«Beni : Les autorités indésirables »

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Revue de presse du mercredi 17 août 2016

Le journal Tempête des tropiques commente la réaction de la population de Beni, vis-vis des autorités gouvernementales dépêchées dans cette ville après les tueries du week-end dernier.

Quatre jours après les massacres de la population civile à Rwangoma par les ADF, les autorités gouvernementales sont indésirables dans cette partie du Nord-Kivu, rapporte La Tempête des Tropiques.

La population a exigé, du premier ministre Augustin Matata, la révocation du vice premier ministre et ministre de l’intérieur  et sécurité ainsi que celui de la défense nationale pour n’avoir pas accompli leurs missions, indique le tabloïd.

Le journal, qui cite le magazine Jeune Afrique, rapporte que la plupart des familles des victimes de Beni ont enterré leurs morts sans attendre les obsèques officielles. Elles reprochent au pouvoir de n’avoir pas empêché cette tuerie qui a fait 51 morts, selon la société civile. Pourtant, les autorités avaient été alertées par la population de ce village, conclut La Tempête des tropiques.
Les journaux de Kinshasa commentent aussi la réaction de Charles Mwando Nsimba, l’un des leaders de la plate-forme de l’opposition G7, accusé de détenir la nationalité belge en concurrence illégale avec celle de la RDC.

Membre fondateur du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), député national, ex-ministre de la  défense, ancien premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Charles Mwando confirme détenir une seule et unique nationalité  congolaise, conformément à la Constitution, rapporte La Prospérité.

Cela, depuis 2007, année au cours de laquelle, il avait  renoncé à sa nationalité belge, indique le journal. Il a brandi l’acte de renonciation à la presse mardi 16 août, au cours d’une séance de mise au point  tenue au siège du G7, précise le quotidien.

« Une fois devenu Président de la Commission Politique Administrative et Juridique (PAJ) de la Chambre Basse du Parlement, le débat autour de la notion de nationalité l’en détermina autrement. Car, à l’unanimité, il avait  été  levé l’option pour  tous ceux qui sont aux fonctions importantes ou ceux qui y aspirent, d’avoir une et unique nationalité congolaise. C’est sur base de cette disposition qu’il se  décida  de se rendre à l’Ambassade de  Belgique en RDC pour renoncer à la nationalité de ce pays », conclut le tabloïd.

Forum des As, fait remarquer que depuis donc 2007, Charles Mwando porte une seule nationalité : congolaise. « La preuve, je viens d’avoir un visa britannique de six mois. Si j’étais belge, je n’aurais pas besoin d’un visa britannique », s’est justifié le président du G7.

Charles Mwando Nsimba estime que la recherche des personnalités ayant une double nationalité doit continuer afin que tout le monde exhibe sa nationalité jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

« Consultations avant dialogue : la Cenco note des avancées prometteuses », titre Forum des As dans un autre chapitre.

Selon Mgr Marcel Utembi, dont les propos sont relayés par le journal, tout le monde estime que ce dialogue peut être porteur d’un avenir meilleur pour la nation et qu’il  il faut continuer.

Les acteurs politiques et ceux de la société civile ont pris  la ferme résolution, l’engagement d’aller de l’avant, rapporte le journal.

Pour en savoir plus: http://www.radiookapi.net/2016/08/17/actualite/revue-de-presse/la-tempete-des-tropiques-beni-les-autorites-indesirables

RDC: pour la Dynamique de l’opposition, Joseph Kabila est «le vrai problème du pays»

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La Dynamique de l’opposition estime que le président de la RDC, Joseph Kabila, est « le vrai problème » du pays à la suite de son annonce de l’organisation des élections après l’enrôlement des électeurs. Au cours d’une conférence de presse tenue samedi 7 août à Kinshasa, le modérateur de cette plateforme, Freddy Matungulu l’accuse de haute trahison et d’instrumentaliser les institutions de la République.

« La Dynamique s’étonne que M. Joseph Kabila se soit prononcé sur cette question cruciale dans un pays étranger, devant la presse étrangère et en anglais. Elle note en plus qu’il se substitue à la CENI [Commission électorale nationale indépendante], en violant intentionnellement l’article 211 de la Constitution. Ce faisant, M. Joseph Kabila confirme une fois de plus que c’est lui qui instrumentalise toutes les institutions de la République. C’est donc lui le vrai problème dans notre pays », affirme Freddy Matungulu.

Au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président Yoweri Museveni dans le district ougandais de Kasese jeudi 4 août dernier, le chef de l’Etat a indiqué que le calendrier électoral sera publié par la CENI pour la tenue effective des élections dès que le fichier électoral est disponible après l’organisation de l’enrôlement.

La Dynamique de l’opposition pense qu’avec cette annonce le président Joseph Kabila bloque le fonctionnement régulier des institutions de la République et « se rend coupable de l’infraction politique de haute trahison ».

Ce regroupement politique estime que « rien, ni personne ne pourra empêcher le peuple congolais de vivre cette année l’alternance démocratique conformément à la constitution de la République ».

« Le prévis constitutionnel de M. Kabila court à partir du 19 septembre prochain, conformément à l’article 73 de la constitution et se termine le 19 décembre 2016, date de la fin de son second et dernier mandat », précise Freddy Matungulu.

