Regards sur l’actualité du 21 mars 2016

martin fayulu

Election-RDC: «Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle», affirme Martin Fayulu

« Il n’est nullement question de dépasser la date constitutionnelle », a réagi samedi 19 mars l’opposant Martin Fayulu après les déclarations du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa, qui a fait savoir que son institution ne pouvait pas organiser l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel.

Selon la constitution, le deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat s’achève au mois de décembre prochain. Dans son calendrier publié l’année passée, la Ceni avait prévu d’organiser l’élection présidentielle le 27 novembre.

« Je ne vois pas comment est-ce que M. Nangaa peut dire qu’il ne peut pas organiser les élections le 27 novembre 2016 », déclare Martin Fayulu.

L’opposant accuse le président de la Ceni de tromperie, expliquant que Corneille Nangaa avait affirmé à l’opposition que les élections seraient organisées dans le délai si la Ceni avait les moyens suffisants.   

« M. Nangaa est en train de tromper les gens. Il nous a dit à nous, la Dynamique de l’opposition, qu’il était possible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel à la seule condition qu’il puisse avoir des moyens. Moyens financiers, moyens logistiques, moyens humains », révèle Martin Fayulu.

Pour l’opposant, l’organisation des élections dans le délai constitutionnel nécessite des moyens et la volonté politique.

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Kyungu

Kyungu (G7): “La CENI est devenue un instrument de tous les coups du pouvoir vis-à-vis de la population”

A Lubumbashi (Haut-Katanga), la plateforme G7 a s’est insurgé contre  toute autre démarche  de la  Ceni, tendant à ne pas organiser les  élections  prévues en 2016 dans le délai constitutionnel.

Cette structure de l’opposition a livré sa position, dimanche, au cours d’une conférence de presse, à Lubumbashi.

«La Ceni est devenue un instrument de tous les coups du pouvoir vis-à-vis de la population. Voilà pourquoi le G7 et les autres amis n’ont pas accepté d’aller dans leur fameux dialogue», a souligné le coordonnateur du G7 au Haut-Katanga, Gabriel Kyungu.

Il a également indiqué que le mandat du chef de l’Etat s’achève le 29 décembre 2016 conformément à la constitution.

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Présidentielle-RDC: Delly Sessanga juge la démarche de la Ceni "infondée"

Le président de l’Envol, Delly Sessanga Hipungu estime que la démarche du président de la Ceni de repousser les différents scrutins prévus en 2016 est infondée.

Le président de l'Envol a indiqué que la centrale électorale n’a pas qualité d’introduire une quelconque requête auprès de la Cour constitutionnelle :

«Il faut savoir que la constitution ne reconnait pas à la Ceni le pouvoir de saisir en interprétation la Cour constitutionnelle. Je pense que la Cour dira irrecevable cette requête».

L’Envol demande plutôt à la Ceni de se référer à l’arrêt de la Cour suprême de justice de 2007 qui avait refusé l’institution électorale d’organiser le second tour de la présidentielle au-delà de délai constitutionnel.

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lutundula

Christophe Lutundula: La CENI acquise à la stratégie du coup d'état constitutionnel de la Majorité

Le président  de l'Alliance des démocrates pour le progrès (ADP) voit  dans l’annonce du président de la Ceni « la mise en œuvre du point ultime de la stratégie de coup d’état constitutionnel mise en place par la majorité au pouvoir ».

L’opposant accuse la Ceni de jouer le jeu du pouvoir en devenant sa caisse de résonnance. 

« La majorité présidentielle nous a déjà annoncé cela, et voilà qu’aujourd’hui, la Ceni qui est sa caisse de résonance et son bras séculier vient de matérialiser cette annonce », affirme-t-il.

Christophe Lutundula dénie à la Ceni le droit de saisir la Cour constitutionnelle, estimant que cette démarche est contraire « à l’esprit et à la lettre de la constitution ».  

Dans un entretien accordé à la Voix de l’Amérique, le président de la Ceni a fait savoir que « des contraintes techniques » ne permettaient pas d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

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georges kapiamba

Elections-RDC: 33 ONG appellent la Ceni à respecter la constitution

Après l’annonce du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au sujet du recours qu’il compte déposer devant la Cour constitutionnelle pour obtenir « une petite extension » afin d’organiser l’élection présidentielle, une coalition des 33 ONG lui demande de se conformer à la constitution.

Dans une déclaration faite samedi 19 mars à Kinshasa, le coordonnateur de cette coalition, Me Georges Kapiamba, a estimé que la commission électorale n’était pas habilitée à saisir la Cour constitutionnelle.

« En ce qui concerne la saisine même de la cour constitutionnelle, ils savent très bien que la Ceni en tant qu’institution, n’a aucune qualité de le faire. Elle l’a fait l’année passée de manière qui a scandalisé tout le monde, mais ils savent que la cour s’était déclarée incompétente, avait déclaré leurs requêtes irrecevables » a argumenté Georges Kapiamba, évoquant la requête de la Ceni introduite devant la Cour constitutionnelle au sujet de l’élection des gouverneurs.

A l’en croire, cette cour n’a aucune compétence pour prolonger le délai des élections prévues dans la constitution.

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Procès Bemba

La Cour Pénale Internationale déclare J.P. Bemba coupable et le maintient en détention

Aujourd’hui, le 21 mars 2016, la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré à l’unanimité Jean Pierre Bemba Gombo coupable au delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis lors de l’opération menée en République centrafricaine (RCA) du 26 octobre 2002 ou vers cette date jusqu’au 15 mars 2003 par un contingent du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Jean Pierre Bemba faisait effectivement fonction de chef militaire exerçant une autorité et un contrôle effectifs sur les forces qui ont commis ces crimes.

La Chambre de première instance III est composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon). En application du Statut de Rome et du Règlement de procédure et de preuve de la Cour, les parties, c’est-à-dire le Procureur et la Défense, ont 30 jours pour faire appel de la déclaration de culpabilité, auquel cas la question sera portée devant la Chambre d’appel, composée de cinq juges.

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