RDC: Carnage à Kimpese par Kabila. L’ honorable Puela tire la sonnette d’alarme

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Nous reproduisons ci-dessous l’article de l’honorable Fabrice Puela sur le carnage que continue à perpétrer les forces de Kabila. Dans un article précédent, nous avions dénoncé cette nouvelle vague de violence irrationnelle et avions offert quelques clés de lecture de ce conflit. Ci-dessous, la publication de l’honorable Fabrice Puela.

 

Alerte ! Alerte ! Alerte!

Ça continue à tirer à Kimpese et je suis très préoccupé par ces tueries inutiles dans ma province. Le Kongo Central a toujours été un havre de paix, svp. Arrêtez ce carnage. Stoppez, svp. sinons vous devrez nous tuer tous.

Nous l’avons dénoncé sur Radio Okapi et venons de prendre contact avec Monsieur le vice-premier ministre de l’intérieur avec qui nous aurons une séance de travail en début de semaine prochaine pour l’établissement des responsabilités et la pacification de cette contrée.

Une question me monte à l’esprit, le Gouverneur de province sait-il que Kimpese dans le territoire de Songololo fait aussi partie du Kongo central?

Depuis plus d’un mois, à la suite de la calamité naturelle qu’a connue la ville de Boma, le Gouverneur, avec trois de ses ministres et conseillers s’y sont installés en permanence.

Ces représentants du gouvernement provincial et la suppléante du Gouverneur à l’Assemblée nationale, son épouse (qui, apparemment ne connait pas le rôle d’un élu national puisque transformée en agent social de la mairie); reçoivent et distribuent aux sinistrés, des vivres offerts par le gouvernement Central…

Les habitants du Kongo Central voudraient bien et sont même en droit d’exiger l’installation du Gouverneur et ses collaborateurs à kimpese pendant même un mois jusqu’à ce que la paix y soit rétablie de manière durable. C’est cela être Gouverneur.

Qu il y amène ses ministres et son conseil provincial de sécurité . C’est le minimum que peut faire même le plus piètre des gouverneurs. Ses collègues d’autres provinces le font.

Sinon , devant la démission des Députés provinciaux, il devra être interpellé par le gouvernement central et le conseil national de sécurité pour abstention coupable, complaisance et complicité dans ces massacres.

Il importe qu’accompagnant son Gouverneur, Madame la ministre proviciale de la santé aille suivre l’état de santé des blessés à kimpese. Comme elle est également ministre des affaires sociales, il lui revient de superviser les funérailles des morts par balle à kimpese.

C’est vraiment dégoûtant la façon dont l’image de la province est ternie.

Excusez-moi pour l’atrocité de ces photos. C’est pour vous donner une image de l’atrocité de ce carnage. Au delà, il faut que les responsabilités soient établies.

Honorable Fabrice Puela

Ci-dessous les images choquantes de la barbarie employée par les forces de Kabila:

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RDC– Les forces de Kabila continuent à massacrer les civils à Kimpese (Kongo Central), plusieurs dizaines des morts.

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C’ est un véritable carnage qui se poursuit à Kimpese (Kongo Central) par des tirs à balles réelles et exécutions sommaires perpétrés par les forces de sécurité. On dénombre plusieurs dizaines des morts et des blessés suite à ces affrontements entre les adeptes de Bundu dia Kongo et les forces de Kabila, devenu illégal et illégitime après le 19 Décembre  2016. Ces massacres doivent cesser. Les autorités nationales et provinciales sont appelées à respecter et protéger le droit à la vie, à l’intégrité physique et à une procédure judiciaire équitable. Les exécutions sommaires et l’usage disproportionné de la violence auxquels le peuple congolais assistent avec révolte doivent cesser immédiatement. Les juridictions internationales y compris les Nations Unies, l’Union Européenne et la Cour Pénale Internationnale sont priées d’intervenir en conformité avec le droit international.

Nous reviendrons dans un autre article sur la chronologie et les causes de cette tragédie politique. Mais d’ores et déjà, l’opinion nationale devra retenir que ces violences sont les conséquences des manigances politiques orchestrées par Kabila et sa majorité politique (MP) qui ont vu Samy Badibanga accéder au poste de premier ministre contre d’autres prétendants (dont Ne Mwanda Nsemi, chef spirituel de Bundu dia Kongo). Par la suite, Mr Mantezolo, vice président de Bundu -dia- Kongo, a obtenu un poste de vice-ministre dans le gouvernement de Samy Badibanga contre l’avis de son chef spirituel et politique. D’autres affaires à caractère personnel et interne au BDK se seraient greffées sur le conflit politique. Notamment un projet de mariage entre le chef spirituel Mwanda Nsemi et une des ses prophetesses auquel Mr Mantezolo et d’autres figures de leur mouvement se seraient opposés.

