RDC: La population siffle à minuit pour marquer la fin du mandat de Joseph Kabila le 19 Décembre 2016

Le Lundi 19 Décembre 2016, la population des grandes villes de la RDC a fait entendre des coups de sifflets et autres bruits assourdissants pour marquer la fin du mandat constitutionnel de Joseph Kabila. C’est le fameux carton rouge longtemps promis à Joseph Kabila qui est ainsi sommé de quitter le pouvoir en conformité avec la Constitution de la RDC.

Tout indique que Joseph Kabila ne l’entend pas de cette oreille. Il a déployé des militaires et policiers lourdement armés dans toutes les grandes villes avec mission de réprimer les manifestations pacifiques des citoyens congolais. Depuis 2006, Joseph Kabila s’est toujours imposé par la force, en déployant un fort arsénal militaire et en arrêtant et assassinant les dissidents.

Cette fois-ci, Joseph Kabila, ayant épuisé son mandat constitutionnel, devient illégal et illégitime. Les congolais se mobilisent pour faire usage de l’article 64 de la Constitution qui commande de faire échec contre tout celui qui veut prendre le pouvoir par la force ou l’exercer contre les prescrits de la Constitution.

Quelques photos montrant la militarisation des villes mais aussi le courage des congolais qui bravent la peur pour siffler et brandir le carton rouge:

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#RDC Les Tweets du jour: Mardi 13 Décembre 2016

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Notes sur notre rubrique “Les tweets du jour”:

Nous vous présentons cette série des tweets que nous avons sélectionné sur le réseau social Twitter. Les Tweets qui retiennent notre attention sont particulièrement ceux qui présentent au moins une des caractéristiques suivantes:

* dénoncent les abus de pouvoir

* dénoncent les violations des droits de l’homme

* donnent la voix aux victimes et personnes marginalisées

* réagissent de manière critique aux questions d’actualité

* attirent l’attention des gouvernants sur des questions négligées ou ignorées

* livrent une information vérifiable

Nous ne sélectionnerons pas les tweets:

* Qui incitent à la haine, à la violence ou à quelque forme de discrimination que ce soit.

* Qui visent en priorité à promouvoir un parti politique, regroupement politique ou un leader d’un parti politique.

Nous vous encourageons à envoyer un tweet sur tout ce qui se passe dans votre environnement immédiat et sur votre lecture des événements socio-politiques. Exprimez-vous avec liberté et creativité. C’est votre droit et votre devoir en tant que citoyen libre. Construisons ensemble un pays plus beau qu’avant, un Etat de droit, Une Démocratie au coeur de l’Afrique, Un Monde Juste qui bénéficie à tous et à chacun.

Il est préférable que votre tweet se compose d’une image expressive et d’un texte clair. Ajouter le hash tag #lecongolais.net ou @LecongolaisNet

Nous archiverons votre tweet sur notre site web et nous le disséminerons largement à travers facebook et les groupes de facebook pour une plus grande visibilité de votre tweet. De cette manière votre message atteint le plus grand nombre de personnes possible et vous contribuez à la sensibilisation de l’opinion nationale et internationale.

Nous sommes toujours très heureux de lire votre tweet et de le relayer à travers nos réseaux. Merci d’avance. N’oubliez pas de suivre sur Twitter en cliquant sur le lien suivant: www.twitter.com/LecongolaisNet

Mazembo Mavungu Eddy

Docteur en Sciences Politiques de l’Université de Witwatersrand, Afrique du Sud

Fondateur de Lecongolais.net (News, Analysis, Research and Publishing) et de Diela Information Systems (Web Solutions)

Co-Fondateur et Ancien Directeur Exécutif du Forum des Organisations Congolaises en Afrique du Sud (FOCAS)

Co-Fondateur et Membre du comité exécutif de Congo Renaissance (ONG)

Auteur des plusieurs publications scientifiques:

Politique et Territoire en République Démocratique du Congo: Une Analyse du processus d’installation des nouvelles provinces , Congo-Afrique, 55ème Année, No 499, pp. 724-745.

Stay in power whatever it takes: fraud and repression in the 2011 elections in the D.R. Congo. Journal of African Elections, 2013, Vol. 12, No 3. Available online at:

https://www.academia.edu/6107204/Stay_in_power_whatever_it_takes_fraud_and_repression_during_the_2011_elections_in_the_Democratic_Republic_of_Congo

Difficile autonomie, in Amboise Kom (dir), Fabien Eboussi Boulaga: la philosophie du Muntu, Karthala, Paris, 2009, 61- 77. Available online at: https://www.academia.edu/6107482/Difficile_Autonomie_une_lecture_de_la_Crise_du_Muntu_de_Fabien_Eboussi_Boulaga

Children, families and the conundrum about men: exploring the causes of father absence in South Africa and its implications for social and care policies’ (Co-author with Leila Patel), South African Review of Sociology, Vol 47, No 2, pp. 19-39.

