RDC: Francois Hollande condamne les exactions contre les civils et exige la tenue des élections présidentielles dans le délai.

francois-hollande-onu

De New York où il participait à l’assemblée général des Nations Unies, le Président francais a condamné sévèrement les tueries perpétrées par le régime de Kabila contre les manifestants qui réclamaient l’organisation des élections présidentielles dans le délai constitutionnel. Il s’est exprimé en ces termes:

« Il s’est produit des violences en RDC qui sont INADMISSIBLES, INSUPPORTABLES.

Nous ne savons pas encore le nombre de morts mais ce qui est incontestable, c’est qu’il y a des victimes et qu’elles ont été provoquées par des exactions venant de L’ETAT CONGOLAIS lui-même.

Le siège du principal parti de l’opposition, l’UDPS (de Monsieur Tshisekedi) a été incendié…

Dans aucun pays on ne peut accepter de tels comportements, de tels agissements, et donc je veux ici les dénoncer ».

Lors d’une visite à Kinshasa en octobre 2012, j’avais dit au président Kabila que nous ne transigerions pas sur les élections, leur date et le processus constitutionnel.

La Constitution doit être respectée, les élections doivent se tenir. Ensuite nous verrons avec le contrôle international ce qu’il sera possible de faire. »

RDC: des milliers de personnes fuient les combats dans le Rutshuru

En République démocratique du Congo, des combats entre groupes armés provoquent la fuite de milliers de personnes dans le Rutshuru, un territoire qui se situe dans l’est du Nord-Kivu. Selon la société civile, les Maï-Maï des groupes Guidon et Mazembe ont attaqué Kikuku et les sites de déplacés hutus qui se trouvaient à proximité. En réaction, des Nyatura et des FDLR, deux groupes issus des communautés hutues rwandaises et congolaises, ont contrattaqué. Ces attaques se produisent régulièrement depuis novembre dernier.

deplaces-rutshuru

Pour en savoir plus: http://www.rfi.fr/afrique/20160711-rdc-milliers-personnes-fuient-combats-le-rutshuru?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2016-07-11

RDC: plusieurs corps découverts dans la rivière Ndjili à Kinshasa

Victimes des gangs des quartiers, règlement des comptes ou exécutions sommaires ? C’est la question que se posent les habitants de Kinshasa après la découverte dimanche matin de plusieurs corps sans vie dans la rivière Ndjili. Pour l’autorité municipale de Limete, ce genre de découverte est fréquent. La population y voit plutôt l’œuvre des gangs des quartiers.

rivierendjili

Tous ces corps portaient des traces de violence : visages tuméfiés pour certains, un bras cassé pour l’un et des habits déchirés. Sur-le-champ, une famille a reconnu un de ses membres surnommé Junior. Un jeune homme de 22 ans qui, selon ses parents, habitait la commune de Lemba. Il avait disparu du toit paternel depuis le mercredi et dans ses poches ont été retrouvés un billet de 500 francs congolais et deux téléphones portables.

Alertés, les membres de l’ONG « Amour et Vérité » et des éléments de la Croix-Rouge de la RDC se sont rendus sur les lieux. C’est par leurs soins que les corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital général Mama Yemo après les formalités de police. Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit prêt à apporter son assistance au gouvernement pour enquêter sur l’origine et les conditions entourant la mort de ces personnes.

« Phénomène ordinaire », a cependant dit Douglas Nkulu, le bourgmestre de la commune de Limete. Selon lui, ce spectacle est régulier dans ce cours d’eau qui vient de la province du Kongo central, et qui charrie des cadavres humains et ceux des animaux. Mais certains habitants de Kinshasa pointent du doigt les Kuluna, ces gangs des quartiers dont on dénonce le retour en force dans la capitale.

Le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete a ouvert une enquête au sujet des corps découverts le dimanche 3 juillet dernier dans la rivière Ndjili.

Selon les témoignages recueillis auprès des riverains, ce sont sept corps que des pêcheurs ont découverts sur la rivière.

Le procureur général de Matete, Idumbu Meli Meli, parle plutôt de trois corps.

Il indique que ses services ont été alertés par la population qui a découvert des cadavres.

« Nous avons été alertés par la population. Et aussitôt les OPJ [Officiers de police judiciaire, ndlr] ont été dépêchés sur place dans le cadre de la découverte des cadavres. On a constaté effectivement que trois corps ont été repêchés. Ces trois corps étaient en décomposition », explique Idumbu Meli Meli.

Le procureur indique que les trois corps sont actuellement gardés à la morgue de l’hôpital général de Kinshasa.

Idumbu Meli Meli affirme que la police scientifique travaille pour déterminer les causes de la mort de ces personnes.

« Nous sommes en train d’enquêter là-dessus. Pour le moment, un dossier a été ouvert au Parquet de grande instance de Kinshasa/Matete. Nous avons fait une réquisition à médecin et une réquisition à la police technique et scientifique qui vont nous déterminer les causes de ces trois cadavres », détaille-t-il.

Le procureur révèle qu’un parent qui a reconnu son enfant parmi les trois corps sera invité à son service pour « nous orienter ».

Source: RFI et Radio Okapi

Le Phare: «Ban ki-moon devant un mur, la méfiance !»

ban kimoon

Revue de presse du 24 février 2016

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon est arrivé mardi 23 février à Kinshasa. Sa visite en RDC suscite beaucoup d’attentes de la part des Congolais et la presse kinoise les relaye sous différentes formes.

Pour Le Phare, tous les regards sont tournés vers Ban ki-moon pour un énième round d’écoute des pro et anti-dialogue mais aussi pour une éventualité clarification des contraintes politiques, techniques et financières qui obstruent la voie devant conduire le peuple congolais aux élections démocratiques, transparentes et apaisées.