Dans une déclaration faite samedi 7 août à Radio Okapi, Jean-Claude Vuemba, président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), parti membre du Rassemblement de l’opposition, accusait Joseph Kabila de vouloir se muer en porte-parole de la CENI.

Un point de vue rejeté par le secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle (MP), Joseph Kokonyangi. Il pense que par cette annonce, Joseph Kabila a affirmé les prérogatives dévolues à sa fonction de garant de bon fonctionnement des institutions du pays.

La CENI a lancé l’opération d’enrôlement des électeurs le 31 juillet dernier au Nord-Ubangi. Celle-ci, à en croire la commission électorale pourra durer seize à dix-sept mois.

Pour en savoir plus: http://www.radiookapi.net/2016/08/08/actualite/politique/rdc-pour-la-dynamique-de-lopposition-joseph-kabila-est-le-vrai

La revue de presse: le dialogue sous forte presse et l’affaire du meurtre du militant de l’UDPS

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La déclaration de l’Union européenne publiée mardi en rapport avec le déroulement des manifestations de l’opposition et la question du sort du facilitateurdu dialogue récusé par l’opposition  sont parmi l’un des sujets qui suscitent les commentaires des journaux parus mercredi 3 aout à Kinshasa.

L’Union Européenne, qui a suivi de près le meeting MP du 29 juillet au stade Tata Raphaël, ainsi que les deux manifestations de l’Opposition, apprécie la manière dont ces activités politiques se sont déroulées, rapporte La Prospérité, ajoutant que l’UE a en outre appelé toutes les parties concernées par le processus électoral rd-congolais à la raison.

La partie gouvernementale et l’Opposition sont invitées à créer les conditions nécessaires pour démarrer, le plus rapidement, le Dialogue, poursuit le quotidien qui croit savoir que le sort du facilitateur « Kodjo est presque réglé ». A en croire le quotidien, une réunion du Groupe de soutien à la Facilitation du Dialogue est prévue pour jeudi 4 août. Plusieurs observateurs et éditorialistes évoquent ouvertement l’hypothèse d’un départ d’Edem Kodjo qui serait remplacé par un ancien Chef d’Etat africain, démocrate convaincu, rapporte La Prospérité.

Il s’agit, selon le journal qui cite les milieux diplomatiques, de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré. Le journal soutient que l’homme a l’avantage de mieux connaître la situation sociopolitique en RDC. Il connaît également mieux les différents acteurs politiques du pays. Entre 2005 et 2006, il s’était personnellement impliqué pour relancer le processus électoral déjà en panne à l’époque, rappelle le quotidien.

Analysant cette évaluation de l’UE sur les récentes  manifestations politiques en RDC, L’Avenir estime que, dans un contexte national où le Commissaire provincial de la Police nationale congolaise, dans l’exercice normal de ses fonctions, a été sanctionné par les Etats-Unis d’Amérique, et où certaines autorités de Kinshasa seraient sous la menace de sanctions internationales ciblées, cette déclaration prouve à suffisance que l’image de la République démocratique du Congo telle que vendue à l’extérieur ne ressemble pas du tout à la réalité.

Car, fait remarquer le tabloïd , pendant que tout le monde n’accordait aucune chance à la Police nationale pour sécuriser avec professionnalisme ces manifestations, le Gouvernement de la République a relevé un défi de taille qui, insiste le tabloïd,  lui a même valu les félicitations de son deuxième bailleur de fonds après la Banque mondiale.

Dans un autre registre, Le Phare titre en manchette « Terrible bavure à Limete : un combattant de l’UDPS abattu par balles ». D’après le quotidien, une grosse bavure militaire s’est soldée mardi  par la mort, par balle d’un combattant de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) dans le périmètre situé entre la 7eme et la 16eme Rue de la commune de Limete.

Le quotidien qui s’appuie sur des témoignages recueillis sur place rapporte que la victime, le nommé Augustin Mpiana Musoko, a été tué après un chaud débat engagé devant la morgue de l’Hôpital Saint Joseph de Limete avec les membres de sa famille qui étaient en train de négocier le kit d’enterrement d’un de ses frères, dont le corps venait d’être déposé dans ce site mortuaire et les marchands de cercueils.

Un militaire, pas concerné par ce débat, s’en mêlera. À la tournure des échanges qui devenaient chauds, relate le journal,  la victime, motocycliste de son état, a jugé bon de s’éclipser en moto. Il sera pourchassé et abattu à bout portant de plusieurs balles par ce militaire à la hauteur de la 16eme Rue Limete.

La nouvelle de la mort d’Augustin Mpiana sera aussitôt répandue dans les milieux des combattants de l’UDPS de Limete, Mombele et Kingabwa, car il portait un T-shirt et un badge à l’effigie de Tshisekedi. Ce qui a provoqué la tension durant tout l’après-midi  de mardi aux abords du siège de l’UDPS à Limete, précise le journal.

Pour en savoir plus: http://www.radiookapi.net/2016/08/03/actualite/revue-de-presse/la-prosperite-dialogue-gouvernement-et-opposition-sous-forte