Regards sur l’actualité du 06 mai 2016

beni massacre1

Beni: une journée ville-morte décrétée pour dénoncer l’insécurité

La société civile du territoire de Beni a décrété, jeudi 5 mai, une journée ville-morte pour dénoncer l’insécurité dans les localités d’Oicha, Mbau et Erengete (Nord-Kivu). La décision fait suite notamment à l’assassinat, depuis trois jours, de dix-sept personnes par des présumés ADF  dans la localité de Baungachu-Luna.

Une paralysie des activités est observée, depuis ce matin, dans cette partie du Nord-Kivu.

Toutefois, les élèves finalistes du secondaire ont pris le chemin de l’école pour participer aux épreuves préliminaires de l’Examen d’Etat, à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni et à Mbau.

Selon les sources locales,  la majorité de la population d’Erengeti se déplace vers la province voisine de l’Ituri, craignant pour sa sécurité.

La société civile du territoire de Beni, qui déplore la négligence des FARDC dans la protection des civils dans cette zone, a appelé à une enquête parlementaire pour établir les responsabilités des uns et des autres.

Conseil provincial de sécurité à Beni

Le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku Kahongya, a annoncé jeudi l’installation provisoire du comité provincial de sécurité à Beni. Il affirme vouloir associer les autorités locales et  envisager des stratégies durables pour protéger la population du territoire de Beni:

«Nous délocalisons momentanément le quartier du comité provincial de sécurité à Beni, pour que nous puissions nous associer aux autorités locales de manière à comprendre d’avantage ce qui se passe de nouveau».

Il a également appelé la population locale à continuer à faire confiance aux FARDC et à la MONUSCO, qui travaillent ensemble pour la pacification de la zone.

Julien Paluku a, par ailleurs, exprimé la volonté du gouvernement provincial de mettre fin à l’insécurité dans le territoire de Beni.

Lire la suite: http://www.radiookapi.net/2016/05/05/actualite/securite/beni-une-journee-ville-morte-decretee-pour-denoncer-linsecurite

JK hauts magistrats

"Recrutement des mercenaires" : "Kabila" et Thambwe pris en flagrant délit de mensonge

On comprend désormais la raison de l’exigence de "Joseph Kabila" et ses supplétifs à voir la Mission onusienne au Congo réduire ses effectifs. La Monusco est devenu plus que jamais un témoin gênant pour un pouvoir bête et méchant. Grâce à la "médiation" des responsables de la Monusco dans le Haut Katanga, les éléments de la garde prétorienne du "raïs", déguisés en policiers, n’ont pas perquisitionné l’habitation de Moïse Katumbi Chapwe. Ils n’ont pas pu non plus exécuter le "mandat d’arrêt" en leur possession. Dans un communiqué publié jeudi 5 mai, l’ambassade américaine à Kinshasa considère l’affaire dite du "recrutement de mercenaires" comme un mensonge.

Où va le Congo-Kinshasa? C’est la question que se posaient des Congolais joints au téléphone à Kinshasa et dans quelques capitales européennes dans la soirée de jeudi 5 mai à la lumière de la tentative manquée de "Joseph Kabila" et son ministre de la Justice Alexis Thambwe de se saisir de la personne de Moïse Katumbi Chapwe. Celui-ci a annoncé la veille sa candidature à l’élection présidentielle de 2016. Ceci explique sans doute cela.
On le sait, le pouvoir accuse l’ancien gouverneur du Katanga d’avoir recruté des mercenaires. Dans un communiqué daté du jeudi 5 mai 2016, l’ambassade américaine à Kinshasa n’a pas trouvé des mots assez durs pour balayer les accusations proférées, mercredi 4 mai, par le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, au sujet d’une affaire de "recrutement de mercenaires" impliquant un citoyen américain nommé Darryl Lewis.

Lors d’un point de presse qu’il avait animé mercredi 4 mai, Thambwe avait affirmé que "nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi". Au lieu de s’arrêter là, il ajoutait qu’il existe "un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis". Ce "réseau" procéderait, selon lui, au "recrutement des mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps".

