RDC: Mise en point de Dr. Cynthia McKinney au sujet du contrat de lobbying avec le régime Kabila

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Alors que Lambert Mende confirme le contract avec l’ancienne Sénatrice Dr Cynthia McKinney pour le lobbying du régime Kabila aux USA, l’intéressée nie cette relation.  Elle parle de la possibilité d’un traquenard mais n’explicite pas les circonstances qui auraient conduit au montage d’un quelconque piège, si tel est le cas. Le moins que l’on puisse dire c’est que son explication ne convainc pas encore. Elle ne nie pas à cette étape une quelconque interaction avec le gouvernement congolais. Elle ne met pas en question les coordonnées bancaires fournies dans le document signé par Mr Lambert Mende. Le simple fait d’avoir été critique à l’endroit du régime de Kabila il y a de cela une dizaine d’années ne permet pas d’invalider l’existence d’un contrat de lobbying en faveur du régime Kabila et l’authenticité du document émanant de Mr Lambert Mende.  Lire ci-dessous l’explication peu convaincante de Cynthia McKinney.

Étant en possession d’importantes informations sur le processus électoral actuel en République Démocratique du Congo et sur le trucage prévu lors du scrutin présidentiel de 2016 où certains, aux États-Unis et dans la région des Grands Lacs, ont déjà choisi le futur le président de la RDC, j’ai été contactée par des Congolais qui souhaitaient que j’aide à dénoncer cette mascarade, comme je l’avais déjà fait il y a plusieurs années au moment de la publication du rapport des Nations Unies de 2001 sur le pillage du Congo.

Je rappelle qu’à l’époque, j’avais communiqué plusieurs documents bancaires et autres preuves en ma possession aux enquêteurs de l’ONU. Connaissant donc mon engagement en faveur du respect des droits humains et de la souveraineté de la RDCongo lorsque je siégeais au Congrès américain, des Congolais sont venus me voir espérant que je pourrais à nouveau contribuer à rendre publiques des informations majeures sur la RDC. J’ai donné mon accord de principe pour cette action mais j’ai été surprise d’apprendre, dans un document diffusé sur internet et visant manifestement à nuire à ma réputation, que j’étais prête à faire du lobbying en faveur du gouvernement congolais alors que je n’ai jamais eu d’atomes crochus avec le régime de Kinshasa.

Vu la façon dont ce document est formulé et la vitesse avec laquelle il a été publié sur les réseaux sociaux, cela me donne surtout l’impression que soit quelqu’un a cherché à me salir soit que j’ai été victime d’un traquenard.
Dans tous les cas, si je m’exprime publiquement sur cette affaire, c’est pour dire qu’ayant toujours demandé la vérité sur l’assassinat de Patrice Lumumba, celui de Laurent-Désiré Kabila et sur tous les crimes commis contre le peuple congolais, je ne peux pas tolérer que mon nom soit associé à des basses manœuvres politiciennes qui visent à défendre le régime de Kinshasa ou à spolier le peuple congolais qui souffre depuis plus de soixante ans de violence et d’injustice.

Je rassure tous les Congolais sur le fait que je n’ai touché aucun centime du gouvernement de Kinshasa et que je n’ai jamais touché un centime pour tout ce que j’ai fait jusqu’ici pour la République Démocratique du Congo. Je vais soumettre cette affaire à mon avocat pour savoir quelle suite lui donner.

Ceux qui espèrent par ces actes indélicats m’empêcher de défendre le droit du peuple congolais à l’autodétermination, à la vérité et à la justice se trompent. J’aiderai de vrais patriotes Congolais déterminés à sortir leur pays de l’impasse, de l’occupation étrangère et du pillage dont il est, aujourd’hui encore l’objet.

Tiré de son blog: http://www.allthingscynthiamckinney.com/mise-en-point-de-dr-cynthia-mckinney-au-sujet-de-la-rdcongo/

RDC: Les élèves de l’Athénée de la Gombe protestent contre la vente de leur espace aux chinois

Les élèves de l’Athénée de la Gombe sont descendus dans la rue de Kinshasa hier 29 Novembre 2016 pour dénoncer et protester contre la spoliation des biens publics dont leur école est victime. L’Athénée de la Gombe est une école publique de l’Etat congolais. Les élèves dénoncent le fait que l’espace couvrant la piscine, les toilettes, la cuisine (pour la section de l’hotelerie), et le terrain de football a été progressivement vendu aux privés dont des chinois. Les élèves se plaignent du fait que les chinois commencent maintenant à construire dans l’enceinte de leur école sans que rien de leur soit dit officiellement.

La police a réprimé violemment cette protestation pacifique des élèves allant jusqu’à tirer des balles réelles sur des élèves.

