RDC: Le Conseil de Sécurité appelle Kabila à nommer urgemment le premier ministre présenté par le Rassemblement

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25 février 2017 – Le Conseil de sécurité de l’ONU a fermement condamné vendredi soir les violences observées au cours des derniers mois dans la région de Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC), et a réclamé la fin de l’impasse politique au niveau national.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil se sont déclarés vivement préoccupés “par les récentes informations faisant état de violations graves du droit international humanitaire commises par des milices locales dans la région de Kasaï, notamment le recrutement et l’utilisation illégale d’enfants soldats et les meurtres de civils par des membres des forces de sécurité de la RDC, qui pourraient constituer des crimes de guerre en vertu du droit international”.

Le Conseil de sécurité a demandé au gouvernement congolais d’envoyer sur place immédiatement une enquête crédible et impartiale et de traduire en justice tous les responsables. Il s’est félicité de l’annonce faite par le gouvernement à cet égard et a encouragé la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) à fournir un appui aux autorités congolaises, si demandé, dans la conduite de cette enquête.

S’agissant de la situation politique au niveau national, les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur ferme soutien à l’accord politique du 31 décembre 2016 et à la poursuite d’élections pacifiques, crédibles, libres, justes et inclusives d’ici à décembre 2017, conduisant à un transfert démocratique de pouvoir. Ils ont exprimé leur inquiétude croissante quant à l’absence de progrès dans le dialogue entre les acteurs politiques congolais en ce qui concerne les modalités de mise en œuvre de l’accord.

Ils se sont inquiétés de ce que, deux mois après la signature de l’accord, la nomination d’un Premier ministre présenté par la coalition Rassemblement, ainsi que l’installation d’un nouveau gouvernement de transition et du Comité national de suivi de l’accord (CNSA) n’aient pas encore eu lieu. Ils ont souligné la nécessité de maintenir la bonne volonté politique qui a mené à la signature de l’accord afin d’éviter une plus grande insécurité en RDC.

Dans ce contexte, les membres du Conseil de sécurité ont appelé « toutes les parties prenantes de la RDC, y compris le Président Kabila, la majorité présidentielle et l’opposition, à redoubler de bonne foi leurs efforts en vue d’une conclusion rapide des pourparlers en cours sur les ‘arrangements particuliers’ de l’accord, afin de désigner d’urgence un Premier ministre présenté par le Rassemblement, conformément à l’accord du 31 décembre, de mettre en place le CNSA et de mettre en œuvre pleinement des mesures de confiance ». Ils ont rappelé que les questions de sécurité ne devraient pas retarder la mise en œuvre de l’accord et que sa mise en œuvre rapide est importante pour assurer la paix et la sécurité dans le pays.

Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur plein appui à la médiation menée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et ont réaffirmé la nécessité pour toutes les parties de soutenir et de participer de manière constructive à ces efforts de médiation.

Ils ont souligné combien il était important pour le gouvernement et ses partenaires nationaux prennent « toutes les mesures nécessaires pour accélérer sans tarder les préparatifs des élections et pour assurer un environnement propice à la conduite pacifique et inclusive des activités politiques ». Ils ont également souligné l’importance de l’inclusion des femmes dans le suivi et la mise en œuvre de l’accord.

Pour en savoir plus: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39031#.WLHZofKq_SE

RDC: Joseph Kabila envisage de modifier la Constitution

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Joseph Kabila dont le second mandat touche à sa fin le 19 Décembre 2016 envisage de modifier la Constitution. C’est ce qui émerge de l’entretien qu’il a eu hier 12 Décembre 2016 avec une délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

“Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé au président Kabila de confirmer qu’il ne se présentera pas à l’élection. Il a dit que la Constitution était claire sur le troisième mandat mais elle (Ndlr, la Consitution) pourrait être amendée”, indique dans un message posté sur Twitter le Conseiller politique à la Maison du Royaume-Uni auprès de l’ONU, M. Stephen Hickey qui a pris part aux discussions entre le Chef de l’Etat congolais et la délégation des Nations unies.

Mr Stephen mentionne dans un autre tweet qu’il est inquiétant que le Président sortant et futur sénateur à vie parle de la modification de la Constitution juste au moment où une question directe lui est posée sur l’interdiction d’un troisième mandat consacrée dans la Constitution.

Joseph Kabila s’est aussi montré allergique et évasif face aux questions sur les violations des libertés politiques en RDC ( notamment l’existence des prisonniers politiques) demandant à la délégation de lui faire parvenir une liste des prisonniers politiques. “Il est curieux que le conseil de sécurité se focalise sur les violations de la Constitution de la RDC alors qu’il y a tant d’autres violations dans la région”, a-t-il déclaré à la délégation du conseil de sécurité des Nations Unies qui tenait à obtenir de Joseph Kabila de garanties de respect de la Constitution de la RDC qui interdit un troisième mandat et prescrit des délais clairs en ce qui concerne la tenue de l’election présidentielle.