Frontiers of power and prosperity: explaining provincial boundary disputes in post-apartheid South Africa. African Studies Review, Vol.59, No 2, pp. 183-208.

Provider Expectations and father involvement: learning from experiences of poor “absent fathers” in Gauteng, South Africa, African Sociological Review, 2013, Vol. 17, No 1, pp. 65 – 78. Available online at:

https://www.academia.edu/6107229/Provider_expectations_and_father_involvement_learning_from_experiences_of_poor_absent_fathers_in_Gauteng_South_Africa

Ideological clashes behind provincial boundary disputes in post-apartheid South Africa, South African Journal of Geography, Vol. 94, No 1, pp. 60-74, 2012. Available online at: https://www.academia.edu/6107439/Ideological_clashes_behind_provincial_boundary_disputes_in_post_apartheid_South_Africa

The colonial legacy of international voluntary service, Community Development Journal, 2012, 48 (2), pp. 179-196.  (co-author). Available online at: https://www.academia.edu/6107493/Colonial_legacy_of_international_volunteering

 

Contacts: mazemb_eddy@yahoo.fr  @mazembo (twitter) @lecongolaisNet

RDC: Soeur Clara Agano, une militante des droits de la femme, assassinée à Bukavu.

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Nous sommes le 29 novembre 2016. Il est à peine 14h 10’. Sœur Clara est dans son bureau à la paroisse Mater Dei. Elle encadre des jeunes filles avec des cours de rattrapage. Ces filles qui n’ont pas eu la chance de bénéficier dès leur jeune âge de la gratuité de l’enseignement primaire.
Ces filles qui ont raté l’école à cause des travaux ménagers parfois obligatoires, ces filles que parfois la coutume a interdit d’aller à l’école, ces filles qui n’ont jamais eu quelqu’un pour les envoyer en classe, bref ces filles avec leur passé difficile, chargé et qu’on ne doit pas juger car nous sommes complices de leur sort. Clara se bat pour qu’elles étudient et accèdent au savoir, une importante clé de réussite dans leur vie. Voilà comment se prépare la revendication de la parité, voilà comment on devient héros dans l’ombre !

Depuis 4 ans, le Centre Madeleine qui encadre ces filles délivre des certificats de fin d’études primaire et donc par miracle ces filles peuvent faire l’école secondaire et évoluer comme les autres. Elles sont là pour certaines à hurler leur colère et on dirait qu’on leur a arraché un morceau de leur vie ! Clara a été assassinée presque devant elles. Elle est morte en pleine exercice de sa fonction.

Le criminel est arrivé en plein jour. Il a dit venir voir la religieuse pour une inscription à l’école. Quoi de plus normal ? La sentinelle l’a laissé entrer mais quelques minutes après, on a entendu un cri. Pressé de vérifier, le même homme sortait du bureau en fuyant. Aperçu, il a été neutralisé quelques minutes plus tard et c’est après qu’on découvrira Clara gisant par terre avec le couteau encore bien plongé dans son cou. Elle respire encore. Des jeunes gens la tirent croyant qu’elle survivra de ses blessures. Le seul moyen de transport une moto, et Clara achèvera sa course quelques minutes plus tard devant le Centre de Santé sans avoir eu la chance d’être sauvée. Elle était décédée. Elle aimait son métier, ses filles, sa vocation. A 40 ans cette vraie actrice des droits de la femme est partie… Elle s’ajoute à la longue liste des défenseurs des droits de l’homme décapités dans cette province.

D’où nous vient cette culture d’égorger des gens ? Plonger les couteaux dans les cous des femmes, des religieuses et en plein jour ? Un mode opératoire nouveau probablement avec des maîtres au milieu de nous. On doit exorciser des telles pratiques.

La Population de la ville de Bukavu et particulièrement celle de la Paroisse de Mater Dei s’interroge et veut des explications !