Dans une des parutions de son bulletin d’informations, Muanda Nsemi accuse le vice ministre Mantezolo d’être devenu un pion de Kabila et d’ourdir un projet d’assassinat de sa personne. Il lui reproche d’avoir accepté le poste “insignifiant” de vice-ministre alors que le BDK aurait le droit de prétendre à un meilleur traitement.

Les discours de Muanda Nsemi contre celui qui est ou fut son vice président ont été à la base de la mobilisation d’une frange d’adeptes de BDK qui se sont attaqués aux biens de Mr Mantezolo à Kimpese notamment. Les forces de Kabila ont été déployés et ont fait usage d’une violence disproportionnée, tirant à balles réelles sur les civils.

Le carnage continue. Le Député Fabrice Puela a sur sa page facebook et sur les antennes de la radio okapi tiré la sonnette d’alarme pour mettre les autorités nationales, provinciales et internationales devant leur responsabilité, notamment leur responsabilité de protéger les civils et de maintenir l’ordre public par des moyens légaux, et non par le recours à la violence disproportionnée.

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RDC: des divergences fondamentales persistent entre le Rassemblement et les signataires de l’accord du camp Tshatshi

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honorable puela

L’honorable Fabrice Puela nous fait le compte-rendu des divergences qui persistent entre le Rassemblement et les signataires de l’accord du camp Tshatshi.

J’ai passé l’après midi de ce vendredi 23 décembre au centre interdiocesain à Gombe pour échanger avec nos délégués au Dialogue sous la facilitation de la CENCO.

Je vous prie de lire cet article qui résume l’impasse observée et qui risque de tout remettre en cause. Lu pour vous;

“Points d’étranglement et personnalités qui sabordent les négociations menées par la CENCO, bafouant la volonté du peuple Congolais

En ce 23 Décembre 2016 il subsiste quatre points de divergences ci-après :

1. 1er Point de divergence : L’avenir du Président de la République et de la Constitution :

Le Rassemblement soutient que le Président de la République doit clairement faire la déclaration solennelle qu’il ne briguera pas un troisième mandat . Il ne procédera pas au changement de la Constitution et ne convoquera pas un Referendum quant à ce.

Le Président de la république par ses Représentants fait dire qu’il ne fera pas cette déclaration solennelle . Par contre , il suggère que cela soit repris dans l’accord à signer. Le rassemblement soutient que dans cette hypothèse , il accepte que cela soit repris dans cet Accord mais seulement , le Président de la république devra impérativement apposer sa signature sur cet accord ainsi , personnellement sa signature l’engagera .

Le Point de blocage:

La Majorité Présidentielle refuse que le Président de la République soit signataire de cet accord reprenant ses engagements ;

2. La Majorité Présidentielle soutien qu’il doit simplement être repris dans cet Accord que le Premier Ministre proviendra de l’Opposition .

Le Rassemblement exige qu’il soit clairement repris que le Premier Ministre proviendra du Rassemblement car Joseph Kabila pourra profiter de cette incise pour confirmer Badibanga au motif qu’il serait de l’Opposition , la Petite Frange de l’Opposition signataire des Accords de la Cité de l’Unité Africaine , le 18 octobre 2016 .

3. La CENI

La Majorité Présidentielle soutient que chaque composante puisse remplacer ses Membres au sein de cette instance .

Le Rassemblement demande qu’il y’ait une refonte totale des Membres de cette Instance car Le Président Nangaa et le Vice Président Kantitima sont complètement déjà acquis à la cause du Régime de Joseph Kabila donc n’offrent aucune garantie de neutralité de cette institution tel que le recommande la Constitution .

4. Mesures de décrispation politiques

La Majorité Présidentielle demande que les noms des 7 Personnes leur présentées par le Rassemblement soient soumis à l’examen d’une Commission des Magistrats qui pourra y statuer au cas par cas pour décider de leur libération .

Quant au sort de l’Ancien Gouverneur MoÏse Katumbi Tchapwe , La Majorité s’oppose à l’abandon des poursuites judiciaires à caractères Politique dont il est l’objet de la part du Pouvoir de Joseph Kabila . Elle veut que ce cas soit aussi soumis à cette commission .

