RDC: des morts suspectes dans l’entourage du Président Felix Tshisekedi

Depuis sa prise de pouvoir en RDC, le Président Felix a connu la mort successive de plusieurs de ces collaborateurs. La plupart de ces mort ont eu lieu dans des conditions mystérieuses.

Voici la liste des personnes qui sont mortes dans l’entourage du Président Félix Tshisekedi:

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RDC: Le juge président dans l’affaire de 100 jours est décédé dans des conditions mystérieuses

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Le juge Président dans l’affaire Vital Kamerhe et consorts est décédé à Kinshasa ce mardi 27/05/2020 autour de 2h00 du matin.

” Il a piqué une crise vers une heure du matin. Le temps de l’acheminer vers le centre hospitalier Nganda, il n’a pas survécu”, selon une source judiciaire qui s’est confiée à POLITICO.CD.

« Il était bien portant. Il n’était pas du tout malade. Nous avons passé du temps ensemble ce mardi dans la journée où nous abordions plusieurs dossiers. A aucun moment il m’a semblé souffrir. Son décès est plus qu’étrange. Nous n’allons pas laisser passer cela », affirme un juge qui a requis l’anonymat à POLITICO.CD.

Cependant, Sylvain Kasongo, étrangement balaie d’emblée l’hypothèse d’un assassinat ou d’un empoisonnement. Il aurait déclaré ce mercredi matin à Kinshasa que le juge décédé était malade et qu’il ne s’agit nullement d’un assassinat. Est-ce une déclaration qui vise à brouiller les pistes d’une probable enquête?

Affaire à suivre…

RDC: LA DISPARITION DU JUGE PRÉSIDENT RAPHAEL YANYI RISQUE DE CHANGER LE COURS DU PROCÈS KAMERHE ET CONSORTS

ANALYSES ET OPINIONS

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VOICI POURQUOI LA DISPARITION DU JUGE PRÉSIDENT YANYI RISQUE DE CHANGER LE COURS DU PROCÈS KAMERHE ET CONSORTS !

Le juge président du procès de 100 jours contre Vital Kamerhe,  Yanyi Ovungu, est mort dans la nuit du mardi 26 mai à 2h du matin. Plusieurs versions courent. D’une part, « Il a piqué une crise vers une heure du matin. Le temps de l’acheminer vers le centre hospitalier Nganda, il n’a pas survécu « , rapporte une source judiciaire au journal en ligne politico.cd. D’autres sources proches de la famille rapportent : « Il était bien portant. Il n’était pas du tout malade. Nous avons passé du temps ensemble ce mardi dans la journée où nous abordions plusieurs dossiers. A aucun moment il m’a semblé souffrir. Son décès est plus qu’étrange. Nous n’allons pas laisser passer cela », affirme un juge qui a requis l’anonymat. L’odeur d’un assassinat semble relayer les circonstances mystérieuses de la mort du général Delphin par cette version qui rapporterait l’irruption d’un groupe d’inconnus à son domicile dans la nuit de mardi 26 mai 2020 à 2h du matin.

Quelle lecture faire du décès du juge président dans le dossier contre Kamerhe et consorts dans le cas où la seconde version serait authentique?

C’est indéniable que la justice congolaise doit avoir secoué une ruche d’abeilles. Elle a été très proche de mettre à nu toute la maffia politico-financière opérant derrière Sieur Vital Kamerhe et, au pire de cas, de pousser l’illustre prévenu à révéler son vrai visage d’un simple anneau du système, de la petite partie visible d’un iceberg plus profond et plus grand qu’est la maffia très puissante qui s’est installée au cœur du pouvoir politique et économique à Kinshasa et dont les ramifications remontent jusqu’à des présidents et d’anciens présidents, jusqu’à des multinationales sinon à des groupes terroristes internationaux.

Face à l’audace judiciaire de ce juge héroïque, l’on se serait attendu à une escouade policière le protégeant jour et nuit dans un endroit tenu secret. Fort malheureusement, selon les affirmations de ses proches sur les réseaux sociaux, l’état congolais l’a exposé, le laissant continuer à habiter une commune populaire, en l’occurrence Bandalungwa et tenez-vous bien ! sous la protection d’un SEUL petit policier qui ne pouvait rien faire devant le groupe d’hommes lourdement armés qui a fait irruption à son domicile cette nuit.

