RDC: L’ANR ET LA GARDE REPUBLICAINE ONT PIEGE FRANCK DIONGO SHAMBA

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Les faits se sont passés comme suit: vers 15h00 ce Lundi 19 décembre 2016. Trois éléments GR habillés en civil débarquent dans le quartier de Franck DIONGO et demandent aux jeunes gens son adresse. Les jeunes du quartier les suspectent et les approchent pour qu’ils s’identifient. Après une longue discussion, les jeunes du quartier finissent par les maîtriser et découvrir sur eux des cartes de militaires GR et deux pistolets. C’est comme ça que les jeunes du quartier vont les acheminer chez Franck DIONGO et ce dernier va demander à ce qu’on ne les malmenent pas et qu’ils soient protégés dans sa parcelle en attendant l’arrivee des éléments de la Monusco et des autorités militaires pour les récupérer et écouter le témoignage de ceux qui les avaient appréhendés.
Pendant que les membres de la Monusco, conduits par le Directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme, qui étaient arrivés et avaient commencé à écouter les témoignages de ceux qui avaient vécu les faits, trois camionnettes des militaires GR armés jusqu’aux dents vont surgir et encercler la résidence de Franck DIONGO. Leur commandant va ordonner à ses hommes d’arrêter Franck DIONGO et ses deux gardes de corps ainsi que les autres jeunes qui étaient suspectés comme ayant participé à ce qu’il a appelé “enlèvement, séquestration et torture des militaires”.

Les membres de la Monusco qui avaient tenté de mener leur médiation ont été menacés de subir la brutalité. L’un de membres de la Monusco à vu même son téléphone confisqué provisoirement parce qu’il avait voulu faire rapport au téléphone à sa hiérarchie. Enfin, ils ont été contraints, à la demande de la hiérarchie de la Monusco, de quitter les lieux.

C’est ainsi que les militaires vont embarguer Franck DIONGO ainsi que ses deux gardes de corps et les acheminer au camp Tshatshi. Selon les informations en notre possession, ils ont été torturés, puis acheminés à la DEMIAP et enfin deux heures plus teard à l’ANR. C’est là qu’ils sont détenus et le PGR et le Premier Président de la Cour Suprême de Justice sont déjà instruits par Kalev Mutond pour qu’ils les jugent demain suivant la procédure de flagrance et qu’ils soient condamnés à de fortes peines. Joseph Kabila et Kalev Mutond ont choisi d’utiliser cette tactique pour réprimer les opposants. Donc, contrairement aux bruits qui ont circulé ce soir, Franck DIONGO et les autres ne sont pas libérés. Nous devons les soutenir dans cette répression dont ils sont victimes de la part de Kabila et ses services.

Sisco Mayala.

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