Le Rassemblement s’oppose à cette hypothèse arguant, que cette commission des Magistrats sera complètement inféodée au Ministre de la Justice dont tout le monde connaît les affinités avec Joseph Kabila et les animosités développées contre l’Opposition .

Par ailleurs les dernières décisions judiciaires contre divers Membres de l’Opposition ont démontré l’inféodation et la manipulation de la Justice par le Pouvoir de Joseph Kabila .

Le rassemblement évoque des cas de jurisprudence pour balayer la thèse soutenue par la Majorité Présidentielle . Il s’ agit de cas suivants :

Le Mouvement M23 : le pouvoir de Joseph Kabila n’avait jamais passé ces cas par une Commission des Magistrats et s’était limité à signer les accords et les appliquer quoique les faits leur reprochés étaient extrêmement graves .

Le Cas de Gédéon : Ce dernier était condamné à mort pour des crimes contre l’humanité et entre’ autre cannibalisme . Il a été gracié sans que son cas soit soumis à une quelconque commission des Magistrats . Pire que ça, un tapis rouge lui a été déroulé lors de sa réédition .

Les acteurs du rassemblement constatent que les Evêques sont entrain de fléchir sur ce quatrième point de désaccord poussés par TAMBWE MWAMBA et VITAL KAMERHE qui se révèlent pendant ces négociation comme des défenseurs acharnés de Joseph Kabila .

Quelques Observations :

1. Joseph Kabila fait agir les Membres de sa Majorité en ne prenant nullement un engagement personnel. Ne soyons pas surpris au regard de sa versatilité qu’il déclare ” je n’ai jamais dit que je ne serai pas candidat “. Son refus obstiné de signer ces accords qui l’engageraient personnellement laisse subsister des doutes quant à son engagement ferme et sincère . Disposant des instruments du Pouvoir , il pourra à tout moment remettre en cause ces Accords au regard de la conjoncture politique internationale .

2. L’obstination du Pouvoir de maintenir la CENI dans sa configuration actuelle présage de ses intentions de manipuler les élections à sa guise . La neutralité de la CENI doit impérativement être préservée .

3. De part le refus de la Majorité Présidentielle de faire adopter les mesures de décrispation sans les faire passer par une commission démontre à suffisance, que toute la mécanique ne vise qu’à écarter Moïse Katumbi Tchapwe du Processus électoral. Par conséquent une réaction vigoureuse du rassemblement et de la Communauté Internationale s’avèrent urgente .

4. Il apparaît clairement que les trois Personnes qui s’érigent en blocage des négociations de la CENI et par conséquent qui s’opposent à la volonté de la Population et de la Communauté Internationale et par voie de conséquence méritent des sanctions coercitives et imminentes de la part de la Communauté Internationale sont :

1. Joseph Kabila : Chef de l’Etat , chef d’orchestre qui agit en dessous de la table et qui tire toutes les ficelles ;

2. Tambwe Mwamba : Ministre de la Justice et cheville ouvrière au sein de la délégation de la Majorité Présidentielle ;

3. Kimbuta Yango André : Gouverneur de la Ville Province de Kinshasa . Il est chargé des basses besognes pendant ces négociations .

4. Néhémie Mwilanie : Directeur de Cabinet de Joseph Kabila et Membre de la délégation en négociation . C’est la voix de Kabila

5. Kalev Mutond : Directeur de l’ANR et Membres de la délégation. Cheville ouvrière de toutes les stratégies répressives et des menaces de l’Opposition pendant le dialogue. Ce le bras armé de Kabila

6. Vital Kamerhe : Président de l’UNC qui fait corps avec les Délégués de la Majorité pour s’opposer aux points de vue du rassemblement. Au nom de l’Opposition signataire des accords du 18 Octobre, il s’obstine d’ adopter les points de vue du Rassemblement. Il s’acharne pour faire écarter Moïse Katumbi du processus électoral espérant créer un vide pour son élection en 2017 .

Devant ce constant , il est impérieux d’intérioriser que le rassemblement ne peut signer un Accord qui ne tienne pas compte de ses Thèses qui du reste, sont en phase avec les aspirations de la Population Congolaise et les souhaits de la Communauté Internationale.”

Source: Facebook

RDC: Kabila au pouvoir jusqu’en novembre 2017 ?