PREMIÈRE QUESTION : Qui pourrait bien être l’auteur intentionnel de ce crime?

Le communiqué officiel de Sylvano Kasongo : « Le juge président Yanyi est décédé au centre Nganda vers 2h après avoir fait une crise. Il n’a pas été assassiné. Il était sécurisé par la police » fait dans la précipitation, en dehors de toute autopsie légale, ne serait-il pas une fuite en avant et une volonté manifeste de cacher les vrais auteurs du crime? Et le fait que l’Inspecteur Général de la Police Nationale s’y mêle se substituant au travail du médecin légal, ne prouve-t-il pas, si besoin en était encore, que l’assassin qu’il cherche à couvrir est au-dessus de lui dans l’ordre hiérarchique? Aurait-il donc reçu l’ordre de faire ce communiqué en vue de brouiller les pistes de l’enquête?
Comme dans les crimes passés de L.-D. Kabila, de Floribert Chebeya et de tant d’autres dignitaires de ce pays, toute enquête éventuelle finira par être classée sans suite et l’assassin surfera sur l’amnésie du peuple congolais pour continuer à courir librement…

DEUXIÈME QUESTION : À qui profiterait un tel crime?

D’abord au(x) commanditaire(s) de l’assassinat eux-mêmes qui ont usé de tous les stratagèmes dont mort du juge devenu gênant pour ne pas voir leurs noms être dénoncés au grand jour. Et lorsque le Ministère Public déclare durant le procès : “ce sont des gros détournements… un assemblage des actes isolés qui va démontrer le processus criminel. Il ne faut donc pas isoler ces détournements… et c’est le rôle du Ministère public d’établir les différentes responsabilités », la direction que commençait à prendre le procès du lundi 25 mai doit avoir tiqué plus d’un criminel tapi dans l’ombre.

Ce crime ne profite-t-il pas donc à celui ou à ceux qui ont voulu faire de cet assassinat du juge président YANYI un message clair pour siffler la fin de la recréation? Ses commanditaires n’ont-ils pas voulu à tout prix stopper la volonté du juge de remonter de fil en aiguille jusqu’à arriver à dévoiler le pot-aux-roses? N’est-ce pas qu’ils aient mis tout en œuvre pour que ne soit jamais ouverte la boite de Pandore? Et dans les jours qui viennent, ils ne reculeront devant aucun obstacle visant le démantèlement de leur système.

Cet acte ignoble se voudrait au final comme un acte d’intimidation vers les autres juges qui prendront la relève de Yanyi. Un peu pour leur dire : « voici exactement le sort qui sera réservé à tout juge qui voudra s’y risquer ». Tout sera mis à contribution pour faire plier la justice et l’empêcher de dire le droit en toute indépendance et impartialité. À ce propos, le nouveau profil du successeur de YANYI et son mode opératoire nous feront comprendre si le procès sera, oui ou non, récupéré au profit des puissants contre la vérité et la force du droit. Pour tout dire, c’est vers cela que la suite du procès pourra alors tendre les jours à venir. Rien n’est impossible qu’il se dessine dans les prochaines semaines, ce scénario de protéger le présumé coupable dans l’objectif de ne pas le voir « allumer le feu » comme il l’a promis lui-même le lundi dernier et de le ménager pour ne trahir ses puissants complices.

Cet assassinat, s’il en est un, serait-il arrivé si le juge YANYI n’avait pas touché à Yuma et à Amida! Je ne le pense pas. Un possible interrogatoire de ces deux personnes pourrait arriver à déballer les nombreuses composantes de la « Kin connexion », il risquerait d’ouvrir une brèche et d’offrir à la justice une filière qui remonterait jusqu’au plus haut sommet dans la sphère politique congolaise… Les loups ne se mangent pas entre eux. Et ne nous étonnons pas que la liberté provisoire de Kamerhe soit enfin envisageable dans les prochains jours. Tout se passera dans le sens de sauver le « soldat » Kamerhe pour que les tortures judiciaires lui infligées par le camp ennemi ne lui fassent pas parler et briser l’omertà…

GERMAIN NZINGA (Source: Facebook)