RDC: VOICI POURQUOI LE POUVOIR S’AGITE CONTRE LA CENCO.

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Le week-end passé, la presse écrite et celle audio-visuelle nous ont inondé des communiqués au vitriol contre les évêques catholiques qui auraient pris position devant le flou politique faisant suite à la nomination de Bruno Tshibala. Pourquoi une telle agitation du régime de Kabila devant une pareille évidence ? Que voudrait bien cacher cet acharnement politique contre les prélats qui n’ont rappelé que la vérité des faits?

1. En éventrant le boa, les évêques ont mis à nu la roublardise du régime en place.

Ils ont donc remis les pendules à l’heure en précisant l’esprit et la lettre de l’Accord de la Saint Sylvestre en rappelant qu’eux, les anciens facilitateurs à la base de l’accord de la Cenco, ne reconnaissent qu’un seul rassemblement, celui piloté par Félix Tshisekedi et que par conséquent la nomination de Bruno Tshibala en dehors de cette plate-forme politique devient bel et bien une entorse à l’accord tel que stipulé le 31 décembre 2016.

Cette position clairement exprimée des évêques a soulevé un tollé de la part du régime qui a vite repris l’argument de la laïcité de l’État congolais et de l’incapacité tout autant juridique que constitutionnelle des évêques catholiques à s’opposer à la ligne politique du gouvernement. D’autres les ont taxés de ne pas se mettre au milieu du village et de rouler pour le compte du Rassemblement contre la majorité présidentielle. D’autres encore sont carrément passés à l’injure facile pour souiller l’autorité morale des pasteurs catholiques.

La vérité est que Joseph Kabila et les siens ont cru jouer au malin en croyant appliquer vis-à-vis de l’église, le schéma de débauchage pour affaiblir l’adversaire et de là imposer son plan machiavélique. Durant la longue transition consécutive aux travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Joseph-Désiré Mobutu avait réussi à bâillonner les aspirations profondes du peuple en créant le même scénario que nous observons ce temps dernier.

Au moment où il fallait appliquer les accords de la CNS, il nomma à la surprise de tous, un transfuge de l’UDPS, Faustin Birindwa comme premier ministre en lieu et place de son compagnon de lutte Étienne Tshisekedi, qui était coopté par les forces de l’Union Sacrée de l’Opposition radicale (Usor). Ce qui accentua la crise politique, divisant irrémédiablement le pays en deux camps, notamment celui de la mouvance présidentielle et ses partis politiques satellites d’une part et de l’autre part, celui de la vraie opposition radicale jumelée à la majorité du peuple zaïrois de l’époque.

Depuis le 5 avril où Joseph Kabila a franchi le Rubicon de la légalité en nommant à son tour à la surprise de tous, un autre transfuge de l’UDPS, Bruno Tshibala en lieu et place de Félix Tshisekedi, coopté par le véritable Rassemblement de l’opposition (Rassop), nous sommes en train de revivre le scénario qui avait plongé jadis le pays dans un chaos indescriptible entre 1992-1997. Et ce, avec raison d’autant plus que de nombreux conseillers de l’ombre de Kabila semblent être ceux-là mêmes qui avaient alimenté jadis l’entêtement de Mobutu jusqu’à sa fuite le 16 mai 1997.

En prenant leur courage de prendre position et de dénoncer les déviations politiques de partenaires de l’Accord du 31 décembre 2016, les évêques expriment clairement leur refus de voir se prolonger ad æternam une crise qui aggrave davantage une situation sociale déjà trop précaire pour le petit peuple et dont se moque éperdument les « mercenaires » et “kuluna” au pouvoir.

L’on se trouve ainsi devant deux visions de l’avenir du Congo : d’une part, les évêques qui veulent porter le pays vers un état démocratique et prospère par la mise en œuvre de l’accord de la Cenco et d’autre part, le pouvoir de Kabila qui travaille farouchement pour le statu quo et pour le maintien en poste du président sortant pour une durée indéterminée et ce, dans un cadre extra-constitutionnel.

2. Les armes de Kabila pour parvenir à ses fins.

Du point de vue de Kabila et de sa famille politique, la voix des eveques s’avère discordante vis-à-vis du gros mensonge qu’ils ont décidé à faire passer dans l’opinion nationale et internationale et selon lequel le nouveau nommé premier ministre est bel et bien un représentant légitime de l’opposition congolaise. Le déni des pasteurs catholiques dérange et jette un grain de sable dans la machine de propagande politique du pouvoir en place.

