RDC: Kabila refuse de signer l’accord et entend organiser un référendum

kabila-2016-12-29

Trois semaines de palabres pour rien. Les évêques de la CENCO (conférence épiscopale natioanle du Cogo) qui ont tenté d’arracher un accord entre majorité et opposition pour éviter le chaos en République démocratique du Congo, sont sortis ce jeudi soir sans mot dire de leur dernière rencontre avec le président Kabila dont le second et dernier mandat s’est terminé le 19 décembre dernier.

Alors que depuis dix jours ces évêques annoncent qu’ils sont sur le point d’obtenir la signature d’un accord de partage du pouvoir pendant une période de transition devant amener le pays vers des “élections apaisées et démocratiques”, ils se sont fait éconduire sans ménagement jeudi soir par le président Joseph Kabila qui leur a annoncé qu’il n’entendait signer aucun accord et qu’il allait organiser un référendum populaire. Comme pour prouver qu’il s’agissait d’une vraie détermination, les kabilistes ont déjà commencé à collecter des signatures, dès ce jeudi, dans la ville de Kolwezi (sud-est), pour obtenir le droit d’aller au référendum. Objectif : une modification de la constitution en violation complète de l’article 220 de cette même constitution.

Ce vendredi, les évêques congolais, comme ils l’avaient annoncé, clôtureront les débats du dialogue. Mais, contrairement à ce qu’ils espéraient, ils n’auront pas de signature d’un accord mais bien ce qui pourrait passer comme une déclaration de guerre du pouvoir de Joseph Kabila à l’égard d’une opposition qui a fait énormément de concessions pour entrer dans ce dialogue et, surtout, à l’égard de la population congolaise qui a souvent martelé qu’elle ne voulait pas de prolongation du mandat de Kabila et encore moins d’un nouveau mandat.

Des heures troubles s’annoncent en République démocratique du Congo pu le jeu politique paraît plus bloqué que jamais par la (mauvaise) volonté d’un seul homme.

Pour en savoir davantage: http://www.lalibre.be/actu/international/kabila-refuse-tout-dialogue-5865883dcd70717f88e101f1

RDC: des divergences fondamentales persistent entre le Rassemblement et les signataires de l’accord du camp Tshatshi

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honorable puela

L’honorable Fabrice Puela nous fait le compte-rendu des divergences qui persistent entre le Rassemblement et les signataires de l’accord du camp Tshatshi.

J’ai passé l’après midi de ce vendredi 23 décembre au centre interdiocesain à Gombe pour échanger avec nos délégués au Dialogue sous la facilitation de la CENCO.

Je vous prie de lire cet article qui résume l’impasse observée et qui risque de tout remettre en cause. Lu pour vous;

“Points d’étranglement et personnalités qui sabordent les négociations menées par la CENCO, bafouant la volonté du peuple Congolais

En ce 23 Décembre 2016 il subsiste quatre points de divergences ci-après :

1. 1er Point de divergence : L’avenir du Président de la République et de la Constitution :

Le Rassemblement soutient que le Président de la République doit clairement faire la déclaration solennelle qu’il ne briguera pas un troisième mandat . Il ne procédera pas au changement de la Constitution et ne convoquera pas un Referendum quant à ce.

Le Président de la république par ses Représentants fait dire qu’il ne fera pas cette déclaration solennelle . Par contre , il suggère que cela soit repris dans l’accord à signer. Le rassemblement soutient que dans cette hypothèse , il accepte que cela soit repris dans cet Accord mais seulement , le Président de la république devra impérativement apposer sa signature sur cet accord ainsi , personnellement sa signature l’engagera .

Le Point de blocage:

La Majorité Présidentielle refuse que le Président de la République soit signataire de cet accord reprenant ses engagements ;

2. La Majorité Présidentielle soutien qu’il doit simplement être repris dans cet Accord que le Premier Ministre proviendra de l’Opposition .

Le Rassemblement exige qu’il soit clairement repris que le Premier Ministre proviendra du Rassemblement car Joseph Kabila pourra profiter de cette incise pour confirmer Badibanga au motif qu’il serait de l’Opposition , la Petite Frange de l’Opposition signataire des Accords de la Cité de l’Unité Africaine , le 18 octobre 2016 .