Cette spoliation des biens publics de l’Etat congolais par des officiels congolais n’est pas un cas isolé. Le régime de Kabila s’est en effet illustré dans le bradage du patrimoine minier et forestier congolais, dans la signature des contrats léonins et ventes des patrimoines congolais à des prix de loin inférieur à ceux pratiqués dans le marché. Dans le domaine de l’immobilier, beaucoup d’immeubles de l’Etat congolais ont été vendus aux privés au bénéfice individuel des détenteurs de pouvoir public en commencant par Joseph Kabila lui-même jusqu’au bas de l’echellon. Des rapports produits par des agences internationales qui attestent des ces pratiques abondent.

Ce qui fait mal, c’est que les jeunes, espoir de demain, ne sont pas épargnés par ce pillage systématique des ressources de l’Etat. Il faut écouter ces enfants témoigner pour se rendre compte de l’insensé et de la folie destructrice d’une kleptocratie généralisée dans le Congo de Joseph Kabila. Il est urgent que les congolais se lèvent pour mettre fin à ce système mortifère. L’avenir du pays en dépend. Suivez l’élément vidéo ci-dessous:

 

RDC: Une décision de la SNEL déclenche des émeutes à Boma (Kongo Central)

Le Samedi 26 Novembre 2016, la ville de Boma a été perturbée par des émeutes. Des milliers d’habitants du quartier Nkondo ont protesté contre la décision de la Société Nationale de l’Electricité (SNEL) de déplacer la cabine électrique (transformateur) de leur quartier vers un autre. Il se racontait dans la population que la cabine électrique de Nkondo, plus performante, allait être transférée vers un stade de Matadi. Et que le quartier Nkondo recevrait une autre cabine moins perfomante. Il faut signaler que la cabine électrique de Nkondo (transformateur) fut un don privé d’un député de Boma du nom de Bosco Mananga. Pour un bon nombre de la population, cette décision de la SNEL bénéficiait de la caution du gouverneur de la province, Mr Jacques Mbadu. A cet instant, ni la SNEL  ni le gouvernorat du Kongo Central n’a rendu public une explication des faits.

La population s’en est pris aux bureaux de la SNEL et à celui de la police nationale, qui ont été saccagés et brulés. Cette révolte a aussi entraîné des pillages et vols dans les commerces environnant le lieu des troubles. Des pneus arrachés au-près des vendeurs ont été brûlés en guise de protestation. Des témoins ont rapportés que la police, en nombre insignifiant par rapport à l’ampleur de l’emeute, était incapable de rétablir l’ordre public. Il fallait attendre l’intervention des militaires de FARDC pour que la situation soit maitrisée. Malheureusement, des dégâts énormes avaient déjà été causés.

Dans la foulée des revendications, l’on pouvait aussi entendre des appels pour une meilleure gestion de la province du Kongo Central et de la ville de Boma. Des voix en appellent à la démission du gouverneur de la province, Mr Jacques Mbadu, qui est accusé de mégestion, abus de pouvoir, clientelisme, et amateurisme. Une marche conduite par un groupe des députés nationaux à Matadi, a le mardi 22 Novembre 2016 dénoncés ces abus et appelés à la démission du gouverneur. On en lire davantage sur ce lien.

Ces émeutes amènent à la surface tant de frustrations et crises qui pèsent sur la population de la ville de Boma. La vie économique de la ville de Boma connait une chute vertigineuse depuis la mesure du gouvernement central interdisant l’importation des véhicules mis en circulation au-delà de dix ans.  Depuis lors, le port de Boma et le secteur financier (bancaire) ont été affectés de manière fatale. La mesure gouvernementale a intensifié le chômage et asphyxié la ville de Boma qui est au bord de l’implosion. Comme si cela ne suffisait pas, la Bralima Boma met fin à ses opérations de production, ce qui pousse plusieurs centaines des travailleurs au chômage et ralentit davantage l’activité économique de la ville.

Il est donc urgent que l’autorité politique, plus précisément le Premier ministre, annule la mesure gouvernementale qui a causé tant de dégâts. Les habitants de Boma doivent aussi s’impliquer dans la lutte pour le respect de la Constitution de la République qui fera en sorte que Mr Kabila quitte le pouvoir tel que prevu par la Constitution et que les élections soient organisées en bonne et due forme. Le départ de Kabila ouvrira la voie au renouvellement du leadership provincial s’il est vrai que la population de Boma en a marre des autorités provinciales qui ne se préoccupent que de leurs intérêts personnels, et très peu du développement et de la vie économique de la province, de ses villes et entités décentralisées.

Lecongolais.net

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Panama papers: Le Député Fabrice Puela exige une commission parlementaire d’enquête alors que Aubin Minaku tente d’ignorer la question

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Lors de son intervention à la session du 11 avril 2016, le député national Albert Fabrice Puela a exigé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur les allégations des fraudes fiscales et blanchissement d’argent mises en exergue par les révélations de “Panama Papers” qui citent les noms des personalités politiques congolaises comme la députée nationale Jaynet Kabila Kyungu ainsi que des compagnies opérant en RDC.