Pour châtier l’audace des évêques à vouloir à tout prix défendre la vérité historique jugée contreproductive à ses desseins politiques, la majorité présidentielle ne se contente plus de simples critiques acerbes et des injures faciles.

Kabila a fait de Kinshasa et d’autres villes jugées à haut risque pour son pouvoir, des citées assiégées par des forces militaires et policières et même par des milices étrangères.

Il est devenu si facile d’assimiler la méthode de terreur que les sbires de Kabila ont mise en œuvre depuis quelque temps, en mettant à sac des églises et des couvents religieux catholiques et en commanditant le pillage des séminaires et d’autres maisons de formation ecclésiastique, avec l’objectif clair de démystifier des personnes consacrées et de déstabiliser l’organisation interne de l’église jugée trop puissante et nuisible à leurs goûts.

Au Kassaï, plus précisément dans les diocèses de Kananga, de Mbuji-Mayi, de Luiza et de Luebo, les membres du clergé tout comme des infrastructures publiques et ecclésiastiques comme les écoles, les hôpitaux et autres, sont devenus des cibles numéro un du pouvoir. A Kinshasa, notamment à Limete et à Ngaliema, ils ont carrément vandalisé des églises et des tabernacles où siège le Roi des rois.

Dans l’entendement des commanditaires de ces sales besognes, cette intimidation pousserait les bergers (évêques) sinon à la retenue du moins au silence et à la peur de parler.

Au regard de l’accueil général du travail de facilitation des évêques de la part des masses populaires congolaises et de la reconnaissance par la communauté internationale de l’Accord de la Cenco coulé sous forme de Résolution 2348 du conseil de Sécurité de l’ONU, le pouvoir de Kabila a décidé d’utiliser l’artillerie lourde via une intense activité diplomatique qui, depuis, pousse She Okitundu, le ministre des affaires étrangères, à passer d’un avion à un autre pour aller au bout du monde défendre Kabila et son régime dont la chute politique semble déjà programmée d’après les articles l’Accord de la Saint Sylvestre.

La dernière visite d’une délégation de la SADC à Kinshasa et le récent voyage de Kabila en Égypte et au Gabon s’inscrivent tous dans cette démarche diplomatique consistant à chercher des soutiens régionaux et internationaux à l’échelle africaine.

Outre cet instrument diplomatique, le régime utilise son arme légendaire des divisions des congolais des uns des autres, créant confusion et dissension, même auprès de ce recours religieux qui reste comme seule référence morale crédible pour les populations congolaises qui se sentent carrément abandonnées par leurs dirigeants politiques.

Tenez! Hier lundi 24 avril 2017, nous avons pris connaissance du communiqué officiel lu par le révérend Elebe Kapalay, représentant de l’Église Kimbanguiste et porte-parole des chefs de confessions religieuses de la RDC. Au nom de ses pairs, ce dernier appelait tous les acteurs politiques et sociaux concernés par l’accord de la saint Sylvestre à collaborer avec le premier ministre Bruno Tshibala nommé par le président Joseph Kabila.

« Les chefs des confessions religieuses exhortent les acteurs politiques et sociaux, toutes tendances confondues, au dépassement de soi et à se mettre autour de Monsieur Bruno Tshibala Nzenzhe nommé Premier ministre, chef du gouvernement par le chef de l’État, après plusieurs mois d’atermoiements de la classe politique pour former le gouvernement d’union nationale devant rapidement amener le peuple congolais aux élections », a déclaré ce collectif religieux dans un communiqué conjoint.

Il faut noter que cette déclaration publique a été signée par tous les représentants des confessions religieuses congolaises, à l’exception de l’église catholique.

En d’autres termes, le pouvoir veut signifier à l’opinion congolaise que la parole de l’église catholique si minorée n’est pas parole d’évangile et que n’étant pas la seule église en RDC, sa position doit être tenue pour négligeable par rapport à la voix de toutes les autres confessions religieuses. En langage démocratique, c’est la majorité des confessions religieuses qui a parlé et qui est sensée avoir raison et que dans le cas échéant, le message subliminal consiste à suggérer au peuple congolais de pouvoir bien en tirer les conséquences logiques.

