journal souligne la rapidité avec laquelle il a été agréé.  « Le dossier du nouveau a été traité en mode d’urgence. En moins de 24 heures, le ministère de l’Intérieur a fait droit à leur demande d’enregistrement. La confusion s’est installée dans les esprits. Dans l’entourage de Pierre Lumbi, on se dit prêt à résister jusqu’au bout », explique le journal.
«Retombées de l’arrêté portant agrément du parti issu du MNR : les élus MSR/G7 menacés d’invalidation», titre Forum des As. Le parti nouvellement agréé menace d’invalidation les députés et sénateurs qui ne vont pas rentrer dans les rangs, indique le journal qui précise néanmoins qu’il n’y a pas un délai fixé, mais le parti ne fait pas mystère de sa volonté de mettre à exécution ces menaces.
«Le MSR est un parti cofondateur de la Majorité présidentielle de 2006 et le demeurera. Il n’existe aucun parti politique en RDC dénommé MSR évoluant dans l’opposition politique. Le MSR n’est pas membre de la plate-forme G7. En conséquence tous les élus dans les deux chambres du Parlement et dans les Assemblées provinciales sont de la Majorité présidentielle», annonce Rubota Masumbuko dont les propos sont repris par Forum des As.
Pour L’Avenir le MSR/Pierre Lumbi fonctionnait avec un arrêté de compromis politique du Mouvement pour la Nouvelle République (MNR) de Me Yoko ya Kembe et à l’adresse de celui-ci. C’est pour cette raison qu’il est interdit au MSR/Pierre Lumbi l’utilisation de l’emblème et autres objets appartenant au MSR car, agir autrement l’ exposerait à des poursuites judiciaires, conclut le journal.
Forum des As revient sur des faits historiques et indique qu’il y a de cela 23 ans que le Zaïre connaissait le deuxième pillage qui avait touché tout le tissu industriel, commercial et social. Depuis, rappelle le journal,  le pays a du mal à s’en remettre. Pour le quotidien, des millions d’emplois ont été perdus et la reproduction de ces actes peut entrainer des conséquences plus fâcheuses que celles que la RDC vit.
La Prospérité rappelle que les funérailles de Marie Misamu débutent ce jeudi 28 janvier à l’esplanade du stade des Martyrs. Cris, pleurs, gémissements sont attendus, présume le journal. Pour le quotidien, la dépouille de la défunte sera levée de la morgue de la clinique Ngaliema et  le convoi se dirigera vers l’esplanade du stade des martyrs avec, en chemin, quelques détours, notamment au ministère de la culture et des arts.
Au stade des martyrs, annonce le journal, des dignes hommages seront rendus, du jeudi au vendredi 29 janvier 2016,  par la famille, la corporation de l’artiste, les autorités publiques et la population de la ville de Kinshasa, ses mélomanes qui, à jamais, perdent cette voix unique de soprano.

Source: Radio Okapi

http://www.radiookapi.net/2016/01/28/actualite/revue-de-presse/la-prosperite-seisme-au-msr-deputes-et-senateurs-rejettent

 

Dialogue : les vérités de Kodjo !

Pas de langue en poche. Kodjo pose le vrai problème de la RDC. Il l’a confié à RFI. Au fait, l’affaire du dialogue est bien un arbre qui cache toute une forêt. Derrière les positions des uns et des autres, il n’est pas facile de cerner l’intérêt supérieur de la nation. Mais, avec le recul des temps et, surtout, si l’on veut préserver la paix, la stabilité et les acquis de l’ère Kabila, la classe politique congolaise, toutes tendances et sensibilités confondues, est appelée, ici, au ressaisissement moral et à transcender ses différences pour aller de l’avant en vue de bâtir un pays plus beau qu’avant. Edem Kodjo le dit, à sa manière, en envoyant des signaux clairs. Puisqu’il a rencontré une bonne partie d’acteurs et décideurs, à l’exception, évidemment, de la Dynamique de l’Opposition et du G7, sa lecture des faits est plus qu’édifiante. Lisez-le !

edem kojo

RFI : Quel bilan faites- vous après trois jours passés en RDC?

Edem Kodjo : C’est un bilan que je peux qualifier de positif parce que j’ai eu à rencontrer un nombre considérable de représentants de la société congolaise. Mal heureusement, en mission exploratoire, je ne pouvais pas recevoir tout le monde. J’ai dû m’excuser auprès de tous ceux qui n’ont pas été reçus en espérant que lors de mon prochain voyage, je trouverai l’occasion de les voir et les écouter aussi.

Vous aviez rencontré le président Joseph Kabila, Est-ce qu’il vous a donné des précisions par rapport à la tenue effective du dialogue qu’il a convoqué ? Est-ce qu’on a une date aujourd’hui pour ce dialogue?

