Regards sur l’actualité du 14 mars 2016

tshibangu

RDC: le président du Sénat assurera l’intérim du chef de l’Etat en cas de vacance, estime le prof Tshibangu Kalala

Le professeur Tshibangu Kalala désavoue la démarche de la société civile force vive, proposant au gouvernement et au parlement de saisir la Cour constitutionnelle pour obtenir la prolongation de la date de l’élection présidentielle au-delà de décembre 2016.

Si l’élection présidentielle n’est pas organisée en novembre prochain, le président du Senat assurera l’intérim du Chef de l’Etat pour organiser les élections dans une période de 120 jours comme le prévoit la constitution, a-t-il estimée dans Dialogue entre Congolais.

« C’est une mauvaise idée parce qu’elle viole la Constitution. Ni le gouvernement, ni le président de l’Assemblée nationale et encore moins celui du Sénat ne sont autorisés à saisir la Cour constitutionnelle en interprétation de la constitution, concernant des questions qui relèvent d’une institution d’appui à la démocratie qui est la Ceni», a-t-il indiqué.

Lire la suite: http://www.radiookapi.net/2016/03/11/actualite/politique/rdc-le-president-du-senat-assurera-linterim-du-chef-de-letat-en-cas

élection des gouverneurs taillée sur mesure

RDC: l'élection des gouverneurs taillée sur mesure pour la majorité

Après deux reports, les nouvelles provinces de la République démocratique du Congo (RDC) éliront leurs gouverneurs le 26 mars après plusieurs mois d’administration intérimaire par des commissaires spéciaux nommés par le gouvernement. Une bonne nouvelle si ce n’était les conditions contestables dans lesquelles la Commission électorale (CENI) et le justice congolaise ont  validé et invalidé les différentes candidatures. Sur les 135 candidats gouverneurs, 31 ont été invalidées par la CENI et les Cours d’appel de justice et 66 ont été retirées. Au final, il n’y aura que 66 candidats pour pourvoir les postes de gouverneur dans les 21 nouvelles provinces. Certains observateurs y voient « une élection jouée d’avance ».

Lire la suite: http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-lelection-des-gouverneurs-taillee-sur-mesure-pour-la-majorite/

Joseph_KABILA

Défi : "Joseph Kabila" décidé à organiser "son" référendum...

Selon des sources bien informées à Kinshasa, "Joseph Kabila" a reçu, jeudi 10 mars, le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), Corneille Nangaa. Au centre de leur entrevue, l’organisation d’un référendum. Vous avez bien entendu! Le locataire du Palais de la nation aurait instruit le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku - qui est également le secrétaire général de la "majorité présidentielle" (MP) - de faire examiner "en priorité", lors de la session parlementaire qui débute mardi 15 mars, la proposition de loi, en la matière, élaborée, l’année dernière, par les députés nationaux Lucain Kasongo Mwadiavita et Simplice Ilunga Monga.

La visite de "Joseph Kabila" au "Congo d’en face" était en réalité fort "studieuse". Décidé à s’accrocher au pouvoir, l’homme est allé demander quelques "précieux conseils" à Sassou Nguesso qui a franchi l’étape du référendum. L’élection présidentielle a même été avancée au 20 mars prochain. "Joseph Kabila serait mal inspiré de prendre le modèle conçu par Sassou Nguesso comme un prêt-à-porter transposable dans l’ex-Zaïre, commente un analyste kinois. Sassou a préparé son ’coup’ depuis plusieurs années. Il est porté par les Nordistes et tente de séduire ses compatriotes du Sud notamment ceux de Pointe noire". Et d’ajouter : "Au Congo-Kinshasa, l’opinion souhaite le départ du président Joseph Kabila à l’expiration de son second et dernier qui intervient le 19 décembre prochain. Contrairement à Sassou, Kabila n’a pas de fief. Il est en rupture de bans avec ses ’frères katangais’. Il n’a plus qu’une bande de flatteurs autour de lui. Il risque d’apprendre à ses dépens que la force des armes ne suffit pas"

Lire la suite: http://congoindependant.com/article.php?articleid=10656

Kabwelulu

Haut Uele : Durba : les ministres Atama et Kabwelulu au secours des intérêts du "raïs"

Les ministres Crispin Atama Tabe (Défense nationale et anciens combattants) et Martin Kabwelulu Labilo (Mines) se sont rendus, en catastrophe, mercredi 9 mars, à la cité minière de Durba, située à une vingtaine de kilomètres de Watsa, dans la province du Haut-Uele. Mission : mettre fin au grave conflit qui oppose l’entreprise sud africaine Kibali Goldmines à des orpailleurs locaux. Bilan : bureaux de police vandalisés, plusieurs résidences saccagées. Il est fait état de mort d’homme.

