Regards sur l’actualité du 5 avril 2016

chars mais pas argent pour elections

Tension à Lubumbashi : des chars et des commandos dans les rues

Un mouvement inhabituel de transport des chars de combat, du matériel militaire et d’hommes des troupes a lieu depuis le weekend à Lubumbashi, capitale de l’ex-province du Katanga, a constaté le correspondant de VOA Afrique sur place.

Un climat de terreur et d’inquiétude s’installe dans la ville où la situation devient de plus en plus tendue au fur et à mesure que l’échéance constitutionnelle pour la tenue de l’élection présidentielle se rapproche. Le scrutin doit, selon la Constitution, se tenir avant décembre 2016.

Aucune explication n’est donnée de la part des autorités sur cette présence militaire nombreuse.

"Je les ai vus moi-même de mes propres yeux : des chars de combat avec des militaires qui régulaient la circulation de leur manière pour les faire passer. C’est du terrorisme. On veut nous traumatiser", se plaint un habitant de la ville trouvé dans la rue.

"Nous sommes très inquiets de ce qui peut arriver dans l’avenir… Ces militaires viennent de quelque part, de Bunia peut-être… ils se circulent avec armes lourdes et autres matériel de guerre, mais pourquoi ?" s’interroge un habitant.

Le Commissaire spécial de la nouvelle province du Haut-Katanga, Félicien Katanga, explique, pour sa part, qu’il s’agit juste d’une simple opération de ravitaillement de la brigade provincial décidée par le pouvoir central.

Toutefois, ce mouvement des troupes et matériels militaire fait croître des suspicions dans cette province où la situation est tendue depuis quelques.

La police y visite régulièrement, et de plus en plus, des opposants.

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mbokani

RD Congo – Football : Dieumerci Mbokani annonce qu’il quitte les Léopards

« J’ai pris la décision d’arrêter avec la sélection nationale. Je ne veux plus jouer pour le Congo. Je trouve injuste le traitement qui m’est réservé. C’est pourquoi, après avoir discuté avec ma famille, mes proches, je décide d’arrêter », a déclaré Dieumerci Mbokani sur la radio congolaise Top Congo FM, mardi 5 avril.

La star des Léopards , qui ont remporté cette année leur 2e Championnat d’Afrique des nations (Chan) face au Mali, a lourdement condamné les propos du président de la fédération congolaise (RD Congo) de Football (Fecofa), Constant Omari.

Samedi 2 avril, ce dernier a déclaré qu’il allait examiner le cas de Dieumerci Mbokani « pour d’éventuelles sanctions ». Le joueur est dans le collimateur du président de la Fecofa, en raison de son absence lors de la double confrontation les 25 et 29 mars derniers face à l’Angola, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2017 alors qu’il avait été convoqué par le sélectionneur de la RD Congo, Florent Ibenge.

En fait, quatre jours à peine avant le match aller, l’attaquant congolais était présent à l’aéroport de Zaventem au moment des attentats qui ont frappé la capitale belge le 22 mars, faisant 32 morts et 340 blessés. Choqué, Dieumerci Mbokani qui n’avait pas souhaité s’exprimer sur le coup, avait simplement indiqué sur sa page Facebook qu’il était sain et sauf.

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prison angenga

RDC: pour HRW des enfants sont illégalement détenus dans la prison d’Angenga

L’ONG Human Right Watch vient de publier un nouveau rapport-choc sur la prison militaire d'Angenga en République démocratique du Congo. C'est là que près de 300 présumés FDLR ont été transférés depuis l'an dernier et restent détenus sans suite judiciaire. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, au moins 29 d'entre eux sont des enfants, détenus avec des adultes dans des conditions très difficiles et en violation des règles du droit international.

Pour Human Rights Watch, il faut que ces enfants soient immédiatement séparés des adultes et libérés. L'organisation de défense des droits de l'homme déplore que la mission des Nations unies au Congo ne soit pas intervenue avant. Elle est pourtant informée de cette situation depuis octobre. Une dizaine de ces enfants ont même transité par la Monusco qui les a remis aux FARDC sans faire le suivi de la situation. La Mission onusienne n'a envoyé une mission conjointe avec le gouvernement que mi-mars juste avant la publication du rapport de Human Rights Watch.

Autre sujet de préoccupation : comme l'avait déjà relevé le groupe d'experts des Nations unies, des dizaines de détenus ont affirmé à HRW être de simples civils, autochtones ou déplacés, raflés ou dupés, expliquent-ils, par les forces de sécurité et présentés comme des FDLR. « Pourquoi sont-ils détenus sans suite judiciaire depuis l'an dernier alors qu'ils devraient être démobilisés ? », s'interroge en tout cas l'ONG américaine.

L'organisation de défense des droits de l'homme appelle également le gouvernement congolais à formellement inculpé Séraphin Nzitonda, dit Lionso, un officier FDLR qui se trouve à Angenga et qui est soupçonné par la justice congolaise d'avoir participé à une campagne de viols de masse dans le territoire de Walikalé en 2010. Près de 400 femmes et filles avaient été violées en quelques jours. La justice militaire congolaise ne semblait pas au courant qu'il était détenu.

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