En encourageant cette rencontre des confessions religieuses, le pouvoir de Kinshasa vise au fond à isoler la Cenco et à affaiblir son opiniâtreté à défendre la vérité et les acquis de l’accord de la Cenco. En isolant la Cenco, c’est surtout à l’esprit et à la lettre de l’Accord de la Saint Sylvestre que ce pouvoir entend s’attaquer pour lui porter une estocade finale. Toutes les manœuvres dilatoires à son actif s’inscrivent dans la droite ligne d’imposer à la nation entière, une nouvelle base juridique, autre que l’accord de la Cenco, pour s’imposer soi-même comme la seule alternative politique possible.

3. La stratégie de la Cenco pour déjouer la perfidie de Kabila.

Lorsqu’en septembre 2016, Joseph Kabila avait demandé aux évêques d’assurer la mission de facilitation entre les forces politiques de la RDC, il avait commis une grave erreur d’appréciation entre la force de l’église réunie en collège épiscopal et la faiblesse de l’un ou l’autre évêque isolé avec qui il a pu s’attacher des faveurs ou qu’il a réussi à manipuler de temps en temps à sa guise. Il avait commis la méprise de sous-estimer la corporation des évêques et de croire qu’il les manipulerait aussi facilement qu’il le fait des opérateurs politiques ou des chefs des confessions religieuses dont il a acheté depuis des lustres la conscience et la soumission tacite à ses ordres.

En réalité, ce n’est pas pour sortir le pays de la crise qu’il avait fait appel aux évêques. C’est uniquement pour trouver un cadre propice qui l’aiderait à franchir sain et sauf le cap du 19 décembre 2016 qui signait la fin de son mandat et de là se donner une certaine légitimité qui lui était désormais refusée par la Constitution.

Les évêques, eux par contre, appréciaient autrement le rôle leur assigné. En acceptant cette mission de bons offices, ils se concentraient plutôt sur deux objectifs fondamentaux : primo, préserver au peuple congolais le bain de sang qui s’annonçait à l’horizon avec la surmilitarisation de la capitale kinoise et secundo, trouver, via un consensus entre opérateurs politiques, un cadre légal qui porterait le peuple congolais vers des élections présidentielles en décembre 2017, sans plus jamais Joseph Kabila comme candidat.

La signature de l’Accord de la Cenco qui établit la cogestion de la transition entre la majorité présidentielle et l’opposition et l’acceptation officielle par Kabila de ne plus se présenter aux prochaines élections présidentielles est une des grandes victoires politiques à mettre à leur compte. Sur les moyens et longs termes, les évêques sont arrivés à battre sans coup férir, juste avec les armes du droit et de la raison, un Joseph Kabila surarmé, qu’ils entendent descendre progressivement de son piédestal sans crépitement d’armes. Ils arrivent tant bien que mal à neutraliser toute son armada militaire, rendant celle-ci obsolète dans le nouvel environnement politique de l’Accord signé le 31 décembre 2016. Ils ont pu par conséquent opposer à la loi de la force, la force de la loi qui jetterait les bases à un Congo démocratique nouveau.

Et lorsque Joseph Kabila cherchera à reculer par rapport aux engagements pris publiquement, il sera trop tard. Les évêques passeront à la vitesse supérieure en prononçant à l’ONU un discours dans lequel ils affirmeront clairement devant l’opinion internationale qu’en RDC toutes les institutions (présidence de la république, gouvernement, parlement etc.) sont déclarées caduques depuis le 19 décembre 2016 et ne tirent plus présentement leur légitimité que dans le cadre de l’Accord de la Cenco qui passera quelques jours plus tard sous forme de la Résolution 2348 de l’ONU.