Ce que je peux dire est que le président Joseph Kabila, lui, a fermement l’intention d’aller dans la voie du dialogue et de le faire le plus rapidement possible. J’avoue qu’il y a quelques contraintes sur notre chemin. Il y a le prochain sommet des chefs d’Etat qui se tient à la fin du mois. Moi-même, j’ai l’obligation de rendre compte à Madame Zuma, dans un premier temps, et de voir avec elle comment on ajuste les choses pour mon prochain séjour au Congo.

L’un des participants que l’on attend, c’est l’UDPS d’Etienne Tshisekedi. Vous aviez rencontré des membres de l’UDPS mercredi. Que vous ont-ils dit ? Sont-ils prêts, aujourd’hui, à accepter, votre médiation et à participer au dialogue?

Ils sont tous d’accord pour ma médiation. Ils n’ont posé aucun problème. Ils comptent sur moi pour que j’aille parler avec leur chef à Bruxelles.

Les membres de l’UDPS disent qu’avant de se prononcer, en définitif, sur leur participation au dialogue, ils attendent les résultats de votre rencontre avec Etienne Tshisekedi.

Ils ne m’ont pas dit ça. Ils m’ont dit qu’ils m’exhortaient à aller voir Etienne Tshisekedi. Je dois vous dire que moi- même j’avais l’idée de cela avant d’en parler avec eux.

La dynamique de l’opposition et le G7 n’ont pas souhaité vous rencontrer et participer à ce dialogue. Quel est le message que vous souhaitez leur faire passer?

Je ne sais pas. Il y a des partis qui sont dans leur mouvance. Ils sont venus me voir, notamment le parti de M. Jean-Pierre Bemba, le MLC. A mon avis, une position courageuse consistait à dire, nous allons voir le médiateur, le facilitateur et nous allons lui dire notre point de vue. Est- ce qu’on a besoin d’un dialogue encore dans ce pays? Il y a le dialogue qui s’organise au niveau de la CENI, dialogue qui s’organise au niveau de l’Assemblée nationale, du Sénat… Je crois que le dialogue est nécessaire pour entendre ces genres de langage quelle que soit l’opinion des uns et des autres, il urge qu’on puisse essayer de se retrouver. S’il y a des pièges, je crois que nous sommes suffisamment intelligents tous pour les deviner et les réduire.

Pour vous, est-ce que ce dialogue ne doit pas empêcher la tenue de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel ? Pour vous, est-ce que le respect du délai constitutionnel est un facteur important?

Bien sûr. C’est un facteur important. Ceci aidant, il est clair que nous devons avoir une idée tout-à-fait nette de l’état d’avancement du processus ‘électoral. Est-ce qu’il y a le blocage, les problèmes qui ne sont pas résolus, les problèmes importants qui ne sont pas encore cernés comme il le faut ? Il faut mettre tous ces problèmes sur la table. C’est ça l’intérêt du dialogue.

Est-ce que c’est l’impératif pour vous de les respecter ou c’est, ce qui est souhaitable?

C’et un impératif et c’est ce qui est souhaitable aussi Donc, plutôt que de rester à l’écart, je pense qu’il faut venir pour qu’ensemble on évalue le travail qui se fait au niveau de la CENI. J’ai écouté attentivement le président de la CENI. J’avoue qu’après son exposé, j’étais un peu rassuré en quelque sorte parce que j’ai trouvé qu’il’ y avait énormément de choses à faire encore. Il faut qu’on s’attèle tous ensemble à régler ces problèmes pendant qu’il est encore temps parce que tout temps perdu ne peut que faciliter la non application de délai constitutionnel.

L’opposition soupçonne le président Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de ce délai. Est-ce que c’est votre sentiment ? Ce qu’il envisage ce glissement comme possible. Est-ce qu’il, s’est engagé avec vous à partir comme la constitution, le prévoit?

Je crois que les suspicions et les procès d’intention n’ont jamais été des éléments valables lorsqu’on organise des choses comme des consultations de cette nature-ci. Je crois que les gens sont normalement intelligents et que chacun doit pouvoir défendre sa thèse comme il faut. Et je ne peux souvent quand on m’a fait des confidences sur ce qu’il veut ou ce, qu’il ne veut pas. Ce que je sais, est que j’ai été mandaté pour faire en sorte que ce dialogue soit un succès.


RFI / La Prospérité
Source: http://www.mediacongo.net/article-actualite-15250.html

Rwanda, Burundi, RDC: ce que pense l’envoyé spécial américain

L’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs poursuit sa tournée dans la région. Après le Rwanda et l’est de la République démocratique du Congo, Tom Perriello est de passage à Kinshasa avant de se rendre au Burundi. Entretien.

tom perrielo

RFI : Le président rwandais Paul Kagame est officiellement candidat. Votre pays s’est dit déçu de cette candidature mais le commentaire du département d’Etat semblait moins fort que ceux qu’on avait pu entendre avant cette annonce. Qu’en est-il ?