L’honorable Puela s’est exprimé en ces termes: “Comme nous le savons, la réputation n’a pas de prix. Il nous revient depuis quelques jours qu’il est rapporté dans plusieurs médias qu’il y aurait évasion fiscale, qu’il y aurait des paradis fiscaux ailleurs où certains ou plusieurs d’entre nous ont vu leur nom être cité. Honorable Président, nous sommes la représentation nationale. Puisque nous avons dit que la réputation n’a pas de prix, il est important que la représentation nationale que nous sommes puissions chercher à avoir la lumière là-dessus pour disculper qui il faut disculper et demander des responsabilités à qui il faut le demander. Il est important surtout que notre peuple attend la lumière quant à ce. Nous proposons donc que la représentation nationale demande que la lumière soit faite sur ce dossier surtout que certains procèdent déjà par des menaces contre les médias alors qu’une information doit être donnée et non menacer les médias”.

Aubin Minaku, apparemment gêné par cette intervention tenta en vain d’ignorer la question en répondant de manière laconique: “Merci. J’ai pris bonne note que vous êtes concerné. Honorables députés, il ne reste plus qu’à vous remercier pour avoir pris part à ces travaux… ”

Mais face à la désapprobation de l’audience qui boude, il est obligé de faire des concessions: “Si vous estimez… Parce que chacun a sa façon de procéder. Moi je ne suis pas dans le sensationnel. Si vous estimez qu’il y a une démarche à mener, saisissez la justice ou introduisez une demande de commission. Nous respectons la procédure. Si vous pensez que c’est de cette façon là que nous allons éclaircir les choses, moi je pense que c’est non.”

Il est de notoriété publique que les députés sont souvent corrumpus par le clan Kabila à grosse somme d’argent pour obtenir leur vote ou adhésion à des politiques contestées par l’opposition ou la société civile. D’où vient ces millions des dollars que le clan Kabila distribue aux députés pour maintenir leur loyauté? Du trésor public certainement, mais aussi des ces réseaux maffieux que révèlent les Panama Papers.

Les députés nationaux ont à présent une opportunité en or pour exiger toute la lumière sur les personalités et compagnies impliquées dans ces réseaux maffieux internationaux. Au lieu de continuer à recevoir l’argent illicite venant du corrupteur, les députés peuvent ensemble réclamer que le clan Kabila reverse dans le trésor public l’argent qui continue à être caché dans les paradis fiscaux et dont le pays a tant besoin pour sa reconstruction et une remunération adéquate des tous les fonctionnaires de l’Etat.

Dr Mazembo Mavungu Eddy

Panama papers: le clan Kabila s’adonne à un pillage systématique des ressources communes des Congolais…

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Le peuple congolais peut enfin comprendre pourquoi Kabila et sa clique ne sont pas prêts à quitter le pouvoir… et doivent être éjectés tout simplement.

Le peuple congolais peut enfin comprendre que les slogans comme “émergence à l’horizon 2030”, “Nous voulons faire du Congo un pays émergent…”, “la stabilité macroéconomique” et d’autres concepts semblables brandis par le régime de Kabila sont là pour endormir le peuple et cacher la maffia international et le pillage systématique du pays auxquels participent Kabila et sa clique.

La pauvreté et la misère en RDC ne sont donc pas un accident. Elles sont créées par le système politique en place qui favorise la fraude fiscale et la sortie illicite du patrimoine des congolais vers des paradis fiscaux où il contribue à enrichir les autres, laissant les congolais dans l’indigence.

Debout Congolais et Congolaises. Il est temps pour mettre fin à ce système d’expropriation et de sabotage des efforts de développement. Tant que ce système reste en place, les rêves d’un lendemain meilleur, d’un Congo plus beau qu’avant ne resteront que des voeux pieux, impossibles à se matérialiser.

Les congolais et les congolaises doivent ainsi exiger que toute la lumière soit faite sur ce système ignoble, que le pays récupère les milliards des dollars perdus spoliés par cette vaste machine de paupérisation des peuples, et que des réformes conséquentes soient mises en place pour protéger l’économie nationale contre ces formes sophistiquées de prédation économique.

Mazembo Mavungu Eddy

Docteur en Sciences Politiques de l’Université de Witwatersrand, Afrique du Sud

Fondateur de Lecongolais.net (News, Analysis, Research and Publishing) et de Diela Information Systems (Web Solutions)

Co-Fondateur et Ancien Directeur Exécutif du Forum des Organisations Congolaises en Afrique du Sud (FOCAS)

Co-Fondateur et Membre du comité exécutif de Congo Renaissance (ONG)

Auteur des plusieurs publications scientifiques. Les plus récentes sur la politique au Congo sont :

Politique et Territoire en République Démocratique du Congo: Une Analyse du processus de l’installation des nouvelles provinces (paru dans Congo-Afrique)

Stay in Power Whatever it takes: Fraud and Repression during the 2011 elections in the Democratic Republic of Congo (Paru dans African Journal of Elections)

Contacts: mazemb_eddy@yahoo.fr  @mazembo (twitter) @lecongolaisNet