C’est une démarche d’une promptitude inhabituelle que viennent de mener le ministre congolais des Mines et son collègue de la Défense nationale dans la petite cité minière de Durba où la société sud africaine Kibali Goldmines - née d’un partenariat entre les sociétés sud africaines Rangold Resources (45%) et AngloGold Ashanti (45%) - exploite depuis quelques années une importante mine d’or.

Depuis son installation dans cette partie de l’ancienne Province Orientale, cette entreprise entretient des relations heurtées non seulement avec des orpailleurs locaux mais aussi avec population. L’enjeu résiderait dans "la non prise en compte" des intérêts socio-économiques des habitants de cette contrée dans l’exploitation minière. Par prise en compte, il y a lieu d’entendre le développement des services sociaux de base : eau, électricité, routes, écoles, les hôpitaux. Sans omettre, la formation et l’emploi.

A Durba, Kabwelulu et Atama se sont entretenus avec les membres du comité local de sécurité. Les deux membres de l’équipe Matata III ont pu apprendre que tout a commencé par des tracts qui ont été lancé dans cette localité. Après les tracts, il y a eu la diffusion d’un communiqué sur les antennes d’une radio communautaire dénommée "Jamba" appelant les habitants à observer "une journée morte" pour le 7 mars dernier. L’appel est signé : "Ligue des Jeunes unis pour le développement de Watsa". Une organisation jusqu’ici inconnue.

Selon l’administrateur du Territoire de Watsa, cité dans une dépêche de l’ACP, des individus non autrement identifiés ont profité de cette "journée morte" pour vandaliser des "symboles" de l’Etat. C’est le cas notamment des bureaux de la police et de certaines résidences. L’autorité locale déplore de "perte en vies humaines" et des "dégâts matériels importants".

C’est un secret de Polichinelle de révéler ici que Kwabelulu et Atama ont été envoyés précipitamment à Durba non pas pour défendre l’intérêt général mais bien ceux du "raïs" et sans doute aussi ceux de sa famille biologique. "L’Etat, pour être respecté, doit représenter l’intérêt général, écrivaient deux éminents juristes en l’occurrence, Michel et Jean-Louis Debré dans leur vieil ouvrage ’Le pouvoir politique’". Ils ajoutaient : "En aucune façon, il {l’Etat} ne doit être le bien personnel d’un clan, d’une coalition d’intérêts ou d’une formation politique".

Lire la suite: http://congoindependant.com/article.php?articleid=10661

Monusco-RDC-Policiers-congo_0

RDC: une cour militaire sud-africaine pour juger des soldats de la Monusco

Certains sont soupçonnés d'agressions sexuelles. Une cour militaire mobile, dépêchée par Pretoria, est actuellement en train de les auditionner dans la province du Nord-Kivu. Joint par RFI, Charles Bambara, porte-parole de la mission des Nations unies en RDC, appelle les autres pays membres de la Monusco à prendre exemple sur l'Afrique du Sud.

Trente-deux soldats sud-africains sont actuellement poursuivis. Ce n'est pas la première fois que le contingent sud-africain est accusé d'abus à l'étranger. Pretoria avait déjà jugé des militaires, pour des faits similaires, il y a quinze ans, au Burundi. Charles Bambara, porte-parole de la Monusco, cite en exemple la décision de l’Afrique du Sud.

Joint par RFI, le général Xolani Mabanga, porte-parole de l'armée sud-africaine, explique de son côté que son pays fait preuve de responsabilité.

« Nous avons la responsabilité de nous assurer que nos membres, où qu’ils soient déployés, se conduisent avec discipline. Nous avons eu des signalements et des indications de mauvaise conduite mais nous n’avons pas tous les détails pour le moment et nous ne connaissons pas la nature exacte des infractions présumées qu’ils ont commises. Certaines de ces accusations concerneraient des abus et des exploitations sexuelles. Nous ne pouvons pas exclure cette possibilité », a-t-il souligné.

« Les Nations unies pensent que chaque pays contributeur de la Monusco devrait prendre les mesures nécessaires contre ses propres soldats qui auraient enfreint les règles concernant le déploiement ou le comportement des casques bleus. Ces pays peuvent s’attaquer à ce problème soit en employant leurs propres règles en matière de discipline et de bonne conduite, soit en s’en remettant aux règles des Nations unies », a tenu à préciser le général Xolani Mabanga, porte-parole de l'armée sud-africaine.

Lire la suite: http://www.rfi.fr/afrique/20160313-rdc-cour-militaire-sud-africaine-monusco-abus-soldats