Le journal qui titre à la une «Dialogue entre Congolais. Ban ki-moon devant un mur : la méfiance !», indique qu’officiellement, son séjour dans la capitale congolaise comporte deux volets : économique et politique.

Sur le plan politique, le quotidien note que le principal obstacle à gérer par le Secrétaire général des Nations Unies n’est autre que la méfiance qui s’est installée entre la Majorité au pouvoir et l’Opposition ainsi que les organisations de la Société Civile qui leur sont assujetties. Il reste à savoir si ce haut fonctionnaire onusien a aménagé, dans son agenda de travail, suffisamment de temps pour cerner les contours de la crise politique congolaise.

Au plan économique, il est appelé à prendre part à la Conférence sur l’investissement du secteur privé dans les Grands Lacs, prévu du 24 au 25 février 2016 à Kinshasa. Ce forum, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la sous-région des Grands Lacs signé le 24 février 2013 par onze Etats membres de cette partie du continent africain.

Le souci des Nations Unies est de promouvoir la paix et la prospérité chez les peuples de Grands Lacs à travers des projets économiques intégrateurs concernant sept secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, les mines, les télécommunications, l’agro-industrie, l’énergie, le tourisme et les finances.

Mais, en dépit de son impact futur non négligeable sur le social des populations de la RDC et de ses voisins, cette conférence économique est loin de chasser de la tête du Congolais moyen comme de celles des leaders politiques le spectre d’un dialogue en ballottage depuis plus de six mois et d’un processus électoral totalement bloqué voici une année.

Cri du cœur des congolais à Ban Ki-moon : « Nous voulons la paix », écrit pour sa part Forum des As à la une.

Las de guerres, de massacres, de violences post-électorales, les Congolais ne demandent qu’une chose au patron de l’ONU : la paix.

« Nous voulons la paix », tel est le cri du cœur de tout un peuple à celui qui, mieux que quiconque, incarne la communauté internationale. Comme au Burundi, le succès de la visite de Ban-Ki-moon sera évalué à l’aune de la capacité du premier des diplomates onusiens à mettre les acteurs politiques et les opérateurs de la Société civile, toutes loges confondues, autour de la table pour un dialogue inclusif.

Forum des As note cependant que le secrétaire général de l’ONU est arrivé en RDC au moment où le pays de Lumumba est à la croisée des chemins : rarement, la paix et son contraire ont toisé le Congo-Kinshasa comme en cette 2016.

Que faire pour que les Congolais prennent la route de la paix ? C’est la grande question du moment. A cette interrogation existentielle, la communauté internationale répond en chœur : le dialogue, écrit le journal.

La Prospérité revient aussi sur l’attente du dialogue et titre: « Elections apaisées en RDC. Ban Ki-moon doit aider les congolais à dialoguer »

La visite de travail de Ban Ki-moon à Kinshasa n’aura vraiment de sens que s’il contribue à faire débloquer le processus électoral en panne. Si le dialogue est perçu comme l’un des moyens de parvenir à l’organisation des élections apaisées, comme l’ont si bien réaffirmé dernièrement l’UA, l’UE, l’ONU et l’OIF, donner un coup de main efficace  serait l’acte décisif qui, logiquement, permettrait d’avancer.

Le Secrétaire général de l’ONU sera-t-il à la hauteur des attentes des congolais, pour éviter que le syndrome burundais ne se reproduise en RDC ? Rien n’est moins sûr. Certes, la tâche est immense. Mais, lorsqu’on considère les positions de la Majorité, de l’Opposition et la Société civile en ce qui concerne, par exemple, la question du Dialogue, il y a lieu de souhaiter  que son implication personnelle fasse bouger, à coup sûr, les lignes.

L’Avenir revient sur le sujet du dialogue et titre à sa manchette : « Faire tomber le dernier verrou »

Le journal présente Ban Ki-moon comme ‘la clé, le dernier espoir aux yeux du peuple congolais, pour faire tomber les dernières résistances qui continuent à obstruer la voie vers un dialogue national inclusif ».

Selon L’Avenir, l’annonce de sa visite à Kinshasa avait déjà apaisé les inquiétudes dans le chef d’une population effrayée quotidiennement par l’extrémisme et des propos incendiaires, incarnés par une grange de ‘l’opposition anti-dialogue.

La Référence Plus publie à la une : « Ban Ki-moon pour répondre aux nombreuses attentes ».

Tout le monde nourrit de grandes attentes, indique le quotidien qui note qu’aux commandes de la machine de la paix mondiale, le dialogue passe par la voie obligée des aceyrus congolais pour sortir de l’impasse.

Et le journal de se demander : Ban Ki-moon pourrait-il décanter la situation politique en RDC ?

Le quotidien indique que le secrétaire général des Nations unies mettra à profit sa visite à Kinshasa pour évoquer plusieurs dossiers avec le président Kabila, notamment permettre sans nul doute à l’ensemble de la classe politique congolaise, de booster le dialogue politique en RDC.

Ce dossier est à la base de la division des politiques congolais, fait remarquer La Référence Plus.

Ce qui fait dire au journal Le Palmarès : « La tension monte dangereusement sur la scène politique »

Pour étayer son affirmation, le tabloïd montre qu’on assiste à une flambée de provocations entre les principaux protagonistes majorité et opposition se sont illustrés durant le week-end, en communiqués presque incendiaires.

Des communiqués qui en disent long sur l’état d’esprit belliqueux animant en ce moment les principaux acteurs politiques.

Source: Radio Okapi