Lorsque le secrétaire général de la Cenco, l’abbé Nshole, a tenu vendredi 21 avril 2017 une conférence de presse au cours de laquelle il a lâché cette phrase assassine (« la nomination de Bruno Tshibala constitue une entorse à l’Accord de la Saint Sylvestre »), l’opinion congolaise était loin de savoir que ce prélat reprenait mot à mot la formule des archevêques et évêques qui venaient d’achever le jeudi 20 avril 2017, soit un jour avant, leurs assises extraordinaires sur la crise politique actuelle. Ces derniers venaient de publier un texte musclé avec un intitulé très évocateur « Proclame la Parole de Dieu, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte avec une patience inlassable et un souci d’instruire » 2 Tm 4, 2

Quel est au juste l’objet de leur refus et de leur menace ? D’après leur avis et considération, l’actuel chef du gouvernement a été nommé sans consultation préalable entre le chef de l’État et le chef de la délégation du Rassemblement. Et dans ce contexte, le fait de sortir du compromis convenu entre les parties prenantes ne serait rien d’autre que violer l’accord de la Saint Sylvestre.

Outre cette mise au point on ne peut plus claire sur les racines de la crise politique actuelle, les évêques congolais sont passés au plus concret. Ils ont officiellement lancé un vaste mouvement de vulgarisation de l’Accord du 31 décembre 2016.

Pour ce faire, ils ont remis sur le champ de bataille, la commission épiscopale Justice et Paix pour défendre le contenu de l’Accord de la Saint Sylvestre. Depuis hier lundi 24 jusqu’au jeudi 27 avril prochain, les animateurs de la commission Justice et Paix (CEJP), sous la délégation de la Conférence Épiscopale nationale du Congo, s’emploient à dynamiser le processus d’appropriation nationale de l’Accord politique Global et Inclusif de la Saint Sylvestre 2016.

Concrètement, la Cenco via son organe CEJP, a inauguré hier à Kinshasa, une grande rencontre nationale réunissant toutes les commissions diocésaines Justice et Paix disséminées sur tout let territoire national et en même temps tous les noyaux de la Dynamique Femme pour la Paix. L’objectif principal de ces assises, c’est l’appropriation des fondamentaux de l’Accord de la Saint Sylvestre et la mise en œuvre d’une synergie d’actions dans tous les diocèses tendant à booster toutes les forces vives de la nation vers un sursaut démocratique.

Pour être plus clair, le secrétaire de la CEJP, le père Clément Makiobo, a exprimé avec insistance, toute la détermination de l’Église Catholique à ne pas se taire face à la violation des droits de l’homme qui a basculé le peuple congolais dans une misère indescriptible. Pour les évêques congolais, la RD Congo n’appartient pas à un groupe d’individus ou à un club d’amis, mais à la nation congolaise tout entière. Ceci dit, la gestion du patrimoine national et les dividendes de cette gestion doivent être l’affaire de toutes les filles et de tous les fils du pays.

L’Église catholique démontre par là jusqu’à quel point elle entend exercer sa mission prophétique envers et contre tout, se décidant à accompagner le peuple congolais dans la mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre, qui est la seule voie pour porter le peuple vers un état de droit et vers les élections démocratiques.

Les évêques présentent pour cela un carton rouge à toute tentative de manipulation de l’Accord pour des intérêts partisans. Ils présentent clairement leur veto à toute tentative de passage en force de la part du pouvoir en place. Ils se constituent désormais en contrepouvoir contre tous ceux qui mettent leurs intérêts oligarchiques au-dessus de ceux de la collectivité.

D’aucuns se demandaient encore il y a quelques semaines en quoi consistait le plan B des évêques congolais. En lisant attentivement les lignes directrices de cette nouvelle dynamique de la commission épiscopale Justice et Paix, on n’a plus besoin d’être très intelligent pour le comprendre et le voir venir…

Source: CODE243 Facebook

#RDC Les Tweets du jour: Mardi 1 Novembre 2016

2016-11-01-2 2016-11-01-7 2016-11-01-9 2016-11-01-10 2016-11-01-11 2016-11-01-17 20161040_2

Notes sur notre rubrique “Les tweets du jour”:

Nous vous présentons cette série des tweets que nous avons sélectionné sur le réseau social Twitter. Les Tweets qui retiennent notre attention sont particulièrement ceux qui présentent au moins une des caractéristiques suivantes:

* dénoncent les abus de pouvoir

* dénoncent les violations des droits de l’homme

* donnent la voix aux victimes et personnes marginalisées

* réagissent de manière critique aux questions d’actualité

* attirent l’attention des gouvernants sur des questions négligées ou ignorées

* livrent une information vérifiable

Nous ne sélectionnerons pas les tweets:

* Qui incitent à la haine, à la violence ou à quelque forme de discrimination que ce soit.