Tom Perriello : En fait, les Etats-Unis se sont dits « profondément déçus » et publiquement par sa décision de modifier la limite constitutionnelle du nombre de mandats, mais aussi de la manière dont le référendum constitutionnel a eu lieu juste avant Noël. Et si vous avez suivi le fil Twitter du président Kagame, vous aurez noté que ce message a retenu l’attention et a reçu une réponse. J’étais à Kigali ces derniers jours. Et nous prenons au sérieux les changements constitutionnels et des règles pour maintenir un homme au pouvoir. Mais aussi le problème de la restriction de l’espace politique.

RFI : Est-ce que vous considérez la possibilité d’imposer des sanctions ?

Nous avons beaucoup de discussions à Washington et dans la région sur les conséquences à tirer suite à des décisions dans la région relatives à la limite du nombre de mandats ou sur l’usage de la répression, et c’est également un sujet ici en RDC. Nous allons faire le tour des options pour régler cette situation comme nous allons continuer de féliciter ce pays pour les aspects positifs et notamment la contribution aux opérations de maintien de la paix et ses efforts dans la lutte contre l’extrême pauvreté. Nous avons en tout cas exprimé publiquement notre inquiétude à ce propos, comme à propos des informations crédibles faisant état de recrutement de combattants dans les camps de réfugiés, ce qui est évidemment interdit par les lois internationales.

RFI : Pour le M23, les Etats-Unis avaient décidé de prendre des sanctions pour protester contre le soutien à une rébellion étrangère. Quel devrait être, selon vous, la prochaine étape dans ce cas de figure ?

Le Rwanda est parfaitement au courant de la volonté du gouvernement américain d’imposer des mesures dans les situations similaires à celles du M23. Nous avons exprimé un certain nombre d’inquiétudes publiquement et en privé à propos de la crise au Burundi. J’ai moi-même rencontré certains des anciens enfants-soldats burundais arrêtés ici en RDC. Et nous allons continuer de garder l’œil sur cette situation et continuer de signaler à tous, amis comme ennemis, les activités qui n’aident pas à la résolution de la crise. Mais le plus important, c’est de parvenir à accélérer la reprise du dialogue voulu par la région. Nous sommes contents de voir un nouvel élan du côté de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est et même un soutien du Rwanda pour ce processus, mais les nouvelles autorités en Tanzanie semblent sérieuses dans leur intention de tenir ces pourparlers. Parce que nous continuons de penser que la solution au Burundi, c’est de réunir les acteurs pour un dialogue crédible.

RFI : Avez-vous évoqué cette question du dialogue avec le président burundais ?

Je pars ensuite au Burundi. Mais nous sommes restés en contact étroit avec le gouvernement du Burundi. Le côté positif, c’est que les discussions aujourd’hui portent plus sur la forme du dialogue et la date pour la prochaine rencontre que sur la nécessité du dialogue. Le gouvernement a accepté qu’un dialogue à l’extérieur du Burundi est nécessaire. Il a fait part de ses inquiétudes, certaines sont compréhensibles, d’autres un peu moins sur la manière dont les choses doivent se passer. Nous avons dit à plusieurs reprises à l’Ouganda comme à la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est que la tenue de ce dialogue était urgente. Parce que de notre point de vue, le temps n’est pas l’allié de la paix au Burundi.

RFI : Le Burundi continue d’envoyer des soldats et des policiers dans les opérations de maintien de la paix. Cela signifie que les Nations unies, l’Union européenne et l’Union africaine continuent d’appuyer financièrement le gouvernement. Or, cet argent pourrait servir à la répression.

Ce que nous comprenons de l’article 96 [des accords de Cotonou, NDLR], c’est que l’Union européenne ne pourra plus financer le gouvernement du Burundi. Maintenant, c’est à l’UE et l’UA de voir ce qu’il est nécessaire de faire, parce que l’Amisom est une mission importante. Mais nous avons effectivement entendu des inquiétudes exprimées quant à la présence de ces contingents là-bas.

RFI : Est-ce que vous pensez que c’est réellement possible d’avoir une mission d’enquête indépendante, notamment sur la question des fosses communes et des viols ?

Nous pensons vraiment qu’une enquête neutre est nécessaire, qu’elle soit menée par l’UA ou par d’autres. Mais que cela devrait être couplé avec le fait de rendre des comptes que ce soit pour les crimes commis par un camp ou un autre. Il est très clair que des actes terribles ont été posés par le gouvernement, comme par l’opposition et que cela ne doit pas rester sans suite. L’absence de médias indépendants et de la société civile, à cause des fermetures des médias, des restrictions imposées par le gouvernement, est très inquiétante. Et les efforts du gouvernement pour empêcher les experts de l’UA de se déployer comme ils le devraient sur le terrain… Comme je l’ai dit au gouvernement, quand vous empêchez les gens de voir ce qui se passe sur le terrain, vous ne devriez pas être surpris que les gens se posent des questions sur ce que vous craignez qu’ils découvrent. Donc pour nous, les enquêtes, les poursuites judiciaires contre toutes les parties au conflit et la réouverture des médias sont une urgence.