Elle s’interroge :
– sur la dégradation continue de la situation sécuritaire à la veille des échéances électorales en RDC !
– sur la recrudescence de la violence et des attaques nocturnes et journalières des paisibles citoyens dans une ville où militaires et policiers pullulent et sont visibles partout et à toutes les heures dans les rues et les avenues armés jusqu’aux dents !
– sur la circulation paisible, au vu et au su de tout le monde, des individus visiblement dangereux, parfois de personnes déjà condamnées et censées purger leur peine en prison, parfois des drogués qui jonchent les rues, parfois même des détraqués mentaux armés qui attaquent des passant sous le regard rieur même des agents de l’ordre !
– sur la prolifération des maisons de vente des boissons fortement alcoolisés (Kafanya mbio, Power7, Kitoko, etc.) où se droguent des journées et des nuits entières des individus avides du crime ! Ajouter à ce décor, la fermeture sans explication des Coopératives et banques qui bouffent sans vergogne les épargnes de petites gens et la précarité généralisée avec les jeunes sans emploi. Voilà le vivier qui produit ces monstres ambulants que la mort mène paitre dans nos rues. En temps normal, quelqu’un devrait assumer ce lourd bilan.

Elle veut des explications :
– sur la suite des procès des certains présumés auteurs des violences ; d’assassinats crapuleux ; d’atteintes aux biens, à la vie et à l’intégrité physique des personnes qui, ici et là, ont été attrapés et mis à la disposition du pouvoir judiciaire
– sur le mécanisme par lequel, des personnes détenues en prisons, se retrouvent parfois entrain de circuler librement dans les rues et les quartiers et y commettent d’autres infractions.

On se rappellera que même Monseigneur l’Archevêque avait été attaqué chez lui en plein sommeil. Plus d’une année après, le présumé criminel est aux arrêts mais silence radio de la part des autorités sur le pourquoi et le comment d’un tel acte. S’il en a été ainsi de l’arbre vert, qu’en sera-t-il de l’arbre sec ? S’interroge un passant !

Nous sommes à un virage très particulier de l’histoire de notre pays, dans une période de mille enjeux et dangers. On doit rester vigilants et avoir le courage de dénoncer tout individu porteur de la mort qui vit au milieu de nous.
Pour éviter la justice populaire, les autorités judiciaires doivent aller au bout des enquêtes en identifiant les commanditaires et leur réseau pour l’extirper à la racine. On risque d’assister à une audience en flagrance où l’on condamne un criminel et chacun rentre chez soi le regard hagard comme si rien ne s’était passé à Mater Dei !

La Sœur Clara Agano était très philanthropique et généreuse. Son engagement pour l’amélioration des conditions de la femme l’amenait à passer ses journées à éduquer les jeunes femmes et adultes par l’alphabétisation. C’est à son travail que le criminel l’a surprise !
Que tous ceux et toutes celles qui militent pour la cause de la femme trouvent en elle leur inspiration profonde.

Que son Ame repose vraiment en Paix !
Abbé Justin Nkunzi

Source: Facebook

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« Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout »

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En amont de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, Oxfam a calculé que l’an prochain, le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde dépassera celui des autres 99 % de la population, à moins de freiner la tendance actuelle à l’augmentation des inégalités.

L’organisation internationale de développement, dont la directrice générale, Winnie Byanyima, coprésidera l’édition 2015 de Davos, souligne aujourd’hui que l’explosion des inégalités entrave la lutte contre la pauvreté dans le monde, alors qu’une personne sur neuf ne mange pas à sa faim et que plus d’un milliard de personnes vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

En sa qualité de coprésidente, Winnie Byanyima lancera un appel pressant à l’action pour enrayer la montée des inégalités, à commencer par des mesures énergiques contre l’évasion fiscale des multinationales, ainsi que pour accélérer les avancées vers la conclusion d’un accord mondial sur le changement climatique.

L’étude « Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout », publiée aujourd’hui par Oxfam, montre que la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépassera les 50 % en 2016. En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte.

La majeure partie (46 %) des 52 % restant du patrimoine mondial se trouve entre les mains du reste du cinquième le plus riche de la population mondiale. Les autres 80 % de la population mondiale ne se partagent que 5,5 % et possédaient en moyenne 3 851 dollars par adulte, soit 700 fois moins que le patrimoine moyen des 1 %.

« Voulons-nous vraiment vivre dans un monde où 1 % possèdent plus que le reste d’entre nous, s’interroge Winnie Byanyima. L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse et, malgré les questions brûlantes qui font l’actualité, le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement.