3. La CENI

La Majorité Présidentielle soutient que chaque composante puisse remplacer ses Membres au sein de cette instance .

Le Rassemblement demande qu’il y’ait une refonte totale des Membres de cette Instance car Le Président Nangaa et le Vice Président Kantitima sont complètement déjà acquis à la cause du Régime de Joseph Kabila donc n’offrent aucune garantie de neutralité de cette institution tel que le recommande la Constitution .

4. Mesures de décrispation politiques

La Majorité Présidentielle demande que les noms des 7 Personnes leur présentées par le Rassemblement soient soumis à l’examen d’une Commission des Magistrats qui pourra y statuer au cas par cas pour décider de leur libération .

Quant au sort de l’Ancien Gouverneur MoÏse Katumbi Tchapwe , La Majorité s’oppose à l’abandon des poursuites judiciaires à caractères Politique dont il est l’objet de la part du Pouvoir de Joseph Kabila . Elle veut que ce cas soit aussi soumis à cette commission .

Le Rassemblement s’oppose à cette hypothèse arguant, que cette commission des Magistrats sera complètement inféodée au Ministre de la Justice dont tout le monde connaît les affinités avec Joseph Kabila et les animosités développées contre l’Opposition .

Par ailleurs les dernières décisions judiciaires contre divers Membres de l’Opposition ont démontré l’inféodation et la manipulation de la Justice par le Pouvoir de Joseph Kabila .

Le rassemblement évoque des cas de jurisprudence pour balayer la thèse soutenue par la Majorité Présidentielle . Il s’ agit de cas suivants :

Le Mouvement M23 : le pouvoir de Joseph Kabila n’avait jamais passé ces cas par une Commission des Magistrats et s’était limité à signer les accords et les appliquer quoique les faits leur reprochés étaient extrêmement graves .

Le Cas de Gédéon : Ce dernier était condamné à mort pour des crimes contre l’humanité et entre’ autre cannibalisme . Il a été gracié sans que son cas soit soumis à une quelconque commission des Magistrats . Pire que ça, un tapis rouge lui a été déroulé lors de sa réédition .

Les acteurs du rassemblement constatent que les Evêques sont entrain de fléchir sur ce quatrième point de désaccord poussés par TAMBWE MWAMBA et VITAL KAMERHE qui se révèlent pendant ces négociation comme des défenseurs acharnés de Joseph Kabila .

Quelques Observations :

1. Joseph Kabila fait agir les Membres de sa Majorité en ne prenant nullement un engagement personnel. Ne soyons pas surpris au regard de sa versatilité qu’il déclare ” je n’ai jamais dit que je ne serai pas candidat “. Son refus obstiné de signer ces accords qui l’engageraient personnellement laisse subsister des doutes quant à son engagement ferme et sincère . Disposant des instruments du Pouvoir , il pourra à tout moment remettre en cause ces Accords au regard de la conjoncture politique internationale .

2. L’obstination du Pouvoir de maintenir la CENI dans sa configuration actuelle présage de ses intentions de manipuler les élections à sa guise . La neutralité de la CENI doit impérativement être préservée .

3. De part le refus de la Majorité Présidentielle de faire adopter les mesures de décrispation sans les faire passer par une commission démontre à suffisance, que toute la mécanique ne vise qu’à écarter Moïse Katumbi Tchapwe du Processus électoral. Par conséquent une réaction vigoureuse du rassemblement et de la Communauté Internationale s’avèrent urgente .

4. Il apparaît clairement que les trois Personnes qui s’érigent en blocage des négociations de la CENI et par conséquent qui s’opposent à la volonté de la Population et de la Communauté Internationale et par voie de conséquence méritent des sanctions coercitives et imminentes de la part de la Communauté Internationale sont :

1. Joseph Kabila : Chef de l’Etat , chef d’orchestre qui agit en dessous de la table et qui tire toutes les ficelles ;

2. Tambwe Mwamba : Ministre de la Justice et cheville ouvrière au sein de la délégation de la Majorité Présidentielle ;

3. Kimbuta Yango André : Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa . Il est chargé des basses besognes pendant ces négociations .