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Les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui mènent le dialogue de la dernière chance en République démocratique du Congo ont été clairs mercredi soir. Quoi qu’il arrive, ils clôtureront le dialogue ce vendredi afin de pouvoir retourner dans leurs paroisses à l’occasion des fêtes de Noël. Ils avaient aussi prévenu qu’en cas d’échec, ils n’hésiteraient pas à en « tirer les conclusions et à pointer du doigt publiquement les responsables ». Ce jeudi, les règles du dialogue ont été modifiées pour le rendre plus compact.

Les évêques ont limité chaque camp à 5 représentants. Côté majorité présidentielle, les seconds couteaux présents jusqu’ici au dialogue ont fait place aux cadors. Aubin Minaku (président du parlement), Kalev Mutond (patron du service de renseignements) et André Kimbuta (gouverneur de la ville-province de Kinshasa) étaient notamment face aux évêques en fin de matinée.

Pourquoi la mobilisation des gros bras de la kabilie ? « Parce que Kabila a compris qu’il était temps d’arrêter de jouer au plus malin », tente d’expliquer un membre de l’opposition qui ne cache pas que la mobilisation « de ces proches du président est aussi la preuve que les négociations vont rentrer dans le dur. Il va falloir être très prudent, les pièges ne vont pas manquer ».

Avancées prudentes

Quatre grands points étaient inscrits sur la feuille de route : la non candidature de Joseph Kabila à un troisième mandat, la non modification de la constitution, le calendrier de la présidentielle et l’architecture institutionnelle à mettre sur pied pour encadrer le processus.

Sur le premier point, le message des kabilistes était habituel « le président a toujours dit qu’il respecterait la constitution », explication de la même veine pour la non modification de la constitution. Pour le calendrier, la majorité avait obtenu la date du mois d’avril 2018 pour la tenue des élections lors du dialogue de l’OUA. Une date imbuvable pour l’opposition qui exige le scrutin au printemps ou en été 2017. Un compromis serait sur la table pour novembre 2017.

C’est sur le quatrième point, celui de l’architecture institutionnelle, que les lignes ont le plus bougé. Dans le nuit de mercredi à jeudi, les évêques ont rendu visite au vieux leader Etienne Thisekedi. Une discussion nocturne qui a débouché sur une vraie surprise, le patron de l’UDPS, qui a toujours affirmé qu’il était le vrai vainqueur de la présidentielle de 2011 et qu’il déniait toute autorité à Joseph Kabila, a accepté un principe de cohabitation entre la fin de ce dialogue et la tenue de la présidentielle en 2017. En échange de cet accord, Etienne Tshisekedi dirigerait le Conseil national de Transition (une terminologue refusée par le trio de la majorité parce qu’il rappelle trop le scénario tunisien ou centrafricain après le déboulonnage du président en place). Outre la difficulté de trouver un nom, il faut encore circonscrire le pouvoir de ce nouvel organe de la transition. Pour la majorité, pas question de lui accorder la moindre mission de l’exécutif, qui resterait donc entre les mains de Kabila.

Qui comme Premier ministre ?

Les jours de Samy Badibanga à la Primature pourraient déjà être comptés. Dans ce nouveau « big deal à la congolaise », le poste de Premier ministre serait toujours destiné à l’opposition. Mais quelle opposition ? Pour le clan Tshisekedi, le poste devrait revenir à l’UDPS. Le nom de Félix Tshisekedi arrive donc sur la table… pour le plus grand bonheur de la majorité qui flingue l’arrivée du père et du fils à deux organes supérieurs de la nation. Et c’est ici que commence un nouveau débat sur le terme opposition et ceux qui peut prétendre relever de cette qualification. Pour l’UDPS, il s’agit du «Rassemblement de l’opposition », pour la majorité, tous ceux qui ne sont pas dans l’actuelle majorité.

Le blocage sur cette question est sérieux et pourrait crisper au sein des rangs de l’opposition.

Mais le clergé catholique n’a pas le choix, il doit aboutir sus peine d’être sanctionné durement par le peuple. Dans le Congo Central, à Boma, des manifestants n’ont pas hésité à incendier une église parce qu’ils considéraient que les représentants catholiques les avaient trahis en ne poussant pas Joseph Kabila vers une porte de sortie.