« Au cours des douze derniers mois, les dirigeant-e-s du monde ont, à l’instar du président Obama et de Christine Lagarde, de plus en plus évoqué le besoin de réduire les inégalités extrêmes. Mais pour beaucoup, nous attendons encore qu’ils joignent le geste à la parole. Il est temps que nos dirigeant-e-s s’attaquent aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère. »

Et Winnie Byanyima d’ajouter : « Le statu quo a un coût. Si les affaires continuent comme si de rien n’était pour les élites, notre incapacité à réduire les inégalités pourrait retarder la lutte contre la pauvreté de plusieurs dizaines d’années. Les populations pauvres souffrent doublement de la montée des inégalités : non seulement leur part proportionnelle du gâteau économique se réduit, mais comme les inégalités extrêmes nuisent à la croissance, le gâteau lui-même devient plus petit. »

Lynn Forester de Rothschild, PDG de la société E.L. Rothschild et présidente de la Coalition for Inclusive Capitalism, qui prend la parole aujourd’hui à un événement organisé conjointement par Oxfam et l’université d’Oxford, a appelé les chefs d’entreprise qui se réuniront à Davos à contribuer également à la lutte contre les inégalités extrêmes.

Elle a expliqué que « le rapport d’Oxfam n’est que le dernier d’une longue liste d’éléments établissant que les inégalités ont atteint des extrêmes scandaleux et continuent d’augmenter. Il est temps que les grandes pointures du capitalisme moderne, ainsi que nos responsables politiques, s’emploient à changer le système pour qu’il devienne plus équitable, plus durable et s’ouvre plus largement à toutes et tous.

« Les inégalités extrêmes ne constituent pas seulement un préjudice moral. Elles sapent la croissance économique et pèsent sur les profits du secteur privé. Les participant-e-s à la réunion de Davos qui aspirent à un monde stable et prospère devraient faire de la lutte contre les inégalités leur priorité absolue. »

L’an dernier, Oxfam a créé l’événement à Davos en révélant que les 85 personnes les plus riches possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Elles sont aujourd’hui 80 à posséder autant que 3,5 milliards de personnes, ce qui représente une baisse spectaculaire, si l’on considère que ce chiffre s’élevait à 388 en 2010. En termes nominaux, le patrimoine des 80 personnes les plus riches du monde a doublé entre 2009 et 2014.

Oxfam appelle les États à adopter un plan en sept points pour lutter contre les inégalités :

–    Mettre un frein à l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes
–    Investir en faveur de la gratuité et l’universalité de services publics comme la santé et l’éducation
–    Répartir équitablement la charge fiscale, l’allégeant du côté du travail et de la consommation tout en taxant davantage le capital et les richesses
–    Instaurer un salaire minimum et œuvrer à un salaire décent pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs
–    Instaurer une législation en faveur de l’égalité salariale et promouvoir des politiques économiques assurant le traitement équitable des femmes
–    Mettre en place une protection sociale suffisante pour les plus pauvres, notamment la garantie d’un revenu minimum
–    Adopter l’objectif commun de lutter contre les inégalités à l’échelle internationale

L’étude publiée aujourd’hui, qui fait suite au lancement de la campagne « À égalité ! » d’Oxfam en octobre dernier, met en lumière la façon dont l’extrême richesse se transmet de génération en génération et le fait que les élites mobilisent leurs ressources considérables pour s’assurer que les règles internationales favorisent leurs intérêts. Plus du tiers des 1 645 milliardaires recensés par Forbes ont hérité d’une partie ou de l’ensemble de leur fortune.

20 % des milliardaires ont des intérêts dans le secteur de la finance et de l’assurance, et le patrimoine nominal de ce groupe a augmenté de 11 % en douze mois, de mars 2013 à mars 2014. En 2013, ces secteurs avaient dépensé 550 millions de dollars pour faire pression sur les responsables politiques à Washington et à Bruxelles. Rien que pendant les élections américaines de 2012, le secteur financier a financé les campagnes à hauteur de 571 millions de dollars.

L’ensemble du patrimoine net des milliardaires ayant des intérêts dans le secteur pharmaceutique et de la santé a augmenté de 47 %. Eux aussi avaient dépensé 500 millions de dollars pour faire pression sur les responsables politiques à Washington et à Bruxelles, en 2013.

Oxfam craint que la force de lobbying de ces secteurs ne soit un obstacle majeur à la réforme du système fiscal international et n’impose des règles de propriété intellectuelle qui empêchent les plus pauvres d’accéder à des médicaments vitaux.

Les données du Fonds monétaire international, notamment, établissent de plus en plus clairement que les inégalités extrêmes sont préjudiciables aux personnes au bas de l’échelle, mais aussi à la croissance économique.

Source: Oxfam