RDC– Les forces de Kabila continuent à massacrer les civils à Kimpese (Kongo Central), plusieurs dizaines des morts.

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C’ est un véritable carnage qui se poursuit à Kimpese (Kongo Central) par des tirs à balles réelles et exécutions sommaires perpétrés par les forces de sécurité. On dénombre plusieurs dizaines des morts et des blessés suite à ces affrontements entre les adeptes de Bundu dia Kongo et les forces de Kabila, devenu illégal et illégitime après le 19 Décembre  2016. Ces massacres doivent cesser. Les autorités nationales et provinciales sont appelées à respecter et protéger le droit à la vie, à l’intégrité physique et à une procédure judiciaire équitable. Les exécutions sommaires et l’usage disproportionné de la violence auxquels le peuple congolais assistent avec révolte doivent cesser immédiatement. Les juridictions internationales y compris les Nations Unies, l’Union Européenne et la Cour Pénale Internationnale sont priées d’intervenir en conformité avec le droit international.

Nous reviendrons dans un autre article sur la chronologie et les causes de cette tragédie politique. Mais d’ores et déjà, l’opinion nationale devra retenir que ces violences sont les conséquences des manigances politiques orchestrées par Kabila et sa majorité politique (MP) qui ont vu Samy Badibanga accéder au poste de premier ministre contre d’autres prétendants (dont Ne Mwanda Nsemi, chef spirituel de Bundu dia Kongo). Par la suite, Mr Mantezolo, vice président de Bundu -dia- Kongo, a obtenu un poste de vice-ministre dans le gouvernement de Samy Badibanga contre l’avis de son chef spirituel et politique. D’autres affaires à caractère personnel et interne au BDK se seraient greffées sur le conflit politique. Notamment un projet de mariage entre le chef spirituel Mwanda Nsemi et une des ses prophetesses auquel Mr Mantezolo et d’autres figures de leur mouvement se seraient opposés.

Dans une des parutions de son bulletin d’informations, Muanda Nsemi accuse le vice ministre Mantezolo d’être devenu un pion de Kabila et d’ourdir un projet d’assassinat de sa personne. Il lui reproche d’avoir accepté le poste “insignifiant” de vice-ministre alors que le BDK aurait le droit de prétendre à un meilleur traitement.

Les discours de Muanda Nsemi contre celui qui est ou fut son vice président ont été à la base de la mobilisation d’une frange d’adeptes de BDK qui se sont attaqués aux biens de Mr Mantezolo à Kimpese notamment. Les forces de Kabila ont été déployés et ont fait usage d’une violence disproportionnée, tirant à balles réelles sur les civils.

Le carnage continue. Le Député Fabrice Puela a sur sa page facebook et sur les antennes de la radio okapi tiré la sonnette d’alarme pour mettre les autorités nationales, provinciales et internationales devant leur responsabilité, notamment leur responsabilité de protéger les civils et de maintenir l’ordre public par des moyens légaux, et non par le recours à la violence disproportionnée.

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