RFI : A propos de la République démocratique du Congo, vous revenez d’une tournée dans l’est. A Miriki, les casques bleus sud-africains, l’armée et la police sont accusés de n’avoir rien fait pour empêcher un massacre. Est-ce que cela vous inquiète ?

Je crois que c’est toujours important d’enquêter sur ces incidents tragiques. Et ce que je crois comprendre, c’est que la Monusco est en train de le faire. Nous sommes inquiets de la montée des tensions ethniques dans certaines zones de l’est, des tensions qui sont dues en partie aux offensives contre les FDLR et d’autres groupes. Nous pensons que c’est important de connaître les faits et de savoir si certaines choses ont été mal faites. Pour le côté position, il y a des progrès qui semblent avoir lieu sur le plan des opérations conjointes. Je pense que plus les missions de la Monusco, la coopération seront claires, moins il y aura de place pour l’ambigüité sur ce que les casques bleus sont censés faire pour protéger les civils et les actions qu’ils peuvent mener. Mais nous savons que c’est en train d’être examiné.

RFI : Qu’est-ce qui doit être fait selon vous en ce qui concerne le dialogue convoqué par Joseph Kabila et, plus important encore, pour que les élections aient lieu cette année en RDC ?

Je crois qu’avant toute chose, il faut que l’espace d’expression pour les citoyens soit protégé et que le gouvernement a une obligation particulière de permettre aux citoyens de s’exprimer, mais également de le faire sans menaces et intimidations. Nous avons trop souvent vu dans la région que quand les gouvernements essaient de criminaliser leur opposition et de la réprimer fortement, cela est non seulement mauvais pour la liberté d’expression mais pour le gouvernement lui-même. Donc notre message aujourd’hui c’est que, peu importe le processus, que ce soit le dialogue ou d’autres moyens, il faut que cela se déroule dans un environnement sans intimidation. Quand une opposition ne peut pas s’exprimer sans crainte ou par des voies légales, cela devient vraisemblable qu’ils essaient de s’exprimer par d’autres moyens. C’est pourquoi c’est important que le gouvernement, non seulement ne viole pas les droits de ses citoyens, mais de s’assurer de manière proactive qu’un espace d’expression existe et que les droits de l’homme puissent prospérer.

RFI : On entend de plus en plus qu’il pourrait être difficile de tenir les élections dans les délais prévus par la Constitution, notamment à cause de la révision du fichier électoral qui a pris du retard. Qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’il y a un désaccord sur le sujet. L’opposition croit qu’il existe des sociétés crédibles qui pourraient mener ce travail en six mois. C’est aussi ce qu’on entendait du côté de la Céni [Commission électorale nationale indépendante, NDLR], même si la Céni donne aujourd’hui une autre version à ce propos. Ce que nous croyons, c’est que l’un des moyens de faire baisser la tension aujourd’hui, ce serait de commercer dès maintenant à enrôler les électeurs vu que tout le monde pense aujourd’hui que c’est l’une des opérations qui pourrait prendre le plus de temps.

Mais malheureusement, il n’existe pas aujourd’hui suffisamment de confiance entre l’opposition et la majorité, ce qui empêche toute prise de décision à ce sujet. Nous pensons que c’est primordial de protéger la Constitution. Je pense que certains ont le sentiment que le dialogue en RDC, c’est une tradition qui remonte à l’époque de Mobutu.

Mais le dialogue national, c’était après 40 ans de dictature. Et quand les gens se sont assis à Suncity, c’était après une guerre civile. Et je pense que parfois les gens ne donnent pas assez de crédit à la RDC. C’est une démocratie constitutionnelle. Ce serait vraiment malheureux que les gens remettent en cause tous les progrès accomplis et balaient d’un revers de la main le point auquel les Congolais sont attachés à leur Constitution.

C’est ce que j’entends le plus quand je voyage à l’intérieur du pays, qu’il y avait une raison pour laquelle les gens ont fini par s’entendre et rédiger cette Constitution : ils voulaient mettre toutes ces crises derrière eux, cette époque où tout se décidait par la guerre et les pourparlers de paix, et c’est pourquoi je crois qu’on sent une résistance au sein de la population à l’idée de se démarquer du cadre constitutionnel.

Source: RFI

http://www.rfi.fr/afrique/20160126-rwanda-burundi-rdc-pense-envoye-special-americain-tom-perriello?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=FB&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2016-01-26