* Qui visent en priorité à promouvoir un parti politique, regroupement politique ou un leader d’un parti politique.

Nous vous encourageons à envoyer un tweet sur tout ce qui se passe dans votre environnement immédiat et sur votre lecture des événements socio-politiques. Exprimez-vous avec liberté et creativité. C’est votre droit et votre devoir en tant que citoyen libre. Construisons ensemble un pays plus beau qu’avant, un Etat de droit, Une Démocratie au coeur de l’Afrique, Un Monde Juste qui bénéficie à tous et à chacun.

Il est préférable que votre tweet se compose d’une image expressive et d’un texte clair. Ajouter le hash tag #lecongolais.net ou @LecongolaisNet

Nous archiverons votre tweet sur notre site web et nous le disséminerons largement à travers facebook et les groupes de facebook pour une plus grande visibilité de votre tweet. De cette manière votre message atteint le plus grand nombre de personnes possible et vous contribuez à la sensibilisation de l’opinion nationale et internationale.

Nous sommes toujours très heureux de lire votre tweet et de le relayer à travers nos réseaux. Merci d’avance. N’oubliez pas de suivre sur Twitter en cliquant sur le lien suivant: www.twitter.com/LecongolaisNet

Mazembo Mavungu Eddy

Docteur en Sciences Politiques de l’Université de Witwatersrand, Afrique du Sud

Fondateur de Lecongolais.net (News, Analysis, Research and Publishing) et de Diela Information Systems (Web Solutions)

Co-Fondateur et Ancien Directeur Exécutif du Forum des Organisations Congolaises en Afrique du Sud (FOCAS)

Co-Fondateur et Membre du comité exécutif de Congo Renaissance (ONG)

Auteur des plusieurs publications scientifiques:

Politique et Territoire en République Démocratique du Congo: Une Analyse du processus d’installation des nouvelles provinces , Congo-Afrique, 55ème Année, No 499, pp. 724-745.

Stay in power whatever it takes: fraud and repression in the 2011 elections in the D.R. Congo. Journal of African Elections, 2013, Vol. 12, No 3. Available online at:https://www.academia.edu/6107204/Stay_in_power_whatever_it_takes_fraud_and_repression_during_the_2011_elections_in_the_Democratic_Republic_of_Congo

Difficile autonomie, in Amboise Kom (dir), Fabien Eboussi Boulaga: la philosophie du Muntu, Karthala, Paris, 2009, 61- 77. Available online at: https://www.academia.edu/6107482/Difficile_Autonomie_une_lecture_de_la_Crise_du_Muntu_de_Fabien_Eboussi_Boulaga

Children, families and the conundrum about men: exploring the causes of father absence in South Africa and its implications for social and care policies’ (Co-author with Leila Patel), South African Review of Sociology, Vol 47, No 2, pp. 19-39.

Frontiers of power and prosperity: explaining provincial boundary disputes in post-apartheid South Africa. African Studies Review, Vol.59, No 2, pp. 183-208.

Provider Expectations and father involvement: learning from experiences of poor “absent fathers” in Gauteng, South Africa, African Sociological Review, 2013, Vol. 17, No 1, pp. 65 – 78. Available online at: https://www.academia.edu/6107229/Provider_expectations_and_father_involvement_learning_from_experiences_of_poor_absent_fathers_in_Gauteng_South_Africa

Ideological clashes behind provincial boundary disputes in post-apartheid South Africa, South African Journal of Geography, Vol. 94, No 1, pp. 60-74, 2012. Available online at: https://www.academia.edu/6107439/Ideological_clashes_behind_provincial_boundary_disputes_in_post_apartheid_South_Africa

The colonial legacy of international voluntary service, Community Development Journal, 2012, 48 (2), pp. 179-196.  (co-author). Available online at:https://www.academia.edu/6107493/Colonial_legacy_of_international_volunteering

Contacts: mazemb_eddy@yahoo.fr  @mazembo (twitter) @lecongolaisNet

«L’AETA propose un Dialogue technique»

jerome bonso

Revue de presse du mardi 29 mars 2016

La proposition de l’AETA d’organiser l’élection présidentielle et les législatives nationales dans le délai constitutionnel, les attentes congolaises dans la nouvelle résolution de l’Onu sur le mandat de la Monusco et le match Angola-RDC sont les principaux sujets exploités par la presse de Kinshasa parue mardi 29 mars.