Tensions dans le Katanga

Pendant que les négociations se poursuivaient à Kinshasa, une « opération porte à porte » selon l’expression d’un témoin, se déroulait à Lubumbashi, dans la commune de Katuba et en particulier dans le quartier de Mutshipisha-Gbadolite. Militaires et policiers étaient descendus en force dès 4h du matin pour arrêter tous les jeunes hommes qui étaient ensuite chargés dans un camion et emmenés vers une destination inconnue. La veille, le gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe Musonda, s’était rendu dans cette commune qui avait été très active lors des manifestations du 20 décembre. Le gouverneur voulait démontrer qu’il avait repris les choses en main. Mal lui en a pris, il a été contraint de rebrousser chemin, chassé par les habitants armés de tout ce qu’ils pouvaient ramasser à même le sol. Pour beaucoup d’observateurs, cette descente des forces de l’ordre et l’enlèvement de dizaines de jeunes hommes s’expliquent par la colère du gouverneur.

Par ailleurs, plus au nord mais toujours dans l’ex-province du Katanga, à Manono, l’évêque du diocèse, Mgr Vincent de Paul Kwanga, a lancé un SOS jeudi face aux « attaques répétées » qui rythment le conflit entre les communautés Pygmée et Bantou dans la région. Au-delà des victimes directes des attaques, il y a un “risque humanitaire causé par la faim et les épidémies” parmi les nombreuses personnes qui fuient ces violences, a-t-il souligné, à trois jours de la fête de Noël.
Manono, située à 480 km au nord de Lubumbashi, accueille selon lui plus de 50.000 déplacés. Selon le Bureau diocésain de Justice et de Paix (BDJP), la dernière attaque en date, menée mardi par des Pygmées à Manono, a fait 40 morts et 125 blessés.”En tant qu’Eglise catholique, nous demandons aux autorités nationales et provinciales compétentes d’assurer la protection des personnes et de leurs biens. (…) La population meurt sous le regard passif de l’armée et de la police”, a déclaré dans un communiqué l’abbé Alain Kabange, directeur du BDJP.
Il a également “déploré la passivité des Casques bleus de la Mission de l’Onu pour la Stabilisation du Congo (Monusco), qui se seraient retranchés dans leur base lors de cette attaque” mardi. Les assaillants “ont marché sur quatre kilomètres en tirant partout sans aucune réaction”, a affirmé Mgr Kwanga, en rappelant le “rôle de protection des civils” dévolu à la Monusco.

Pour en savoir plus: http://www.lalibre.be/actu/international/rdc-kabila-au-pouvoir-jusqu-en-novembre-2017-585c4d8acd7014981b3f97c0

RDC: Les congolais exigent le départ de Joseph Kabila devenu illégal et illégitime

Ce mardi 20 Décembre 2016, des manifestations se sont poursuivies à travers les grandes villes de la République Démocratique du Congo. Les congolais exigent le départ de Joseph Kabila du pouvoir. Celui-ci entend se maintenir au pouvoir par la force. Il a déployé un fort arsénal militaire à travers la République. Les militaires et les policiers tirent à balles réelles sur des paisibles citoyens qui protestent de manière pacifique.

Joseph Kabila est resté silencieux et invisible. Certaines sources disent qu’il s”etait déplacé vers l’Est à la frontière avec l’Ouganda la veille du jour fatidique du 19 Décembre. Pour neutraliser la résistance contre lui et continuer à entretenir la distraction et la diversion, il a annoncé le gouvernement de Badibanga le 19 Décembre, quelques heures après minuit, alors que les congolais sifflaient de partout pour marquer la fin de son mandat constitutionnel. Plusieurs congolais considèrent que le gouvernement de Badibanga est  un non-événement et qu’il ne contribuera en rien à résoudre la crise à sa racine.

Ce qu’exigent les congolais c’est le respect de la Constitution, le départ de Kabila, et la certitude sur des élections à organiser le plus tôt possible, de préférence en 2017 car la chose est techniquement possible.

Nous montrons ci-dessous quelques photos de Kinshasa, Lubumbashi, Kananga, et Goma.

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ci-dessous une élève de 16 ans atteinte par des balles réelles tirées par les forces de Joseph Kabila à Lubumbashi.

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Un jeune blessé grièvement par balles réelles des forces déployées par Joseph Kabila contre le peuple congolais qui réclame pacifiquement le respect de la constitution.

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Les étudiants de l’UNIKIN qui ont été empechés de manifester ont fini par brûler leur bus.

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Le siège du PPRD de Matete a été mis à feu par les manifestants.

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Les forces déployées par Joseph Kabila pour se maintenir au pouvoir n’hésitent pas à blesser et tuer. Voici quelques illustrations. On compte déjà plusieurs dizaines des morts et des blessés et des centaines d’arrestations. Un bilan plus précis est difficile à établir pour le moment.

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Quelques militaires et policiers ont été tués à Lubumbashi.

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