4. Néhémie Mwilanie : Directeur de Cabinet de Joseph Kabila et Membre de la délégation en négociation . C’est la voix de Kabila

5. Kalev Mutond : Directeur de l’ANR et Membres de la délégation. Cheville ouvrière de toutes les stratégies répressives et des menaces de l’Opposition pendant le dialogue. Ce le bras armé de Kabila

6. Vital Kamerhe : Président de l’UNC qui fait corps avec les Délégués de la Majorité pour s’opposer aux points de vue du rassemblement. Au nom de l’Opposition signataire des accords du 18 Octobre, il s’obstine d’ adopter les points de vue du Rassemblement. Il s’acharne pour faire écarter Moïse Katumbi du processus électoral espérant créer un vide pour son élection en 2017 .

Devant ce constant , il est impérieux d’intérioriser que le rassemblement ne peut signer un Accord qui ne tienne pas compte de ses Thèses qui du reste, sont en phase avec les aspirations de la Population Congolaise et les souhaits de la Communauté Internationale.”

Source: Facebook

RDC: Kabila paye 448.000 $ à l’ancienne sénatrice Cynthia McKinney pour faire son lobbying aux USA

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Ainsi que l’atteste le document ci-dessous, le Trésor Public de l’Etat Congolais a eu à payer 448.000 dollars à l’ancienne sénatrice Cynthia McKinney  pour des services de lobbying auprès des autorités américaines. Un montant faramineux pour des services inutiles alors que Joseph Kabila devait simplement se préparer à quitter le pouvoir à la fin de son mandat constitutionnel. Des si grosses sommes d’argent sont jetées par la fenêtre pour assouvir la soif du pouvoir alors que des écoles, des centres médicaux, des universités croupissent dans la misère et le manque des ressources minimales. Ce document prouve une fois de plus la prédation et le pillage des ressources du Congo, par une multiplicité d’acteurs nationaux et internationaux, au grand dam du peuple congolais longtemps maintenu dans misère la plus noire. Le peuple congolais doit se saisir de ce dossier et demander des comptes au gouvernement, aux élus, et à tous les bénéficiaires étrangers de cette forme subtile de corruption et détournement de l’argent public.

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RDC: Des nouveaux témoignages au Congrès Américain insistent sur l’importance des sanctions individuelles contre Kabila

Des personnalités qui ont été invitées à exposer sur la situation de la démocratie et des droits de l’homme à l’approche de la fin du mandat de Mr Joseph Kabila ont insisté sur les entraves aux libertés fondamentales dont sont victimes les membres de l’opposition politique et de la société civile. Elles ont appellé à ce que les USA exerce une pression sur la personne du Kabila pour que celui-ci respecte la Constitution de son pays et quitte le pouvoir à la fin de son mandat le 19 Décembre 2016. Les témoignages devant le congrès américain ont aussi insisté sur la nécessité des nouvelles sanctions individuelles contre Kabila et ses proches pour assurer une alternance démocratique.

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«Dialogue. Assurée de la Primature, l’opposition lâche tout»

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Revue de presse kinoise de mercredi 12 octobre 2016.

Les journaux parus mercredi 12 octobre s’intéressent aux travaux du dialogue national ouvert depuis le 1er septembre à Kinshasa.

Ce forum est pour l’heure dans l’impasse suite aux désaccords entre la majorité présidentielle et l’opposition. Des divergences résident notamment au niveau du respect de la constitution, le mandat du président de la République et le calendrier électoral.

Des divergences à conjuguer désormais au passé, estime Le Phare qui titre à la une : «Dialogue. Assurée de la Primature, l’opposition lâche tout».

Tout s’est concocté, écrit le journal, mardi 11 octobre à Pullman Hôtel, à Gombe, lors d’une énième séance de travail, en « comité restreint », entre des délégués de la MP et de l’Opposition ; alors que le facilitateur Edem Kodjo devrait convoquer une plénière le même jour.

Conformément aux calculs de la MP, l’opposition a cédé sur toute la ligne, ne posant plus la moindre condition pour le statut du chef de l’Etat après l’expiration de son second et dernier mandat, le 19 décembre 2016, ni sur la date exacte de la tenue couplée des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, ni sur la durée de la transition, encore moins sur la libération des prisonniers politiques ou la réouverture des médias, s’étonne Le Phare.