La plateforme d’ONG de la Société Civile «Agir pour des élections transparentes et apaisées» (AETA) n’adhère pas à la thèse du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), selon laquelle les élections sont techniquement impossibles en 2016, rapporte La Prospérité. Dans une déclaration publiée lundi 28 mars, l’AETA démontre plutôt qu’il est possible de respecter le délai constitutionnel, pourvu que la Cour Constitutionnelle, que la Ceni s’apprête à saisir pour obtenir une extension du calendrier électoral, s’engage à respecter la Constitution et qu’elle dise le droit, en portant la responsabilité de tout ce qui en découlera, commente le tabloïd.

Au centre des critiques ces derniers jours, la Ceni doit, selon l’AETA,  renoncer à son projet de solliciter unilatéralement l’extension du calendrier électoral au risque de ruiner davantage sa crédibilité, renseigne le quotidien. L’AETA, qui formule cette recommandation, propose à la Ceni d’organiser des concertations entre les parties prenantes au processus électoral devant requérir le consensus sur des questions techniques liées aux élections, à savoir : la reconstruction du fichier électoral adapté à l’impérieuse nécessité de respecter le délai constitutionnel, conclut le tabloïd.

« Glissement : mise en garde de l’AETA à la Ceni », titre Le Phare. Le journal qui reprend les propos de Jérôme Bonso renseigne que pour l’AETA, la démarche de la Ceni de vouloir saisir la Cour Constitutionnelle risque de fragiliser le processus électoral avec le cautionnement de la violation de la Constitution et le dépassement (« le glissement ») du mandat présidentiel. Cela menacerait sérieusement la stabilité et la paix dans le  Pays, estime le quotidien.

Dans un autre registre, L’Avenir rappelle que la RDC et la Monusco attendent une  résolution du Conseil de sécurité, qui doit fixer les nouvelles missions de la Monusco en République démocratique du Congo.

Citant des sources onusiennes, le journal indique qu’il sera difficile pour l’ONU de répondre favorablement à la demande du Gouvernement congolais qui voudrait une réduction significative des troupes de la Monusco parce que, selon lui, le contexte a complètement changé et les FARDC sont entrain de prouver de quoi elles sont capables sur terrain, en neutralisant tous les groupes armés qui pullulent l’Est de la République.

L’Onu qui évoque notamment une situation caractérisée par « une impasse électorale » en RD Congo, indique que  le contexte ne se prête pas pour une réduction sensible des troupes de la Monusco, conclut L’Avenir.

Cette situation sécuritaire encore précaire dans certains coins de la RDC est évoquée par Forum des As.  Le journal reprend les propos du porte-parole des FARDC, le général de Brigade Léon-Richard Kasonga, qui affirme que les Hutu rwandais des FDLR ont tendu  une embuscade meurtrière à un convoi motorisé des forces loyalistes devant le camp des déplacés du groupement Kampata, à une trentaine de kilomètres de Masisi-centre. Le bilan de l’attaque est de quatre morts y compris un capitaine côté FARDC et six tués dans les rangs des combattants hutu rwandais.

L’Avenir qui évoque les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2017 met les Léopards devant leurs responsabilités et mentionne que les congolais ont leur destin en main, devant les Angolais. Car, rappelle le journal, la République Centrafricaine a repris la tête du classement du groupe avec 7 points pour avoir battu les Bareas de Madagascar lundi à Bangui par 2-1.
« Il faut battre les Palancas Negras chez-elles ou au minimum faire un match nul », pour que la RDC prenne l’option de la qualification à la CAN 2017, renseigne le tabloïd. Les premiers de chaque groupe et les deux meilleurs perdants seront qualifiés pour cette compétition.

