Regards sur l’actualité du 2 mars 2016

onesime rapporteur adjoint ceni

Onésime Kukatula : «La Ceni a obéi aux injonctions des textes légaux et non de la majorité»

Onésime Kukatula, rapporteur adjoint de la Ceni, réagit aux propos de certains acteurs politiques qui affirment que la Ceni a répondu aux injonctions de la majorité présidentielle pour recaler les candidatures de certains indépendants à l’élection des gouverneurs.

« La CENI a obéi aux injonctions des textes légaux et de la constitution et non de la majorité. Ça aurait été un autre regroupement politique, la Ceni allait se comporter de la même manière »


«La Ceni a apprécié mais n’a pas pris des décisions à partir de la lettre venant de la majorité présidentielle.  C’est en mettant en place tous les instruments juridiques du pays que nous avons décidé», explique Onésime Kukatula.

«Le cas du chef de l’état est tout à fait différent. Il n’y a pas eu dénonciation ou réclamation de son regroupement politique. Mais ici, le regroupement ou les partis politiques ont dénoncé. Lorsque ce monsieur qui se réclame indépendant continue à exercer les fonctions, détient encore le mandat de son parti politique, du regroupement, c’est là où ça pose problème. Une chose est de postuler comme indépendant, une autre c’est d’être effectivement indépendant», indique le rapporteur adjoint de la Ceni.

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militants de lucha

RDC : vers une peine plus lourde pour les six militants de Lucha ?

Le parquet, qui réclame dix ans de réclusion, a fait appel de la condamnation à deux ans de prison ferme de six militants de Lucha. Le procès doit reprendre ce jeudi, mais les associations de défense des droits de l'homme et la communauté internationale condamnent déjà ce qui est pour elles une instrumentalisation de la justice par le pouvoir.

Vendredi, la défense a interjeté appel et, lundi, le parquet a suivi la même démarche. « C’est un scandale !, lance Georges Kapiamba, l’un des avocats des militants. Le parquet avait requis dix ans et juge les deux ans insignifiants. Il veut aussi que la cour ordonne la dissolution du mouvement Lucha, qu’il considère comme une association de malfaiteurs. »

Les activistes avaient été arrêtés le 16 février à l’aube, alors qu’ils dormaient. L’opposition et des associations de la société civile, dont Lucha, avaient appelé à une journée ville-morte dans le pays pour marquer leur attachement à la Constitution qui interdit à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat lors de la présidentielle prévue en novembre. Leur procès en appel doit s’ouvrir jeudi 3 mars.

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