Il ressort de l’entretien entre la délégation du conseil de sécurité et Joseph Kabila que celui-ci n’a pas encore rénoncé à l’idée de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Le Peuple Congolais est donc invité à redoubler de vigilance, à rejeter l’accord du camp militaire Tshatshi et à continuer à exiger le départ de Joseph Kabila au 19 Décembre 2016.

Lecongolais.net

Forum des As: «RDC: l’ultime mission de paix»

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L’arrivée ce vendredi en RDC d’une délégation du conseil de sécurité de l’ONU est l’un des sujets qui suscitent les commentaires des journaux parus vendredi 11 novembre à Kinshasa.

Après le sommet de la CIRGL à Luanda, les bons offices de la CENCO, une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies arrive ce vendredi à Kinshasa pour la recherche d’un large consensus, gage d’une transition apaisée, rapporte Forum des As.

Pendant les quatre jours de mission en terre congolaise, la délégation du Conseil de sécurité tâchera de se renseigner sur la crise politique qui mine la RDC, précise le quotidien, ajoutant que sur l’agenda de cette équipe, figurent des entretiens avec le président Kabila, les acteurs politiques de l’opposition et de la Majorité ainsi que la société civile.

Le journal estime qu’il s’agit d’une ultime mission de paix après celle que mène actuellement la CENCO dans le souci de réunir un consensus plus large autour de l’accord politique.

Commentant cette actualité, Le Potentiel souligne que les discussions entre les membres du conseil de sécurité de l’ONU et la classe politique congolaise porteront essentiellement sur la Résolution 2277.

S’appuyant sur cette résolution onusienne, poursuit le quotidien, l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) a recommandé à la délégation du Conseil de sécurité qui arrive ce vendredi 11 novembre en RDC «d’exhorter le président Kabila à se retirer à la fin de son mandat pour éviter une crise plus étendue», renseigne le journal.

Dans une lettre adressée mercredi dernier au Conseil de sécurité, l’ONG de défense des droits de l’homme a proposé aux membres du conseil de sécurité de demander au président Joseph Kabila, dans le cas où il ne quitterait pas ses fonctions dans le délai requis, de s’engager publiquement à se retirer à une date précise avant fin 2017, rapporte le tabloïd.

Apres Kinshasa, la délégation du Conseil de sécurité se rendra également à Beni en passant par Goma au (Nord-Kivu), nous apprend en outre le quotidien.

Au sujet de cette visite de la délégation onusienne à Beni, L’Avenir rapporte que le Centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme (CEPADHO)compte attirer l’attention des membres du Conseil de Sécurité de l’ONU sur les massacres des civils qui se poursuivent depuis deux ans à Beni.

L’ONG de défense des droits de l’homme attribue ces massacres aux « terroristes ougandais des ADF », souligne le quotidien.

Par ailleurs, relève le journal, il existerait selon le CEPADHO des similitudes entre l’explosion ayant ciblé les casques bleus mardi dernier à Goma et le mode opératoire des ADF depuis 2014 à Beni.

L’ONG espère donc que cette visite aidera les Nations-Unies à constater la nécessité de passer d’une à plusieurs Brigades d’Intervention de la MONUSCO dans la région, en vue d’éradiquer immédiatement et définitivement le terrorisme émergeant au Nord-Kivu, rapporte le tabloïd.

Les journaux parus ce vendredi à Kinshasa reviennent également sur le débat autour de la date butoir de la formation du gouvernement de transition.

Sur ce point, Le Phare constate que le délai de 21 jours que les participants aux travaux du dialogue avaient consigné pour la mise en place du « gouvernement d’union nationale » a largement expiré.

Logiquement, poursuit le quotidien, après le feu vert des chefs d’Etat et de gouvernement à ce deal politique lors de leur réunion du 26 octobre 2016 à Luanda, plus rien ne devait arrêter leur « train », pense le quotidien.

Mais, fait observer le confrère, cette locomotive de la « période intérimaire » continue de faire du sur place à sa gare de départ.

Peut-être, tente-t-il de répondre, le chef de l’Etat attend les conclusions de la médiation des évêques catholiques qu’il avait personnelle chargés d’une mission des bons offices auprès du Rassemblement de l’opposition.

La Prospérité de son côté s’interroge sur l’identité du futur Premier ministre à trois jours de l’expiration officielle du délai des 21 jours, soit le lundi 14 novembre prochain.

Il est établi que l’opposition coiffera la tête de ce gouvernement. Mais, note le quotidien, les modalités de désignation du Premier ministre de transition n’ont pas été définies lors des travaux du dialogue.
Le journal craint que le Président de la République soit le seul à avoir le dernier mot sur ce dossier pourtant dévolu à l’opposition.

Radio Okapi