Source: Radio Okapi

«RDC : le G7 dit non à une transition »

Leaders G7

Revue de presse du lundi 22 février 2016
Les journaux kinois titrent ce matin sur plusieurs sujets notamment la réaction du G7 à un éventuel report de l’élection présidentielle,  la tribune d’Adolphe Muzito sur le dialogue et le nouveau sacre du TP Mazembe.
Si les dirigeants du G7 ne souscrivent toujours pas au dialogue national politique tel que convoqué par le Président de la République, constate La Prospérité, ils sont, plutôt,  favorables à l’idée des négociations directes entre acteurs politiques en vue d’organiser les   élections dans les  délais  constitutionnels. Par contre, “si à la bonne date,  les élections n’ont pas lieu, la vacance au sommet de l’Etat sera constatée et un Président intérimaire sera chargé d’organiser les élections dans un délai ne dépassant pas 120 jours,  conformément aux dispositions des articles 75 et 76 de la Constitution’’, soutient le G7, dans un communiqué, repris par le quotidien.
Selon le journal, le G7 considère que l’organisation des scrutins à bonne date équivaut à les tenir dans les délais constitutionnels. Pour ce regroupement de 7 partis  politiques, au-delà du délai constitutionnel, il se créera la vacance du pouvoir au sommet de l’Etat, « dont seul le Président de la République portera la pleine responsabilité», rapporte La Prospérité.
Pour Le Phare, les membres du G7 sont  intransigeants quant à l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels. « Si le choix du futur président de la République n’est pas opéré par le souverain primaire dans les urnes à la date du 27 novembre 2016 et s’il n’y a pas passation de pouvoir entre le Chef de l’Etat sortant et son successeur le 20 décembre 2016, les dispositions constitutionnelles prévoient la désignation d’un Président de la République par intérim, à ne pas confondre avec l’ouverture d’une nouvelle période de transition», indique le communiqué du G7 repris par le  journal.
D’où, il appartient au pouvoir en place et à la Ceni d’éviter au pays une situation cocasse de fin mandat présidentiel sans élection présidentielle, conclut le quotidien.
L’Avenir voit en la sortie médiatique du G7 le début d’un malaise et d’un échec des stratégies adoptées. « Le Groupe des 7 partis politiques (G7) est aux abois et  entretient un flou artistique. Pendant qu’il accepte la facilitation d’Edem Kodjo, il demande en même temps des négociations directes entre acteurs politiques, donc en secret et au mépris du peuple congolais», commente  le quotidien.  Pour le journal, le communiqué du G7 reste évasif sur sa participation au dialogue.
Forum des As revient sur la dixième tribune d’Adolphe Muzito  consacrée, cette fois, au dialogue politique et titre : vivement le dialogue vertical.  Selon le journal, ce dialogue est une variante de reddition des comptes, une prise en compte des desiderata des gouvernés par les gouvernants.
Le dialogue vertical est ce mécanisme permanent par lequel les populations s’expriment, interpellent leurs dirigeants, débattent avec eux via notamment des corps intermédiaires comme les partis politiques, les syndicats, la presse, les églises, rapporte le quotidien.
Adolphe Muzito montre à quel point la RDC est en retard de ce dialogue-là, essentiel, pourtant, pour la cohésion nationale, conclut le journal.
Le Phare qui reprend l’intégralité de la tribune, rappelle que la RDC est à son énième dialogue politique et la tribune proposée par l’ancien premier ministre apparait comme une solution pour mettre fin au  cycle infernal des crises et des « dialogues » politiques, qui retardent le développement du pays.
La Prospérité rend pour sa part compte du trophée remporté par Mazembe samedi 20 février à Lubumbashi.  Le Club congolais a été sacré Super Champion d’Afrique,  en battant l’Etoile Sportive du Sahel de la Tunisie, dans son temple, à Lubumbashi (2-1), indique le journal qui rappelle que c’est le troisième titre de Mazembe après celui de 2009 et 2010. Pour le quotidien, le chanceux dans ce nouveau trophée, c’est le nouvel entraîneur de Mazembe, Hubert Velud, qui a pris l’équipe il y a peu, en remplacement de Patrice Carteron.
Forum des As replace le capitaine de Mazembe au centre de ses préoccupations. «  A l’issue de la rencontre, les officiels de la CAF ont remis le trophée de la super coupe d’Afrique à Joel Kimwaki, le capitaine du TP Mazembe et de l’équipe nationale les Léopards, celui-là même qui avait reçu le 7 Février dernier des mains du Président Rwandais Paul Kagame le trophée du CHAN ».

Source: Radio Okapi