Pour quotidien, la course à la primature est à présent ouverte, en interne, entre le camp de Vital Kamerhe, co-modérateur du dialogue pour le compte de l’opposition, et celui de Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat et «Autorité morale» de l’Opposition Républicaine, une plate-forme qui revendique le leadership de l’opposition.

Derniers réglages au dialogue, écrit La Prospérité à la une : «Primature : la Majorité lâche, l’Opposition aux commandes!»

Le journal annonce que c’est maintenant une question de jours ou d’heures pour la signature de l’accord politique afin de sceller le principe de la gestion consensuelle de la période intérimaire.
Ainsi, un accord politique quel qu’il soit, même si l’on sait d’avance qu’il ne saurait être accepté par les sociétaires du Rassemblement de l’Opposition, sera-t-il signé, en fin de cette  semaine, projette La Prospérité.

À en croire le quotidien, Edem Kodjo, le facilitateur désigné par l’Union africaine et appuyé par l’ONU, va très prochainement plier bagages et rendre le tablier à ses mandants. Ceci ouvrirait, par conséquent, la voie à l’avènement d’un autre médiateur qui, normalement, dans le souci de rechercher un large consensus ainsi qu’une  véritable « inclusivité », pourrait se jeter dans les eaux bouillantes de la bouillabaisse politique congolaise, pour rééditer, une fois de plus, l’exploit de la pêche miraculeuse, en allant vers l’inoxydable Tshisekedi et ses colistiers de l’opposition radicale congolaise, ajoute la même source.

Et, dans cette perspective, suppute La Prospérité, le nom de Kofi Annan supplante celui de Said Djinnit qui, s’il était désigné, risquerait de subir le même sort que Kodjo, en essuyant des flèches enflammées de la « satanisation » de la part du Rassemblement des Forces politiques et sociales pour le changement, du fait d’avoir déjà œuvré dans une mission similaire, dans la Région des Grands Lacs.

En attendant, « La SADC consulte », révèle Le Potentiel. En séjour dans la capitale, une délégation de la SADC a entamé des consultations avec tous les protagonistes en vue d’un dialogue plus inclusif.
Le journal craint « l’irréparable qui se profile à l’horizon ». Une situation que « personne ne voudrait vivre « si les deux principaux protagonistes, à savoir le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (Rassemblement) et la Majorité présidentielle (MP) offrent le décor de deux armées sur le pied de guerre, la communauté internationale, elle, joue à l’apaisement. Celle-ci reste convaincue de la nécessité de préserver la paix et la coexistence dans un pays où l’embrasement général n’épargnerait ni la sous-région ni le continent africain, écrit le journal.

Forum des AS de son côté fait échos du Parlement et titre : « Le groupe parlementaire UDPS et alliés est formel. Samy Badibanga demeure son président ». Le journal dit en savoir un peu plus sur la « fronde » qui secoue le groupe parlementaire UDPS et Alliés depuis quelques jours. Un coin du voile s’est levé avec le communiqué signé mardi 11 octobre par le rapporteur adjoint dudit groupe, le député Ambatobe Nyongolo.

Dans ce document, l’élu de Fizi indique que les cinq membres qui ont déclaré avoir démis le président du groupe, le député national Samy Badibanga, n’en ont pas qualité «ni pour convoquer une quelconque réunion ni pour engager le groupe en quoi que ce soit».

Selon le rapporteur adjoint du groupe parlementaire UDPS et alliés, Fabien Mutomb, Jean-Claude Vuemba et Papy Niango ont été suspendus par le Président du Groupe pour «usurpation de pouvoir, faux et usage de faux, détournement des fonds pour avoir retiré, sans qualité, les fonds destinés au groupe auprès de la comptabilité de l’Assemblée nationale ; et insubordination», révèle Forum des As qui indique que les membres « putschistes » agiraient juste pour plaire à Etienne Tshisekedi.

Lire plus: http://www.radiookapi.net/2016/10/12/actualite/revue-de-presse/le-phare-dialogue-assuree-de-la-primature-lopposition-lache