"Faux", rétorque l’ambassade US. "Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d’un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité", note le communiqué. "M. Darryl Lewis n’était pas armé et les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses". Comme pour dédramatiser l’émotion suscitée par la présence de ce citoyen américain à Lubumbashi, le communiqué de conclure: " Nous comprenons qu’il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier".

Lire la suite: http://congoindependant.com/article.php?articleid=10784

minerais_200_168

RDC: l’ONG Global Witness craint que les ressources naturelles volées financent une campagne électorale

« À l’approche du scrutin, Global Witness a parcouru de nouveaux éléments prouvant la conclusion de marchés miniers qui n’ont pas été annoncés publiquement, sans aucune clarté sur la destination de l’argent.

L’histoire semble se répéter, les précieuses ressources naturelles du Congo risquant d’être volées pour financer une campagne électorale plutôt que les services de base dont la population congolaise a cruellement besoin », indique un rapport de cette ONG publié le mercredi 4 mai et repris par Radio Okapi.

Global Witness rapporte que la question de l’exploitation des ressources naturelles pour des fins électorales s’est déjà posée en 2011. 

« Des journalistes et des chercheurs de Global Witness ont révélé antérieurement qu’au moment du scrutin contesté de 2011, une série de transactions minières suspectes avaient été conclues avec des sociétés anonymes offshore, coûtant au pays 1,36 milliard de dollars de revenus potentiels. Selon des informations diffusées à l’époque, les revenus découlant d’au moins une de ces ventes douteuses ont été utilisés pour contribuer à un fonds électoral », révèle l’ONG.

Global Witness estime que cette question se pose à nouveau  alors que la population congolaise doit se rendre aux urnes en novembre 2016. 

En mars 2016, le gouvernement congolais a annoncé que la révision de son code minier serait suspendue jusqu’à une remontée des prix des métaux.

L’ONG estime que la suspension du code minier est « particulièrement inquiétante car la réforme aurait été l’occasion d’introduire des mesures fortes en matière de transparence et de responsabilité dans le secteur minier du Congo ».

« Global Witness met en garde contre le fait que si le Congo ne renforce pas son code minier et ne le fait pas appliquer, le pays pourrait à nouveau voir les richesses provenant de ses ressources naturelles être détournées des caisses de l’État et utilisées pour contribuer à financer une élection qui risque d’être violemment contestée, voire inconstitutionnelle », note le rapport de l’ONG.

Lire la suite: http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=14454:rdc-l-ong-global-witness-craint-que-les-ressources-naturelles-volees-financent-une-campagne-electorale&catid=90:online-depeches&Itemid=679

tshisekedi wa mulumba

Dialogue : "je n'ai jamais voulu que vous me mêliez dans vos saletés", tonne Tshisekedi

Depuis Bruxelles, des sources rapportent que le président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi a refusé d' entériner le rapport de son fils, Felix Tshilombo sur les récents contacts pris auprès de Edem Kodjo dans le cadre du dialogue de Kabila.

 Ces sources indiquent que Tshisekedi a rappelé à ses collaborateurs que depuis le départ, il n'a pas voulu prendre part à ces assises convoquées par Joseph Kabila -président sortant et futur sénateur à vie. "Je n'ai jamais voulu prendre part à ces saletés.

 Faute de votre refus d'écouter, voilà comment vous êtes traîné désormais dans la boue par des minables comme Bitakwira ou l'autre là... Mbikayi", a regretté Tshisekedi; refusant carrément d'approuver les contacts pris par Félix.

 Pour dire, que le président de l'UDPS ne sera jamais au dialogue. Il avait d' ailleurs dit au secrétaire général Bruno Mavungu qu'il ne voyait pas l'opportunité de ce dialogue. Comprenez ici que certains profitent de son état de santé pour lui faire faire des choses contre sa volonté.

Lire la suite: http://www.rdc-news.com/#!Dialogue-je-nai-jamais-voulu-que-vous-me-m%C3%AAliez-dans-vos-salet%C3%A9s-tonne-Tshisekedi/cjds/572c3b420cf26d4f7c1ea7d5